Antenne de VE. cenercs
en dessus quatre tubercules revêtus de poils gris. C’est dans les courants les plus rapides des rivières et des ruisseaux qu’habite le Macronyque, fixé sur les pieux et les morceaux de bois mort. Ses pattes, plus longues que le corps, sont étendues et distantes les.unes des autres^ ce qui lui donne un peu la tournure de l’araignée. Cet insecte se nourrit de matières végétales. Les Elmis, dont les mœurs sont analogues à celles des Macronyques, ont le corps plus allongé et les élytres sillonnés de stries profondes ou de lignes de points (fig. iSy-iSS).
Les Hétérocères , remarquables par la grosseur des deux premiers articles de la base des antennes (fig. i6o c) et par leurs pattes courtes et robustes^ propres à fouir, sont de petits insectes de forme ovalaire, vivant, comme les précédents, dans les terrains humides. Leur corps est revêtu d un duvet très-serré, qui les rend impénétrables à l’eau. EHeterocerus flexuosus fig. de couleur brune à taches fauves, est
répandu dans toute l’Europe.
La seconde tribu, celle des Byrrhides, comprend des insectes dont les habitudes sont tout à fait terrestres. Leur forme est généralement globuleuse, leurs pattes et leurs antennes courtes. Ils se retirent, soit sous les pierres, soit dans le sable, soit encore sous les écorces des arbres. Lorsqu’on veut saisir ces insectes, ils se laissent tomber à terre et contrefont le mort. Ils jouissent de la faculté de retirer leurs pattes et de les appliquer si exactement contre leur poitrine, qu’ils ressemblent alors à une boule. De là le nom de Byrrhe pilule {B.pilula^ fig. i6i) qui a été donné à l’espèce type du genre et la plus commune. Les pattes et les antennes rentrent si exactement dans des rainures qui existent sous le corps que c’est à peine si on peut alors les distinguer. Le Byrrhus pilula est long de 8 à 9 millimètres, d’un brun noir et couvert d’un duvet soyeux, serré, avec trois
Fig. 159. — Beterocerus flexuoms. — 160 c. Antenne à’Beterocerus.
FAMILLE DES CLAVICORNES.
bandes de taches d'un noir velouté sur les élytres. On le rencontre communément sur les routes, dans les sables.
La tribu des Dermestides comprend des espèces à corps souvent long et étroit ou ovoïde. Comme chez les Byrrhides, les élytres enveloppent les côtés de l’abdomen; la tète, à peine saillante , rentre dans le corselet à la moindre alerte, et les pattes s’appliquent contre le corps, de sorte que l’insecte parait contrefaire le mort. Mais les jambes sont allongées et grêles, ce qui les distingue des Byrrhides.
Les Dermestides en général nous causent d’assez grands dommages. Ces insectes, d’une taille toujours peu considérable, souvent même très-minime, vivent Flü. IGl. — Dyrrlms pilula. de matières animales; ils rongept les fourrures, les peaux, la chair préparée des animaux, surtout les objets conservés dans les cabinets d’histoire naturelle, dont ils sont le fléau. Ils y pondent leurs œufs, d’où sortent de petites larves qui dévorent les peaux d’animaux et jusqu’aux membranes si minces qui unissent entre elles les parties solides des insectes. Transportés avec les marchandises par les navires de' commerce, plusieurs d’entre eux se sont acclimatés et répandus dans le monde entier, au grand dommage des habitants.
Les Anthrènes sont de très-petites espèces, au corps court, ramassé;, presque globuleux; leurs couleurs, assez vives, sont dues à de petites écailles colorées, comme celles qui couvrent les ailes des Papillons; mais le moindre attouchement les enlève et l’insecte devient tout noir.
A l’état parfait, les Anthrènes vivent sur les fleurs des Ombellifères;
mais ils viennent pondre dans nos maisons des œufs d’où
sortiront des larves destinées à porter le ravage dans les
objets que nous conservons souvent avec le plus grand ^
soin. L’une d’elles, l’Anthrène des musées (Anthrenus l’io. 102.
^ Aullirenc des musées.
musœorum) [fig. 162], attaque surtout les collections d’insectes et devient la terreur des entomologistes. L’insecte parfait, long de 2 à 3 millimètres, noir, couvert d’écailles d’un jaune roussàtre, avec trois bandes grises sur les élytres, pénètre dans les boîtes d’insectes, pond ses
LE MONDE DES SCARABÉES
mm).
Fig, 1G3. — Larve d’Anthrène.
