DES ARTS DU DESSIN. IO
en a 9 comme on le fait quelquefois à i^huile y en commençant cependant par les premiers plans et les teintes les plus fortes 9 pour arriver successivement aux plus faibles, et toujours en dégradant. Ensuite on chauffe doucement cette peinture qui 9 natureBe« ment, à Taide du fondant avec lequel elle est mêlée» a; une tendance à s'incorporer sur la superficie te verre que le feu amollit d'autant phis fàeS^nent » qu'il est dépoli. Nous avons encore reconnu que cette peinture est la même que celle que Ton emploie pour la porcelaine; elle en a toute la teiate.
Nous avons dans les mains \m tableau sur verre , signé Seguin, et daté de 1786, représentant un er^ mite Élisant une lecture dans sa retraite , dont Teffet est imité de Rembrant , qui nous parait avoir été traité par les mêmes moyens; il est sur un seul morceau de verre , ainsi que les essais de M. Brongnùirt que nous avons vus à Sèvres ; mais qu'importent les moyens employés par M. Dihl , puisque les résultats sont des chefs-d'œuvre.
Honneur soit rendu aussi aux talens de MM. Demarne et Legay f qui ont biea voulu allier leurs talons aux moyens de M. Dihl. Les paysages de M. Demarne, au nombre do neuf, sont d'une composition agréable , d'une touche savante et d'un effet délicieux. La vue de Salnt-Gloud , prise de l'extrémnlé du pont , est d'un efibt tellement doux et si harasov nieux, que l'on oublie l*art au point, que Ton se suppose placé dans une chambre noire à travers laquelle on voit la nature. Le tableau suivant contraste parfaitement avec celui-ci, il représente un lac glacé, à travers un paysage couvert de neige et de frimats : on
IIO APERÇU HISTORIQUE
y voit des patineurs élégamment dessinés 9 s'exercer sur la glace , et des fenunes a^ec leurs enfans qui le traversent. Nous admirons^ 8ur*tout dans ce tableau, la pureté et Téclat du blanc que Ton a employé pour rendre la neige. Le clair de lune placé à la suite est moins parfait; le ciel est bien; mais, généralement dans ce tableau , la touche est lourde , principalement dans les eaux ; ce qui m'autorise à croire que les couleurs ont un peu fusé au feu , par conséquent elles ont élargi le trait et la touche. La lumière du feu placé dans un coin du tableau , et autour duquel plusieurs personnages sont assemblés y est parfaite.
Le tableau précédent , agréablement peint par M. Legay , nous a paru être un portrait de famille^ On voit une jeune femme , de grandeur naturelle, appuyée sur une espèce de balcon , badinant avec ses enfans. Il y a ici une grande difficulté vaincue , en ce que des figures de haute stature , offrant moins de touches et moins de détails qu'un paysage , -il a fallu beaucoup plus de soin et de précision p^ur passer, sans dureté et sans effort, du clair à la demi-^ teinte , et de la demi - teinte à Fombre pour faire tourner les chairs et arriver à Filiusion deJa nature; c'est ce que M. Legay a parfaitement rendu ; ses draperies sont belles et bien jetées ; la manche de ve-« lours est parfaite , ainsi que le schall pourpre qui se groupe avec le bras du personnage principal.
Taéteaux sur verre* (Planches 294 et 295. )
Désirant posséder quelqu.es tableaux sur glace et sur verre ordinaire , j^en ai fait peindre plusieurs par MM. Dcvclly , Moitelec et GslIIcC, <jui ont paifaiicmcnt rcrsr!. •Ccuxvcfoiil
DES ARTS DU DESSIIf. 111
je donne la gravure sont faits sar verre ordinaire , et dans tonte la dimension du verre 3 ce n^cst pas sans e'pronvcr de grandes difficnUcs que ces artistes sont parvenus k les. retirer intacts du four. Le premier, qui a été copie' d'après David, exposé au salon , représente le général Bonaparte monté sur un cheval blanc, passant les Alpes; le second représente le même personnage donnant des ordres h son mameluck. Nous avons encore dans notre cabinet , des mêmes auieûrs , un efiPct de neige et un chasseur h cheval, dont la beauté de Texécutioa ne laisse rien à désirer. JVLM. Mortelec et Gallet ont composé et peint des fleurs , des fruits et des arabesques propres à encadrer des croisées, qui ne le cèdent pas aux sujets que l'on Toic
La galerie de M* Dihl mérite 9 à juste titre , les éloges des artistes et des hommes de goût. Pour s*ea convaincre, il suffit de voir les peintures qu'il a fait connaître au public ; et nous avouerons avec franV chise que nous n'avons rien vu d'aussi agréable depuis que l'on s'occupe de la peinture sur verre* {Foyez tome V, page 237, ce qne nous avons dit de l'annonce par les gazettes^ sur les nouveaux essais de tableaux sur verre faits en Allemagne. )
113 APERÇU HISTORIQUB
OBSERVATIONS SOPPLÉMENTAIRES.
