‹ Musée de Versailles, ou, Tableux de l'histoire de FranceChapitre 67 sur 112 · BATAILLE DE FLEURUS · texte numérisé non relu

BATAILLE DE FLEURUS

es deux armées du prince de Cobourg et du prince d’Orange, réunies au nombre d’environ quatre-vingt mille hommes, dès le lendemain de la prise de Charleroi, présentèrent la bataille à l’armée française. Jourdan attendit l’ennemi dans des positions qu’il avait prises sous les murs de la ville, et ses lignes, ordonnées pour l’attaque d’une place, présentaient extérieurement un front demi-circulaire.

Le prince de Cobourg forma ses troupes en cinq corps, divisés en neuf colonnes, qui furent disposées sur un demi-cercle intérieur, de manière à embrasser toute l’étendue de la ligne de l’armée française; toutes devaient attaquer en même temps. Le premier corps, à droite, sous les ordres du prince d’Orange et du général Latour, formait trois colonnes. Le second corps était commandé par le général Quasdanowich. Le troisième corps, placé au centre, dirigé par le prince de Kaunitz, devait lier ses opérations avec le quatrième corps, sous les ordres de l’archiduc Charles, et marcher sur Fleurus. Enfin le corps de gauche, sous Beaulieu, divisé en trois colonnes, devait agir sur Charleroi. L’action s’engagea le 26 à la pointe du jour. Conformément aux ordres du prince de Cobourg, les lignes françaises furent attaquées sur tous les points. Le général Kléber dut résister au prince d’Orange et au général Latour; les chefs de brigade Duhesme et Bernadotte servaient sous ses ordres. Le général Morlot fut chargé de tenir tête au général Quasdanowich. Le général Marceau, qui était opposé à l’extrême gauche de l’armée ennemie , fut d’abord contraint de se retirer devant le corps du général Beaulieu. Il se retrancha dans la position de Lambusart, où il fut secouru par le général Lefebvre; mais attaqué par des forces supérieures, il dut quitter sa position. C’est alors que le général Jourdan envoya la division Hatry au secours du général Lefebvre. La position de Lambusart était perdue, il fallait la reprendre.

Trois fois les troupes revinrent à la charge. « La dernière attaque fut la plus » meurtrière; l’artillerie tirait si vivement de part et d’autre qu’on ne distin-

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