œufs sur le corps de ces derniers, et les larves qui en sortent rongent les membranes qui unissent les parties solides , de sorte c[ue celles-ci, bientôt disjointes, tombent de tous côtés. Si l’on ouvre l’une de ces boîtes abandonnée à elle-même pendant quelque temps, l’on retrouve les débris de pattes, de têtes, d’ailes répandus çà et là, avec les peaux abandonnées des larves qui les ont rongées. Ces larves (fig. i 63 ) sont remarquables par la disposition singulière et la forme des poils dont elles sont revêtues.
Leur corps, long de 4 à 5 millimètres, plus épais vers l’extrémité supérieure, est revêtu de poils courts sur le ventre et le dos, plus longs sur les côtés et surtout en arrière. Sur la partie postérieure sont des aigrettes de longs poils, terminées en fer de lance, que l’insecte redresse et écarte à son gré, lorsqu’il est inquiété. Quand la larve relève ces aigrettes, elle en agite en même temps les poils, comme pour effrayer son ennemi et se soustraire à ses attaques. Ces larves passent l’hiver dans le corps des insectes où elles ont élu domicile, se nourrissent de ses membranes desséchées ] puis, après avoir plusieurs fois changé de peau, elles s’y transforment en nymphe, d’où sort, au- printemps suivant, l’insecte parfait, qui s’envole pour aller vivre sur les fleurs. Le meilleur préservatif contre leurs ravages est une forte évaporation de benzine ou de sulfure de carbone, mais il faut avoir soin d’opérer avant la ponte.
Les Mégatomes^ dont une espèce surtout, très-nuisible à nos fourrures , a reçu un nom en rapport avec ses habitudes, celui de Mégatome des pelleteries (Megatoma pellio) [fig. 164], offrent le même genre de vie que les Anthrènes et se trouvent comme eux sur les fleurs. Leur forme est plus allongée, leurs antennes composées de onze articles, dont le dernier très-long. Le Mégatome des pelleteries est long de 5 millimètres, d’un noir brun brillant, avec un point blanc au milieu de chaque élytre. Sa larve (fig. i 65 y commet de grands dégâts dans les pelleteries, dont elle coupe les poils pour dévorer la peau. Son corps
Fig. 1G4. — Mégatome des pelleteries.
FAMILLE DES CLAVICORNES.
Fia. 1G5. — Larve de Mégatome.
Fia. 106.
Dermeste du lard.
est allongé, couvert de poils d’un brun roussâtre soyeux, et terminé par une touffe de poils roux aussi longs que la larve elle-même et qui forment une sorte de pinceau horizontal.
Les Dermeste s, les plus grands insectes de la tribu^ se reconnaissent à leur corps oblong et à leurs antennes de dix articles, dont les trois derniers forment la massue. Plus constants dans leurs goûts, à l’état d’insecte parfait comme à celui de larve, ils se nourrissent, les uns des cadavres d’animaux épars dans la campagne, et auxquels ils confient leurs œufs, les autres de nos provisions, qui servent aussi de dépôt à leur progéniture.
Un de ces derniers a été nommé le Dermeste du lard {Dermestes lardarius) [fig. i66], ce qui rappelle son goût particulierpour cette substance. Cette espèce, type du genre, a 7 millimètres de longueur; elle est noire avec la moitié antérieure des élytres d’un gris roussâtre, marquée chacune de trois points noirs. La larve de cet insecte (fig. 167; atteint souvent 20 millimètres de longueur; elle a la forme d’un ver allongé, plus étroit aux extrémités et hérissé de poils. Le dernier segment de son corps est muni d’un tube charnu qui lui sert à se pousser en avant. —
Une autre espèce, le Dermeste renard (Z), piilpinus)^ couverte d’une pubescence cendrée, vit dans les magasins de peaux. Sa larve causa, il y a une trentaine d années, dans les magasins de Londres, des ravages si grands, qu’une récompense de 20,000 livres st. lut proposée pour la découverte d’un remède propre à la destruction de cet insecte. (Voy. PI. col. XVI, fig. i à 12.)
La tribu des Silphides ou Nécrophages est caractérisée par la massue des antennes, composée de quatre ou cinq articles plus ou moins serrés, quelquefois même feuilletés et réunis par une tige centrale; leurs mandibules sont robustes et assez saillantes. Leur corps est débordé sur les côtés par les élytres, qui sont souvent plus courts que l’abdomen.
Fig. 10)7. — Larve du Dermeste du lard.