AltICIS fEftHlBB.
BctaHan de ce qui s'est poêsé dans Vè^ist cfo Saint'Deniê , iors de ta réintégratiùn des osse^ mens des rois , des reines et des princes , dans ia famée rayais (i).
Comme je Fai fkit remarquer , Të^ise souterraine de Saint- Denk 9 que {'ai fait graver , planche a37 , depuis Henri lY a servi de sépulture à la famille royale des Bourbons; dévastée pendant la révolution» elle a été restaurée avec soin {2), et c'est là que Ton a
(1) Voyez tom. II, pag. ic , le procès-verbal des exhumations faites en 1^93 , dans Péglise Saint- Denis.
(a) En 1806 f Ué ouvriers employés à la restauration de ce caveau ont découvert , vers le milieu , d^anciennes constructions parmi lesquelles se sont livu ^ é s phisieurs bas- reliefs grecs du Bas-Empire et en marbre, dont un seul, représentant un combat , a été conservé : on l'a placé dans les galeries souterraines. Cette découvqjTte nons autorise & dire quMl y avait \h un temple payen sur lequel Dagobert a fait b&tir son église, suivant Tusage des premiers chrétiens.
Un peu plus bas, dans le m^mc caveau, on a découvert trois cercueils de pierre , dont un contenait un squelette complet qni portait sur sa poitrine une esptce de plaque en bois a^.ec des
Aépoflé lli lmt60 fpfbptuoK Aii 9^ Lofib. itï, dd la reine Marie- Antoinette , sa lemmir; ceux de me»^ dames Marie-Adélaîde de France > quatrième fille du roi Louis XY et de Harie-Lesezinska de Pologne» moHe à Trksté , le y février 1800 , âgée de soixantesept atiS) onse niois y six {ours ; de sa sœur Victoire- IiOuise-^farie-Thérèse de France ^ cinquième fille du roi Louis XV , morte à Trieste , le 7 juin 1799 , âgée de soixante*8ix ans 9 vingt-six jours ; de Louise-Isa-»belle de Berry , dite MadetnaiseUe , premier enfant de Son Altesse le prince Gbarles-Ferdinand d'Artois duc de Berry*
Enfin 9 ceux de Son Altesse le prince Charles-Fer^ dinand d'Artois 9 duc de Berry , fils de France » nô à Versailles 5 le a4 janvier 177S9 de Très-Haut, Très> Puissant et Très-Excellent prince Charles-Philippe de France 9 comte d'Artois Mos8iE¥i9 frère du Roi 9 ef de Marie-Thérèse de Savoie, princesse de Sardaigne.
