FAMILLE DES GH RYSOMELI DES
en est de même de la mavgaritacea, qui, d’un vert tendre à reflets dorés pendant sa vie, devient rousse après la mort.
A la suite des Cassides viennent les Hispes, qui sont couverts d’épines comme une châtaigne ; leur corps n’est pas circulaire comme celui des Cassides, mais de forme oblongue, avec le corselet beaucoup plus étroit que les élytres. Le Hispe noir {Hispa atra) [flg. 3 i 5 ] est tout noir et fortement ponctué. Il est commun pendant tout l’été sur diverses plantes, dont sa larve, également hérissée d’épines , ronge les feuilles.
La tribu des Endomychides comprend un très-petit nombre d’insectes qui, presque tous, vivent exclusivement dans les champignons. Leur corps est oblong, convexe, lisse; la tête, en forme de museau, est enchâssée dans le inspaatm. corselet; les antennes sont fortes, de onze articles, insérées en avant des yeux; leurs jambes sont robustes, terminées par des tarses de trois articles seulement.
Les Lycoperdina ont le corps oblong, assez épais, la tête sillonnée au milieu; les antennes sont insérées sur un tubercule et grossissent légèrement vers l’extrémité; elles sont presque moniliformes, tandis que, dans les Endomyques proprement dits, la massue est formée des trois derniers articles. Les Lycoperdines vivent dans ces gros champignons sphériques que l’on nomme vulgairement vesses de loup {Lycoperdon) et on les trouve rarement ailleurs. Le type du genre, Lycoperdina Bovistœ (flg. 3 i 6 ), est long de 5 millimètres, d’un brun foncé brillant; les pattes et l’extrémité des élytres sont d’un brun rougeâtre.
Cette espèce est assez commune en automne. On trouve Lycoperdina Bovislce. quelquefois avec elle la Lycoperdina succincta^ d’un testacé rougeâtre assez brillant, avec une grande tache noire occupant le milieu des élytres.
Les Endomyques sont de fort jolis insectes, rares dans nos contrées, où ils n’ont qu’un seul représentant, XEndomychus coccineus (PI.
LE MONDE DES SCARABÉES
col. XLVI, fig. lo). Il est d’un beau rouge luisant, avec le disque du corselet et deux grandes taches noires sur chaque élytre. Il vit dans ces grands champignons à demi ligneux qui se développent sur les vieux arbres.
La dernière tribu des insectes Coléoptères est celle des Coccinel- LiDES, bien reconnaissables à leur forme hémisphérique; leur corps bombé en dessus, aplati dessous, les fait ressembler à la moitié d’un pois. Leur tête est courte, enchâssée dans une large échancrure du corselet. Les antennes (fig. Siy <i) sont courtes, composées de onze articles, dont les trois ou quatre derniers forment une massue comprimée; le dernier article des palpes maxillaires b est très-grand, en forme de hache ou de triangle. Les pattes e sont courtes, comprimées, rétractiles, et ont leurs tarses composées de trois articles garnis en dessous de brosses soyeuses.
Tout le monde connaît ces jolis petits insectes sous le nom de Bêtes du bon Dieu. On les rencontre sur les plantes, dans les bois, les jardins et jusque dans les maisons. Ils ne se nourrissent cependant ni du miel des fleurs, ni du parenchyme des feuilles; mais bien des Pucerons, dont ils font, surtout à l’état de larve, une grande consommation. Les Coccinelles, auxquelles on a donné pour cette raison le nom à'Aphidiphages (de aphis, Puceron, eiphago., je mange), nous rendent en cela de très-grands services et méritent bien la protection dont elles jouissent partout; les Pucerons sont en effet des insectes très-nuisibles, qui, par leur innombrable quantité, font souvent dépérir les arbres auxquels ils se fixent pour en sucer la sève. Chacun sait combien ces petits insectes font de tort aux rosiers, aux pommiers et aux autres arbres fruitiers, qui en sont quelquefois littéralement couverts. Les Coccinelles vont pondre, au milieu des pucerons, de petits tas d’œufs jaunes, allongés. La larve (fig. 3 17 <3) qui en sort est de forme aplatie, allongée, molle, hérissée de petits tubercules bruns avec des taches jaunes ou rouges. L’extrémité postérieure de l’abdomen est pourvue d’un mamelon visqueux qui leur sert à marcher et à s’accrocher. Ces larves se nourrissent exclusivement des Pucerons. Placées au milieu de ce troupeau stupide, elles les saisissent un à un entre leurs pattes de devant et les portent ainsi à leur