APBKCU HIaTOJlIQiy
construction des remparts que nous voyons ^ et que la majeure partie de ces richesses antiques est ensevelie dans les terres qui forment la redoute^ comme nous l'avons dit plus haut.
Cest ainsi que les malheurs inévitables de la guerre et des invasions, ont successivement fait disparaître de la terre les monumens des arts et de la gloire des nations et des souverains.
A tous ces beaux mouumens qui ont disparu par la force du glaive , ont succédé les monu* mens du culte chrétien, savoir: cinq. vastes abbayes et dix-neuf églises. La révolution moderne en a détruit une partie, qui, sans doute^ ne pouvait dédommager que très-faibJement les habitans de Metz , des monumens antiques qu'ilsxont perdus. Parmi les abbayes dont nous venons de parler , celle de Saint-Arnould raé'rite d'être remarquée. On lit dans l'histoire du pays messin^ que Tabbaye de Saint-Arnould , recelait les tombeaux de Louis-le- Débonnaire, de la rciuc Hîldegarde, épouse de Charlemagne, ceux de plusieurs de ses enfans, dont on a trouvées épitaphes dans l'histoire des Evêques.
£n.i259^ cette église fut restaurée; on y découvrit alors vingt-six autres tombeaux de princes, parmi lesquels on a cru reconnaître ceux de Pépin , d'fléristal> de Zuentibole^
DES ARTS DU OESSIHT. Si
roi de Lorraine, ceuxdes deuxOlhons, elc. Le 1 1 septembre i552, la translation s'en fit solennellement dans l'église des Frères-j^rêcheurs, qui, depuis ce temps ^ appartient à Tabbaye de Saînt-Arnould. Cette église, maintenant, sert de manège aux élèves du génie, et lors de cette concession , les monumens dont nous venons de parler n'ont point été respectés.
Colonne de CasseL (Planche 21g.)
Ce monument représente une colonne tronquée, assez semblable à la célèbre colonne de Gussy , que Ton voit dans le département de la C6te'd*0r, à cinq lieues d*Âutun , considérée par Saumaise comine un trophée de la victoire remportée par César sur les Helvétiens et les Boiens ; et par M. Prenelle , docteur en méd!ecine , comme ayant été élevée en Thonneur ie la victoire remportée par les troupes de Uaximien •ur les Bagaudes (1).
Celle-ci , comme la première , est montée sur un double piédestal, dont lea faces sont ornées d'ins- ' criptions et de figures. Selon les apparences, elle est un ho^nmage public rendu à plusieurs divinités gauloises , dont la principale serait Jupiter. Elle a été découverte le 27 mars i7g3, dans les environs de
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(1) Magaz, encyclop. » années iSôS» tom. IV, pag. 3a4' Le dessin de ce monament curieux m'a été communiqué par M. Sochoc, officier du génie à l'état-major de l'armée j il était présent lorsqu'on en fit h dc'couTcrte, et le dessina luimême sur les lieaz;^
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Càsscl 9 département du Nord , en creusant pour éta«* ])iir de nouvelles fortificatk^ns. Les aspèces d'écaiUes ds poisson qui couvrent cette colonne y précaution prise pour faciliter Técoulement des eaux , les dieux Jupiter, Hercule, Mercure, qui y sont sculptés, et les inscriptions en lettres doubles , comme on en voit sur les autels gaulois de l'église Notre-Dame de Paris, suffisent pour en fixer Térection à la même époque.
Statues de J^ercingentorix et de la F'énus de Qumipilf. (Planche 220.)
La statue du général gaulois, que nous avons fait graver, fut découverte vers 1774» dans lescampagneâ de Riom , en Auvergne ; elle est en pierre fort tendre et d'un travail assez semblable à celui des autels de Notre-Dame. Celte figure , vêtue d'une longue tunique , chargée d'un large sabre qui est suspendu à sa ceinture , ayant la tète couverte d'un bonnet ékvé , assez semblable au bonnet des Daces, et dont le poil est retenu par un ruban qui tourne autour , passe pour être l'image de Yercihgentorix , qui défendit long- ^ temps l'Auvergne des prétentions de César; mais rie» n'autorise Topinion que l'on a de celte statue curieiise et même intéressante par son vêtement, qui conserve encore les traces des couleurs et des dorures dont on l'avait ornée.