Une main sacrilège a fait descendre le meilleur des princes dans la tombe de son auguste famille , avant le terme prescrit par Tordre de la nature* Comment a péri cet homme p;uUsant gui sauvait te peuple de. Juda ? PUurona {'oint du Seigneur qui nous a été enlevé ; pieurons te meitteur des princes que
ornemens dorés qne nous supposons ^tre l'image do nimbe om^ d*une croix , ce qui signifie JéêUS' Christ y symbole dont on dëicoraît IVglise le jour qa*on en faisait la consécration. Ainsi , ce squelette pourrait bien être celui de Fulrad , quatorzième abbé ^f Saint-Denis y qui fit la bénédiction de cette église en présence de Cbarlemagne, Tan j^S» qne Ton aurait enterré areola tIé*^ coration di| nimbe ^tn mén^ire de 6en« cérémonie ( Vojgres Bit* <oi>e de Sw^t^Detùt^ pig. ^nvéi,^
ll4 APERÇU HISTORIQUK
n&us av&ns perdu , f^^Qf^ 7^M, f'f àigt^ «b fi#f
TêffTCtS» '
C'est dâdfl cette âféùie cVyp^ , que ré^K>saieDt.à Tombre des autels les illustti^ dépDlilftes de Henri lY : comme son illustre descendant il succomba bous le fer d^un infâme assassin. Plus on connaîtra Henij, plus on Taimera, ^lus on Fadmirera. 'Malgré toute «a gloire 9 malgré sa bonté et ses rares qualités, on a attenté plus d^Jne fois à sa vie (i) ; *6n nous présente Henri flottant entre les deux religions; cependant, on peut le considérer comme un vrai chrétien, ami de la vérité, ennénii de' la persécution et .détestant le crime par- tout où il se trouve/ Voici la copie d'une lettre originale de ce bon roi, que je possède; il récrivait en 1577, à Manaud de Batz, gouverneur de la ville d'Euze , en Armagnac ; il n'avait alors que\ingt« quatre ans; elle est pleine de bonté, de générosité et de franchise :
• Monsieur de Batz, fai entendu avec plaisir les 1 services que vous et M. de Boquelaure avez &it à » ceux de la religion • ; que vous, particulière-
> ment, avez donné en votre château de Suberby, à
> ceux ^e mon pays de Béam , et aussi Toffre que 1 J'accepte, pour ce temps de votredit château, de » quoi )e veux bien vous remercier et prier de croire » que , combien soyez de ceux-là du pape , je ne au- » rez, comme cuidiez méfiance de vous, dessus ces • choses; ceux qui suivent .tout droit leur croyance » sont de ma religion ; et moi, j ensuis de celle de tous
(î) Voyez tom. II ,'pai?. IxTTtilj 5 tom. IV, paç. 4* , 4*> 4^ Cl 44. '^ i •' .
• DBS ARTS DU DESSnC. llS»
> ceux-là iqai dont braves et boas. Sur ce, je ne ferai » la présente plus longue , sinon pour vous Tdcom-
> mander la place quWez en mkîn, et d'être sui^ vos » gardes, pour ce ne peut faillir, que n'ayez bientôt • du bruit aux oreilles; mais de ceux-là , }e m-en rc- ' » pose sur vous, comn^e le devez faire, sur votro ; » plus assuré et meilleur ami. — Heh'&t. » -
Le respect que Ton porte à la mémoirede HenrilV est universel ; Tanecdote suivante en, est la preuve- ^# le lendemain de la première entrée des trocqies al-, liées, un générel russe, accompagné d'un détacbc'^ ment de cavalerie, se présente aux Petits i>Augustins >< à huit heures du matin , il me fait demander et me dit qu'ayant eu en Russie des notions sur le Musée que j'avais formé , en qualité d'amateur des arts , c'était la prenoiière chose qu'il avait désiré voir à son arrivée à Paris. Je fais ouvrir les poittes- , lui» et satroupe desoen4çnt de. cheval ; }e les introduis. lia admirent }es monumens et sur^tout Tordre chrono-* logique ; arrivés à la salle du seizième. siècle , le géf néral m'interroge sur une statue en marbre qui avait particulièrement fixé son attention ; elle représente Henri lY, lui dis-je. Henri lY, Monsieur ? Oui. Aussitôt il se tourne vers sa troupe , à laquelle il répète en ru9se ce que je venais de. dire ; il donne le mot d'ordre : tous se décoiffent à l'instant , mettent un genoux en terre 9 et rendent hommage au- roi de France.
Lorsqu'en 1795 on fit l'ouverture des tombeaux dans l'église de Saint-Denis^, lé corps de. Henri lY s'est trouvé dans une telle conservation , que les traits de son visage n'étaient point altérés. Il fut déposé dans
ii6 inmço mitùuqn
|0 piMtgs âm chapeDes bâties^ ^oTéloppé im «cm ioalre» ^ était égalemtiit conflervé. Chacun eat ki liberté de le voir pendant deux jours (i). Le lundi 14 octobre f le corps de Henri fut transporté dans le ei-S' metière des Yalois, et déposé dans une grande fosse creusée dans le bas à droite ^ du côté du nord. Les dépouilles des rois, des reines et des princes de Taugnste fainille des Bourbons , qui avaient été inhumés dans la même église basse 9 j furent également dépoaées sans aucune distinction de personne (^).
