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BATAILLE DE FLEURUS

» guait plus les coups. Les obus enflammèrent les blés et les baraques du » camp. Le général Lefebvre mit à profit cette circonstance pour dérober un » mouvement à Beaulieu, Il prescrivit à la seconde ligne de se former à sa » droite en colonne d’attaque et de marcher sur Lambusart. Pareil ordre fut » donné aux corps qui formèrent le crochet dont on a fait mention. Ces derniers » abordèrent le village par sa droite, tandis que les autres l’attaquaient de » front. Un tel effort devait avoir des résultats d’autant plus certains que le » surplus de la division Hatry s’avançait de Ransart pour prendre part à ce » combat. Cependant les Impériaux, quoique surpris par cette double attaque, » firent une honorable résistance, et n’abandonnèrent le poste qu’ après l’avoir «jonché de cadavres. » ( Histoire des guerres de la Révolution par Jomini,

Au centre, Championnet opposa la plus vive résistance aux attaques réitérées du prince de Kaunitz.

« Déjà la grande route était désarmée, et la division en pleine retraite sous la » protection de la brigade Legrand, qui tenait encore le cimetière, lorsque le » général en chef arrêta ce mouvement rétrograde qui pouvait avoir des con- » séquences si funestes. Les tirailleurs autrichiens s’étaient déjà emparés des » haies et des jardins qui environnent Heppignies. Leur corps de bataille, » s’avançant sur deux lignes avec plus d’aplomb que de vigueur, les en laissa » chasser. Bientôt même le feu de la grande redoute et de l'artillerie légère » porta la mort et le désordre dans ses rangs. Jourdan ordonna alors une » charge de cavalerie; la première ligne autrichienne ne peut résister, elle est » enfoncée; l’infanterie n’a que le temps de se former en carrés, et plus de » cinquante pièces de canon restent abandonnées. Mais cette colonne, résultat » du hasard, se trouvant un peu en désordre et n’étant point appuyée par une » réserve, le prince de Lambesc l’assaillit à son tour avec les carabiniers et » les cuirassiers impériaux, et parvient à reprendre son artillerie. Cette charge, » qui eut lieu vers sept heures, fut le dernier effort des coalisés. » ( Histoire des guerres de la Révolution > par Jomini, t. Y, p. \ 45 et suiv.)

En effet , ils arrivèrent au moment que Charleroi était aux mains de l’armée française, et cette nouvelle décida le prince de Cobourg à donner l’ordre de la retraite. L’ennemi ne perdit pas moins de dix mille hommes; on lui fit trois mille prisonniers. La seconde conquête de la Belgique fut le résultat de la bataille de Fleurus.

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