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BATAILLE DE WATERLOO

sant face à la ferme de la Haye -Sainte, avec soixante -deux pièces soutenues par deux divisions du 1 er corps; à droite, Drouet avec ses deux autres divisions et sa cavalerie, s’étendant jusqu’à la hauteur de la ferme de la Haye.

2° En seconde ligne, à gauche, les cuirassiers de Kellermann entre les deux chaussées; au centre le 6e corps, savoir : l’infanterie en colonne serrée par divisions, à gauche; la cavalerie en colonne serrée par escadrons, à droite de la chaussée de Charleroi; à droite, derrière Drouet, les cuirassiers de Milhaud.

3° En réserve au centre, à cheval sur la chaussée, les vingt-quatre bataillons d’infanterie de la vieille, moyenne et jeune garde, ayant à droite la cavalerie légère et à gauche la grosse cavalerie de la garde.

Les préliminaires de la bataille promettaient la victoire. Déjà l’alarme s’était répandue jusqu’à Bruxelles, et Wellington au désespoir invoquait la nuit ou

les Prussiens Les Prussiens ne se firent point attendre. Ils avaient échappé

à la surveillance passive de Grouchy. Blucher les commandait. Ils étaient frais pour entrer en lice, et trente-deux pièces de canon marchaient avec eux.

Alors la scène changea. Tout le Ier corps fit un mouvement rétrograde; huit bataillons de la garde commandés par Cambronne, les seuls qui fussent intacts, se formèrent en réserve. Bientôt, accablés par le nombre, ils refusèrent de se rendre et tombèrent en disant : La garde meurt et ne se rend pas. Mot héroïque que l’histoire a conservé.

« L’Empereur se porta à la gauche de Planchenoit, sur une deuxième position « où était en réserve un régiment de la garde avec deux batteries. Il y fit de « vains efforts pour arrêter les fuyards. La nuit, la confusion rendaient tout rallie- « ment impossible. Il fit tirer quelques coups de canon sur la cavalerie anglaise « qui s’approchait rapidement; ce furent les derniers. Entouré d’ennemis, il fit « former en carré le régiment de la garde, et commanda le feu. Il allait entrer « dans le carré pour mourir avec ses grenadiers. Ah! sire! lui dit le maréchal « Soûl t, les ennemis sont déjà assez heureux. En même temps il détourna le cheval cc de l’Empereur. Napoléon prit la route de Charleroi après avoir envoyé l’ordre <c à Grouchy de se retirer sur Laon. »

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