Cette conduite révolutionnaire n*a que trop jus* tifié la prédiction de Jérémie; cependant, et nous Pavons vu y «u milieu des troubles politiques qui , de siècle en siècle , ravagent les États , une main divine jB^étend sur la poudre des tombeaux et la préserve de l'insulte des impies. C'est ainsi que les reliques des saints martjrrs et les cendres de Dagobert furent préservées plus d*une fois du feu et du pillage ; c*est ainsi que les ossemens des enfans de Charlemagne , de saint Louis et de ses illustres descendans , furent religieusement restitués à la tombe royale , après vingt-quatre années d'oubli et d^abandon , par une ordonnance spéciale du Roi de France ^ Louis XYIII y rendue le a4 avril 1816.
En conséquence f le» fouilles commencées le mer«^ eredi 8 fanvier 18179 ont été terminées le samedi soir
(i) Cette scène toochante a été fort bien peinte p^ M. Riebïrd > de Lyon , peintre de MowsieqRi et parfaitement destinée par M; Hyacintlie Langlois ^ de Pont-d^' Arche*
(1) ^tfX^t tov. II» Vaitlclé sut ici eihnmatioBi des fbit 4 Safnt^Di^îib
DES 4AT$ OU DBSSm. ^Ij ^
189 à la Mtbbetioa des amis de TÉtat et de Tordre publie. IL le chancelier de France y Charles-Henri Dambray, remplissant > aux termes de rordonnancf du Roi, du ù!5 mars 1816, les fonctions d'officiel civil de la maison royale 9 assisté de Louis-Françoi Cauchy» garde des archives de la chambre des pairs » Élisant les fonctions de greffier, a constamment suivi l'opération et en a fait dresser procès-verbal , jour par jour 4 jusqu'au moment de la cérémonie religieuse qui a été faite pour l'intronisation à la tombe royale des restes qui se sont trouvés dans les deux fosses laites, l'une à gauche, près la porte de l'église, dite Porte des Vataiê , et l'autre à droite vers le nord- Dans la première on avait déposé les ossemens des rois, reines, princes et princesses qui, depuis Dago«* bert jusqu'à Henri IV, avaient été inhumés dans Téglise de Saint-Denis. Gomme je l'ai dit, celle à droite contenait seulement les restes de la famille des Bourbons. Des plaques de marbre noir, chargées des noms rehaussés d'or, des individus inscrits suivant Tordre chronologique des décès , et divisés par dynasties , ferment l'entrée de la tombe ; elles ont été posée» et /^
scellées en présence de U. le Chancelier et de IttM. les Commissaires nommés par le Roi , qui, pour constater l'authenticité de l'opération, ont signé le procèsr verbal dans l'ordre qui suit : Milil. Dambray, le comte de Sémonviiie, Caùchy, Laportc , ta hoame # de Biaire, Satiier, A. de Pastoretp le comte tte Pra* detf le comte de Cazes, le comte Angles ^ le mar« fjuis de Dreux-Brezie , Leroy de Çkavigny , Àe« mht Be0he ', Qeesard ^ VàiM d^ ^ueten '^ l'afaM de
Il8 APERÇU HISTORIQUE
Crand'ChampfVàbbé Feuirier, le chevalitt* ÀUc»m^ dre Len&ir, SceUUr (i).