L'autre statue , en granit , ressemblant à une Isis^ mois que l'on croit être une Vénus , a été décrite , par le général Thévenard , sous le titre de Vernis aX" tnariquaine. La gravure que l'on voit ici, a été faîte iFaprès un dessin que M. Gilbert fils, ingénieurconstructeur de la marine > a envoyé à l'académie
DES ARTS DU DESSlIf. 2$
ûts antiquaires de France ^ arec cette note. «^ On sait, |làr tradition y dans le pays (Qniiiiplly) (i}^ qu*^ î avait à Casteinoêc un temple consacré à Vénus vic^ torietcse; après la conquête des Gaules ^ par Jules- César, la Venus de Quinipilj fut tîfée de là, avec une grande cuve en granit, et on voit encore les troîë lettres UT , qui sont gravées sUr le front de la déesse. S'il était permis d'avoir une opinion sur une statue que Ton n'a pas examinée soi-même , on dirait que les caractères qu'on lit sur le front de cette statue, que l'on peut prendre pour une Isis, et l'espèce d'étole qu'elle porte sur -ses épaules, ce qui caractérise une fonction religieuse , autorisent à croire que la statue dont il s^agtt n'est point la représentation de YénUs , mais celle de DiariC'-Lucine ,* que l'on confondait avec Isis. Elle serait donc représentée i6i <iomme déesse protectrice des accouchemens , et le mot HT , qui est gravé sur son front , et qu'on croit être lu ainsi pour IT£ , est la représentation de la réponse consolante que la déesse faisait aux femmes qui venaient lui rendre hommage et la prier de leur être favorable dans la délivrance ds leur fruit ; ITE ^ disait-elle , atiez en paix.
En 1696 , le comte de Lannion , gouverneur des Villes de Vannes et d'Auray , en fit Ivcquisilion , la fit placer dans la cour de son château, sur un piédestal en forme de fontaine , dont l*eau coulait dans la cuve, qui, suivant la tradition du pays, n'a jamais été séparée de la statue. Ce nouveau propriétaire fit
graver des inscriptions, qui annoncent que son érec-
(i) Le château de Quinipily est situe près la petite tUIc d^ JBaucl f depaitement du Morbihan.
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tîou fut le réiultat d'an vœu de Juies^Cétaf. ^EOet sont rapportées en entier dans un ouvrage de M< b chevalier de Penboêt , intitulé : Antiquitéa du Mor^ hUian. ■ >
, Enfin 9 cette staKie^ que Ton appelle communément ia Vénus victorieuse de Quinipiiy, et le peuple breton Groa-- Hoarne , qui veut dire vieHict ressemble à une figure égyptienne : aussi quelques au* leurs 9 qui ont écrit sur les antiquités de là Bretagne 9 ontjcru reconnaître Isis dans cette statue y et ils ont pensé; par suite de cette conjecture, qu'ils pouvaient donner à la cuve , qui est au bas du piédestal , le titre de tomAtau d'Osiris. C'est une opinion que nous nfi pouvons admettre. Quoi qu'il en soit, elle est révérée dans le pays , on lui attribue toutes sortes de vertus; on dit même qu'elle fait des miracles, et que , pour guérir d'une maladie quelconque , il suffit de se plonger dans l'eau que contient la baignoire.
Hercule gaulois. (Planche 221 .)]
Cette figure, en granit rouge, grossièrement tra* vaillée , est très-remarquable par son volume et par sa matière. On y reconnaît tous les caractères de V Hercule gaulois. Ce dieu est en repos, posé debout, ayant les jambes écartées; il est conformé de manière à représenter la plus grande force. D'une main il tient sa massue , et de Tautre un tableau carré , sur lequel sont gravés des caractères romains que le temps a usés. {Voyez l'explication que nous avons
donnée de cette statue, tome Y, page 214 et 21 5.) (i}.
(1) Noas en ayons donnd la giavurc, mais nous avons crn devoir la repeter dans un format plus grand.
<l/terca2e/ aaulot^.
