‹ Musée entomologique illustréChapitre 16 sur 42 · FAMILLE DES CH RYSOMÉLI DES · texte numérisé non relu

FAMILLE DES CH RYSOMÉLI DES

bouche; puis passent à un autre et en font un effroyable carnage sans que leurs victimes fassent un seul mouvement pour fuir le sort qui les attend. Ces larves sont d’ailleurs d’une voracité extrême; car lorsque les Pucerons viennent à leur manquer, les plus fortes d’entre elles ne se font aucun scrupule de manger leurs compagnes plus faibles.

Au moment de se transformer en nymphe, la larve se suspend à une feuille ou à une branche au moyen du mamelon charnu qui termine son abdomen. Lci son corps se gonfle, se raccourcit , sa peau se fend le long du dos et la nymphe paraît. Celle-ci se change en insecte parfait au bout de quelques jours.

On connaît un très-grand nombre de Coccinelles, qui toutes ont à peu près les mêmes mœurs et la même apparence. Toutes sont hémisphériques et leur robe est marquée de points ou de traits noirâtres sur un fond rouge ou jaune, ou bien la disposition des couleurs est inverse; car ces insectes offrent de continuelles variétés. Nous figurons ci-dessus (fig. 3 17) l’une des plus jolies, la Coccinelle ocellée [Coccinella ocellata)-, elle est longue de 7 à 8 millimètres, à tête et corps noir taché de jaune, avec les élytres rouges, ayant chacun huit ou neuf taches noires entourées d’un léger cercle jaune; on la trouve au printemps sur les pins en fleurs.

Les plus communes dans notre pays sont: la Coccinelle à deux points, à élytres rouges, marquées chacune d’un gros point noir, et la Coccinelle à sept points, à élytres également rouges, marquées chacune de trois gros points noirs, disposés en triangle, et d’un autre placé sur la suture, sous l’écusson.

On a divisé les Coccinellides en plusieurs genres, d’après quelques différences de conformation; tels sont: les Micraspis, dont l’écusson est.

Fig. 317 à 321. — CoccineUa oceUata. — a, larve; b, palpe maxillaire; d, antenne; e, jambe.

LE MONDE DES SCARABÉES

à peine distinct, et qui a pour type la Coccinelle à douze ^points{Mteraspis duodecimpiinctata)^ très-petite, d’un jaune pâle, avec six points noirs sur le corselet et huit ou neuf sur chaque élytre; les Chilocorus ^ dont le corselet est presque enchâssé dans la base des élytres et dont le bord de ceux-ci est réfléchi et forme une profonde gouttière. Les espèces de ce genre sont d’un noir très-luisant comme vernissé et souvent ornées de petites taches d’un rouge obscur (C. bipustulatus, C. renipustulatus). Les Epilachna ont le corps ovalaire, couvert d’une fine pubescence, les antennes très-courtes et le corselet plus étroit que les élytres. Ces insectes vivent sur les Cucurbitacées, ils sont d’un fauve plus ou moins rougeâtre avec des taches ou des points noirs. (Voyez PI. XLII à XLVI.)

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