Le transport^ dans T^giise, de» illustres d/^o^iUies de nos rois, s'est fait en présence des perso I^les or dessas citées , par une compagnie de lUJU to Qar^esdu-Gorps du Roi; MM. les Chanoines , et le dergé de ;Saint-Denis étaient en tête. Cette translationmémoraUe offrait yn beau et grand spectacle au inonde t dl<e donnait à penser à Tobservateur (a)« . • • Il étajt nuit j la lune éclairait les tours ; les flanlleaux reflétaient les murs de Tédifice. Quel spectacle I Les dépouilles des rojs, des reines et des princes de la plus ancienne monarchie 9 recherchées avec un pieux recueillement, ^vec un saint respect, dans les fosses que leur creusèrent, pour les y confondre, des bras impies, dans jdes jours malheureux; les ossemens des Yalpis et des Bourbons , retrouvés pèle - mêle hors des murs dç i*église , et rentrant après vingt-quatre ans d'exil , dans leur antique sépulture I . . . •
Toute la. France réunie à son Eoi, dans la même pensée, -dans les mêmes sentimens, une reine deux fois exhumée ( Louise - de Lorraine , femme de
(t) Voyez le Moniteur ^ feuille du. lupdi 3 fcviiçr 1817, les procès-verbaux du chancelier, dresses & ce sujet, ainsi que les noms qui sont graves sur les plaques de marbre noir, frayez Aus&i 1rs feuilles des Annatei politiques , momies et littéraires , mémp amiée et même mois , dans lesquelles j^aî rendu compte, jguç p4r jour , .de ' l'opdration et de ce qui a ^t^ fait à Saint- Denis, du bicrcredi ^«janvier jusqu!aa dimaocfas 19*
( a ) M. Debret , archi(ecie de baiiH-Denis , par ordre du Rt)i ; en a fart un ucs-bcàu debsin colorie'.
SBS^ARTS DU DSSSUr . » 1 1 9
-asDEi la ) ; uiî roi ^ L9iph4eiJwifte ) venanlV 9^r la < première fois prendxê plK«>e » jdMs.te 8iHi|ern&in de coi prio^ anéantis y où -1^& i^Higf Jge sont plus si presséf » et que le crime' fu^ plus piy»npt. à extraire. que la tnort ne rayait été à vçmplff; 4eur augustes princesses, mesdames de. France , Adélaïde et Victoire , mortes à Trieste , arrivant enfin dans le sanctuaire funèbre où 9 depuis plus de quinze^ ans, a^raîept dû reposer leurs ceqdres; un ckapitre^ royal, fondé^^ installé pour prier tous les jours près des tombes royales; le second anniversaire.du transport des restes du roi nuurtyr et de la fille des Césars, qui, après avoir partagé son trône et son échafaud, partage le deuil et les regrêl^ dé la France : tels sont les souvenirs que oe granA spectacle ont fait nattre à la pensée de tout homme qui en a été te témoin.
Les corps de Louise de Lorraine-, reine de France et de Pologne-, femme du soi Henri III , roi de France et dé Poli^ne, morte à. Moulins le ogr^- janvier 1601, âgée de quarante-sept ans et neuf mois , qui avait été enterrée aux Capucines, place Vendôme, transportée au cimetière daPère Lachaise, lors de Ja vente<.de ce couvent, et celui de Louis VU, dit le Jeune, mort le 18 septembre 1180, transporté deTabbaye de Barbeau, dont le transport, se lU à Saint-Denis , furent déposés dans un caveau particulier qui avait été pré-< paréjfoor léfiT'recevôîr. loùiâéàeXoftàine y fut iii-^ tr<^duite le, samedi. 18 janvier 1817, et Louis^e^une le 1" juillet suivant • • ^
' Dès les plumiers temps de la révolution , faboa^^p de Barbeau fut vendue , et le tombeau de Louis-Ie- Jeune entièrement détruit; mais on eut du moins 9
dépota la «orps da BMÎMrfBiei a y «8t jresté fmqii^a {oar qui fat indiqué poqf son intronisation à la tombe royale. Le roi Charles IX» dit Mékcraif étant à Fto* tâinebleau , eut la curio^té de faire onvrir soa tom« beau : en y trouva son corps presque tout entier» et •es omemens royaux i déni eesiiimés par la pourri* ture* Il avait des anneaux auc .de%ts et une croix d*or «u col s lé roi et les princes du sang" qui étaient pressens les prirent pour les porter^ en mémoire d*an si bon et si r^igieax prédéç^sseuç«
Cé^/ne exaeu âeêtahteaktx m^nujLtbrt noir çus ^nl M f lacée danê 4^intirieur deicaveaux de i^atfU- Deniê» et sur ie$ tombée rayatcêf dam UsqueiU» ics dépauiltes marteUes au rais, reines et prin^ cesses de ia familU du yaUris, et de cette des Bourbons^ ont éU réintégrées te ^o janvier 1817» far ordonnance royate du a4 avrU 1816» après avoir été arrachées à teurs, sépulcres f tu \^ s 18» 19» 30» at> 22 p aZ et a/^ octobre 1793^ etétreres-tics sans konMurs pendant vingt^ept ans. (Yoye^ tome H B Notes historiques sur les exhumations fiâtes en 1793. dans l'abl^aye de Saint^Denis. )
PKEMIEa TABLEAU.