Vue ea^féneuff fAt JW/at.r i/t\r J'hermftr .
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La statue de Quinipilj et celle-ci^ suffiraient pour faire connaître combien, chez les Gaulois, l'art de sculpter lia pierre , le granit ou toute autre matière, a dû être imparfait. Ce peuple belliqueux, par goût et par besoin , a dû néces^ sairement préférer la guerre aux baux-arts. On ne doit donc pas s'étonner si les deux monumensdont ii s'agit présentent de grandes imperfections. Les arts , dans leur naissance , montrent peu de correction , L'artiste tâtonne, il ne sait encore que chercher des formes. La dureté de la matière a été un obstacle de plus à vaincre pour le sculpteur.
Les Thermes. (Planche 222.)
La ville de paris renferme des monumens antiques qui attestent la présence des Romains dans ses murs; et l'on sait que Tenipereur Julien a habité, pendant quelques temps, un palliis où les rois de la première et de la seconde races ont également demeuré. Ce qui reste de ce monument antique, connu sous le nom de Palais des Thermes, était enclavé dans. une maison rue de la Harpe, près celle des Mathurins. Ce n'était point un palaismais les bains d'un palais considérable. Le roi a ordonné la restauration de cet édifice. Et déjà , inexécution de «s{t volonté, les maisons qui
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que fan ^oB. Selon toute apparence, le palais j iùnî Il ne reste plus aujourd'hui que les bains , s'étendait i^ir la presque totalité du quartier, c'est-à-dire f qu'il aurait couvert une partie des rues de la Harpe , des rues environnantes, et la totalité de la montagne Mainte-Geneviève. £n effet , le séjour que Julien fit à Paris , et qu'y firent après lui Yalentinien et Gratien, a donné lieu de croire que cette ville avait tout ce qui ctinvenait à la cour comme à la dignité d*un empe* reur; un palais, des thermes ou bains y un Champ* de-^Slars pour les exercices des soldats , avec des arènes , un cirque et un amphîthifdtre. D'après un titre , daté de 1384 9 il paraît que Tamphilhéâtre aurait été situé à peu près où se trouvé la Doctrine chrétienne, rue des Fossés-Saint-Victor, où Ton voit encore d'anciens murs , et , suivant les anciens plans de Paris , lesi clos MoufTetard et de Sainte-Geneviève*. Avant que le quartier ne fût bâti , il j avait là un clos de vigne, que l'on appelait alors le dos des arhiies» Quant au cirque , on n^en fixe point la place ; il est certain qu'il y en avait un à Paris , car Grégoire de Tours rapporte que Cliilpéric, petit -fils de Clovis^ donna aux habitans de Paris le spectacle des jeux du cirque. (Sauvai , hist> iiv. 5, ch. 18, ctc^)
Ce fut à Paris que Julien , qui n'était encore que César, reçut le nom d'Auguste, c'est-à-dire qu'il fut proclamé empereur, l'an Sgo, par les capitaines et les soldats de son armée ; titre qu'il accepta malgré lui, dit Ammien Marcellin , mais qu'il retint en** suite malgré l'empereur. (Amm. Marcell. lib. 19.) ^ Grégoire de Tours no^s dit que Clovis fit construire réglise saint Pierre et saint Paul (appelée depuis
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9âintt Geneviève) , q^s de son palais , cjui occupait les hauteurs du moat LoeUtitifts» C'est là que cm prince 0b montra aux regards des grands de son empire , avec les ornemens de patrice , de consul et ^Augitste, quHl avait reçus d*Anastase , empereur d'Orient (1). Nous pensons donc que le bâtiment des Thermes est une dépendance du palais de Glovis; d'ailleurs , le même Grégoire de Toursi nous apprend que l'immense palais des rois était entouré d'un parc dans lequel ii y avait un canal qui descendait jusqu'à la rivière de Seine ^ et dont les eaux venaient du vil* lage d'Arcueil.