Ici feposèsU tu dépouiUu mortelUs du Rfds «^
XkigolMrt » premltir fondatenr dt Vêbhày louait à& SuiUrDe* euity m^ûn «n e3ii igë dé 96 sut.
ras itTS Dtr BUsslsr. im
ti moi*.
Loai» VIII, mort ea 1926 > à PAge de 89 ani a moit. Philipoe IV ( le Bel } » mort ea i3i4 , à l'Age de 46 anf . LonUif (le Hattia), mort en i3i6, à T&ge de a6 ant 8
Jean !<% mon en t3i6 , tiTAge de 4 joari.
Philippe y (le Long ) g mort en tSagi , k TAge de aS ana.
Gharlee IV ( le 9el } , mort en i3s8, A TAge de 34 ana.
Philippe VI ( de Valoi») , mort en x35o , A TAge de 5; ans.
Jean U (le Bon ) , mort en x364 9 A PAge de 4^^ >^ns*
Charles VIII, mort en 1498 1 à l'Age de aSans.
fiouis XII fie père dn peàple)» mort en i5i5| A TAge dt 5a ans 6 mois. > '
François I*** ( restaura tenr des lettres), nxort en 1547» ATAgo de 5a ans 5 inois« ^
Henri .11^ mort en i559, A l'Age de quarante anS| 3 mois et KO jours.
FraaçoisIIymorten i56o, A l'Age de 17 ans.
Charles IX , mort en 1574 7 A Page de a4 ^^* ^ mois* /
Henri III, mort en 1589, A Page de 38 ans.
Des Reiiies :
Nanthtlde , deuxième feinme du roi Dagobert « morte en 64a.
Margnerite de PrOTcnce , femme dn roi saint Louis, morte en
Jeanne de Bourgogne , femme du roi Philippe VI , morte en
Jeanne de France, reine de Navarre, fille du roi Louis X 9 morte en i349, A PAge de 38 ans.
Jeanne a^EVrenz, femme/ dn roi Charles IV , morte en 1370,
Blanche de Navarre , deuxième femme dn roi Philippe VI » morte en 139S.
Anne de Bretagne^ femme dn rbi LonisXlI, morte en i5i4» A PAge A 37 anSk
Claude de FniMè ; femaiÀ 40 roi Fr^n^ "l** » iaHorte mih i5a|j i PAge d« a5 toa.
GMbmMi âê M^dkii, Uiwm da roi Q«Bii H» ijfiofle «■ 15809 ^ l'^^ d« 70 ani. ,
HniMttto dtt YcloU» ^nmikn kmn^. du it>i Hemi IV , aoTM/tB i6i5 , ^ V%f a« Oa ni. ,
De$ Dauphim, Primées et Frinee$$es, Ënfam ei
Peiiiê^Enfim» de Frùitce :
PhOipgç^fiilpoiiiiBé DÎi^dbert 9.dt.da roi Loms VlUy mon
Philippe 9 C9mte de Boulq^e , fili de I^ilippe^ngasie ,
aorten i933.
Bliin^ ^ fiUe do roi saint Looii , morte en i»43^ Jean » fili da roi eaint Looia p mort en 1247* Lonia.de France^ fila do rpi-aûnt Ironie j mort e|i lyS^ Jean^dit TrUtan-de*Damiettei filado roi saint Louis, mort
Alphonse 9 comte de Poitiers , fils do roi Lonîs VIII , mort en ift7i.
Louis et Philippe, tons deû fils de Pierre d'Alençon , fils da roi saint Lonîs.
Jeanne de France 9 fille do roi Charles Y , morte en i368 , i^éù de 6 mois.
Jeanne de France , fillç dn roi Philippe de Valois , morte en iS^t f k PAge de 90 ans.
Isahelle de France, fille du roi Charles V^^ morte en 1377 ^ k l'Age de S ans*
Margnerite , comtesse de Flandre ,. fille dn roi Philippe V » morte en id8a • à l'Age de 66 ans. , ^
Charles de France^ dauphin, fils du roi Charles YI , mort en f3a$|àrAgede3mois.
Charlotte de France , fîUe du roi Frfknçois I^' , mort en i534 p à l'Age de 8 ans-
Louise de SaToie , mère dn roi François I*>', morte, en i53o.
Frinçois, dauphin ^ fils durci François. I^% mort. ^ 1 536 , à TAge de to ans.
Charles de France , dac d'Orlcan» , fîU du roi François 1*^ ,, mort en ih^S , à PAge de a3 ans.
Xottîf de IifUVtt., dwq d^OrUftos , 6béiM Hcniri U^ vort k Page de 9 ans. .
Vict^U«deJSnae^, ttk. en toi Henri a, mortt m i56&, à fAge lift * moii» ,,..."- • y
Jeanne de France , fille da roi Henri II , morte en i696 « à ï'Age d*pn îoqr. '/»...:
Marie Elisabeth de France , fille da roi Gharlea IX| ttorM ^n 157S;, à râge4c &.ans.
François de Franee., dac.d?Alençoa, fik da toi Henri II f
Blort efi i584 9 ^ ^^f^ ^ ^^ *°'*
Louise -Marie de France, huitième- fiUedtt coi Loa(f XV (Carmâite) , morte en 1787, k 5o ans.
Et cclUê de :
Kagoes . (le Grand) , dncdo Brakicp et de lèargogn«| eonita de Paris et d^Orleans., jjtjbr^ de Hfiguç|i Capet 9 mon eki 9$6é
Soger, abbé de Saint-Denis» Qfioçt en 11^,1, à^Pâge de, 7009**
Adam Troon , abbë de Saiot-Deois,, n^^r^ ep. im.
Pierre d'Auteail , abbé de Saint-Pepis, mort en la^g.
Pierre de Beaapiirey chambellan dc^ roi sajjpf If9W*4 ^V^ en 1370. .
Mathieu de Vendôme ^ ab^bé ^e ^fiint»I2e^s^ort en i}i{|Ç.
Sédille de Sainte-Croix, fçmme de Jean Pastourelle, conseiller du roi Charles V, mort en i38o.
Bertrand-DuguescUn ,.c^|S|j|ai|a)4e{ de^ France 9 mort en i38o, à rage de 66 ans.
' Bureau de la Rivière « chambellan des rois Charles Y e( Charles VI , mon en i4oo.
Louis de Saacerre, connétable de France , mort en lioa. à TÂge de 60 ans.
Armand Gnillem de Barbazan, cBaîmbellan dn roi Ghajrlep VI|« mort en i43t.
Arrachées hi leurs sépultures yîolées les 17, 18» m. 30, ii, 3a y a3 , a4 octobre 1793, et 18 janri^. 170'i : rendues à leurs tombeaux le 30 janvier 1817.
Philippe , snrno.inwe ^gobett^,^ da roi Loilia. YUl» ■101 1 en la^i.
is4 Ànftçir nnoBinfm
MmiAêf fiib d« itii «iot Loiût» morte en t^*
Jt«a , fib da roi taint Looit » mort en t947«
Z<oaif do Fnoee » fils dn roi innt Looit ^ mort en laSp»
#MB, dit Tritun-de-Damiette , fiU da roi Saint-Loois , mort
on 1970. V
Looi* et fhîlippe, toot deas SU de Pierre d'Alençon , fils da
loi ttiotLooîs.
lUppori^s cî-desras dan< Pordre chronologique de lenr décès ,
iraient ét^ inbnmét à Rojinmoni; lort de la destrnctioo do
Cette abbaye en 1791 , ils avaient été uansfércs dans Téglise de
Tabbaye royale de Saint-Denis.