En i544> comme on faisait des fouiUes près la porte Saint-Jacques , à l'effet d'élablir une espèce de redoute, pour s'opposer aux projets de Charles-Quint ^ qui descendait avec une armée le long de la Marne > on découvrit des canaux en ciment» que l'on pré- •uxna avoir servi de conduite aux eaux d'Arcueil, pour Je ^rvice du palais et des bains. Il y a quelques années , en faisant des réparations dans une maison de la rue du Plâtre Sain t- Jacques , on trouva, dans la direction des Thermes, les restes d'un petit aequeduo 4oni l'extrémité se dirigeait dans le sens de la rivière* Ces découvertes , faites à plusieurs époques , se rapportent avec les plans qu'on a levés et les fouilles que nous avons fait faire pout mettre à nu toutes les anciennes constructions. On *a découvert des conduites d'eau, dirigées dans le même sens, voûtées,
(i) Voyez lom. 1*', çag. i83.,
Oa yoyait eucore les re&tes de ce» anciens palais sou» le rcgae de Charles V j oe qu*ïl en restait fat abattu pour agrandir l'abhayc de Saînte-GeneTièTe.
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Suites en pierres, en briques et fn tuiles, bien cinieiifées, ayant de chaque cèté des parapets pour faeiilter le service du nettoyage. On voit aussi, dans lee voûtes j des gouttières ou poteries qui correspondent aux baignoires de la salle ; ces gouttières amènent le superflu des eaux dans les conduites. Au surplus , lec voûtes et les constructions de la cour d^enlrée, mises aussi à découvert , prouvent suffisamment qu*il y avait dans cet endroit des bains considérables; ainsi, nous disons qu*il y avait une grande salle k Fusage des chefs de Fétat , et des pièces particulières pour les gens du second ordre , pour les serviteurs, et peutêtre pour les habitans de la ville de Paris.
On voit encore, à Arcueil, les ruines d^ua anciea acqueduc , dont la construction romaine parait être du temps de celle des Thermes. Nous observerons , à cet égard , que la manière de bâtir des Francs, sous les rois de la première race , était absolument la même que celle des Romains du Bas-Empire.
Dans une charte du treizième siècle, on appelle paîatiufnThermarutn, Tan tique bâtiment de la rue de la Harpe ; c*est donc le nom de palais des Thermes qu'il conviendrait de lui conserver, et non pas celiM de 6ain$ de Julien, qui lui a été donné pas quelques écrivains qui ont prétendu qu'il avait été bâti par cet empereur pendant son séjour à Paris. Ammien Marcellin, quia écrit la vie de Julien, n'en dit pas un mot, et, certes , si la chose eût été ainsi , il n'aurait pas manqué d'en faire mentioïi. Il est plus naturel de croire que Julien , à son arrivée à Paris, a pris son domicile dans un palais déjà existant , que de supposer qu'il en a fait construire un exprès pour se
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loger. Puis , il faudrait dire où il a demeuré pendant la construction de rédificc , et combien de temps elle a duré, puisqu'on fixe à cinq années , seulement, Je çéjour de Tempereur dans les Gaules ? Ce qu'il y a da certain, c'est qu'il n'est pas resté assez de temps à Paris pour faire construire un palais vasle , pour se loger avec toute sa cour, et pour avoir des bains de la nature de ceux dont il est question ici.
De ce grand el antique palais, il ne reste plus, comme on le voit par la gravure , qu'une salle im-* mease, dont la voûte est fort exhaussée ; elle donne une idée de la grandeur du bâtiment, puisqu'elle n^en est qu'une très-petite partie, qui, selon toutes le» apparences , était consacrée à l'usage des bains. Plu-r flieurs arceaux , en forme de voûtes , étonnent par I9 liauteur, par la hardiesse et la solidité de la coni<r tructîon ; le talent de rarchîtecte à part, ils ne sont pas sans intérêt, sj on les considère seulement sous le rapport de la maçonnerie; c'est l'ouvrage des hommes 4e l'art , que les Romains avaient amenés avec eui; dans les Gaules; avant leur séjour daos nos contrées, les habitations des Gaulois n'étaient que des cabanea rustiques , faîtes de pièces de bois et de planches , couvertes de pailles ou de feuillages ;' telles étaient alors les- maisons de Paris.
Ces ares , construits en petites pierres, sont consolidés par des décharges en briques^et en tuiles , qui se répètent de distance en distance» En entrant, à droite, il y a trois grandes niches, très-profondes, qui paraissent avoir contenu des baignoires, conune rindyLqttent les coiiduites qui y aboutisifleot. Bn tétedu pjCQUer pilier, qui reçoit la retoqib^ do gauche do
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la principale voûte, oo voit uoe proue de vdisseatu/ lissez saillante , et sculptée en relief. Ce vaisseau a des rapports frappans avec les mots nautœ Pariêiaci, gravés sur Tautel dédié à Jupiter, par les Parisiens ^ sous le règne de Tempereur Tibère, que nous avons fait graver, et décrit. tome I**, page i la et suivantes. Cetto découverte importante prouve que le palais et les thermes qui en faisaient partie , ont été bâtis par les ordres et sous les anspices du corps des eam^ merçatis par eau de la ville de Paris, dont tes armes sont encore un vaisseau, ainsi que nous i,' avons déjà observé. Les murs paraissent avoir été recouverts d'un stuc blanc , et leur solidité est telle que , depuis plusieurs siècles , il existait au dessus de la voûte un Jardin planté d^arbres fruitiers et de vignes, sans avoir jamais causé le moindre donunag*.
Tombeau en marbre. (Planche 2 a 3.)
En i8o6, on a découvert à Paris, rue Yiviennc, dans la maison de M. le chevalier de Saint-Morys, un petit autel votif en marbre^ de dix-huit pouces de haut.
Ce petit monument, d'un exceUentgoût de dessfn, comme on le voit par la gravure , porte tous les caractères de la sculpture grecque, dans ce qui concerne l'ornement ; c'est-à-dire que les tètes de béliers , les fruits et les animaux qui en sont les principaux sujets, placés aveo adresse sur des parties lisses, ont été finement taillés, puis retouchés avec vigueur, afin d'obtenir des ombres plus fortes , pour faire mieux ressortir les parties destinées à recevoir la lumière. L'inscription dont il est orné indique que le monu*
Pa^.Sa
nient avait été érigea tm certain Junius Epigonws, qsA li'eat pasconnu dans ridflitoîre ( i ). Gaylu9 parle d'ai» petit monumenl antiijpie > da genre de celid-ci» également découvert dan» la rue Yivienne, en 17S1. Nous ajouterons à cette découverte , celle de deux poids romains , en verre 9 que Ton a trouvés dans les fouilles qui ont été faiTes pour les fondations de' la mmelle Bontse y rae des Filfes-Saint-TboMas , en fiucede la rue Yivwnne. On voit aussi, dans le cabinet dîos anti<|aes de la b3»ltothèqae du Koi, une belle télé de femme , en bronze 5 ayant une tour sur la tète > que Ton a trouvée près Téglise saint Eustache , en i(»75. Nous pensons qu^elle est une image aUégoriquo de la ville de Paris , et l'on sait que les anciens étaient dans Tusage de figurer leurs Villes par une belle femme, coiffée d'une tour. S'il en est ainsi, nous en fixerons l'exécution au temp» du séjour de l'empereur Julien à Paris, et nous ajouterons qu'elle est l'ouvrage d'un artiste grec
De toutes ces découvertes, nous concluons donc qu'il y avait anciennement sur ce terrain, qui, suivant le plan de Paris indiqué par César , était boisé , des temples , des chapelles à Fusage du cvlte , ou bien des maisons plus considérables que les autres ,
(i) Ce monument a éié tetiré d^un ancien mnr enclave dans les fondations de madame de Saint^Morys , où il avait éié employé comme moellon. Je le vis an moment même de sa découverte et le fis dessiner. Depuis la mort tragique de mon ami M. de Saint- Horys y il est passe' dans le commerce.
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qui servaient d'habitations â ceux qui cornmandaient pour les Romains ; car Paris était un poste d'autant plus important pour la AÛreté des Gaulois^ comme le dit Cajius, que fia situation^ sur une rivière navigable, grossie par les eaux de plusieurs autres rivières égale-* ment commerçantes, a toujours fait un point à.e réunion pour différentes provinces, et le clio^dt de cette ville en a toujours rendu l'habitation très-agréable*
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