LE MONDE DES SCARABEES
Si les Cicindélides et les Carabides représentent les tigres et les lions parmi les insectes, si les Hydrocanthares y figurent les requins, les Silphides représentent les hyènes et les chacals que leur odorat subtil amène vers les cadavres.
Les Silphides ou Nécrophages sont, en général, d’assez grande taille, de couleurs sombres, habituellement bruns ou noirâtres, présentant quelquefois des taches d’une coloration rougeâtre ou jaune qui tranche sur la couleur générale du corps. Tous, à un très~petit nombre d’exceptions près, se nourrissent de matières animales en décomposition; les Nécrophores et les Silphes, par exemple, vivent dans l’intérieur des cadavres putréfiés des animaux. A toutes les époques de leur existence, ces insectes semblent destinés à nous préserver des miasmes funestes que les matières animales en décomposition peuvent répandre autour de nous. Organisés pour remplir ce but, ils sont doués d’une finesse d’odorat si subtile qu’on a peine à s’en rendre compte et à s’expliquer leur présence presque instantanée dans des lieux où, auparavant, on n’en pouvait découvrir aucun.
Au premier rang de ces utiles croquemorts figurent les Nécrophores ou enterreurs. Doués d’un odorat des plus subtils , ils parcourent l’espace d’un vol rapide pour saisir sous le vent les effluves de quelque petit cadavre, taupe, souris, crapaud, etc. Aussitôt c]u’ils ont fait une découverte semblable, ils se mettent en devoir de l’enterrer pour y déposer leurs œufs, afin que les larves qui en naîtront y trouvent une nourriture propre à leurs besoins et puissent s’y développer à l’aise.
Les Nécrophores ont un corps épais, des pattes robustes, avec les cuisses postérieures renflées. Le type de ce genre est le Nécrophore fossoyeur [N. vespillo: [fig. i68], commun dans une grande partie de l’Europe et particulièrement intéressant par ses habitudes. Sa coloration le fait aisément reconnaître ; il est noir, garni de poils jaunes sur les côtés du corps, avec la massue des antennes rougeâtre et les élytres traversés par deux larges bandes dentelées d’un rouge vif.
Lorsqu’il se trouve sur le sol le cadavre d’un petit animal, tel qu’une taupe, une grenouille, une souris, on voit bientôt arriver une petite
FAMILLE DES CLAVIGORNES.
troupe de Nécrophores fossoyeurs, habituellement quatre ou cinq. Ils s’abattent autour du cadavre, le parcourent en tous sens, comme pour en prendre les dimensions, et, si le terrain est convenable, ils se mettent aussitôt à l’ouvrage. Mais si le sol est trop pierreux ou que d’autres causes le rendent peu propre au but qu’ils se proposent, tous les insectes se glissent sous le cadavre, et l’on voit bientôt ce dernier se mouvoir doucement en avant. Dès que la place convenable est trouvée, les Nécrophores se mettent au travail avec ardeur. Ils se glissent sous le corps mort et
Fig. 1(58, -- Nécrophore fossoyeur.
creusent avec leurs pattes la terre, qu’ils rejettent de côté. En quelques heures la fosse est assez profonde pour contenir le corps; njais il faut environ vingt heures à quatre Nécrophores pour terminer le travail, c’està-dire enterrer le cadavre à une profondeur de i 5 à 20 centimètres. Les Scarabées fossoyeurs montrent un instinct admirable dans leurs travaux, nous pourrions même dire une certaine intelligence, car ils savent surmonter les obstacles et modifient leurs procédés suivant les circonstances , comme en témoigne ce fait rapporté par Gleditsch : Il avait fixé
LE MONDE DES SCARABÉES
le corps d une taupe à un bâton fiché en terre. Les Nécrophores ne tardèrent pas à arriver, et comme le terrain était favorable ^ ils se mirent aussitôt au travail- mais ils avaient beau creuser, la taupe, retenue par un cordon au bâton, ne descendait pas. Un des fossoyeurs sortit alors du trou et se mit à explorer le corps et les environs de la fosse; il arriva au bâton et reconnut sans doute que c’était là ce qui empêchait le corps de descendre ; car, étant retourné en toute hâte vers ses compagnons, il les amena près du bâton, et tous de concert se mirent à creuser au pied jusqu'à ce qu’il fût tombé. Dès lors ils reprirent leur travail et menèrent à bonne fin leur entreprise.
Fig. 169. — Nécrophore germanique.
Lorsque le corps est complètement enterré, les femelles y déposent leurs œufs; car c’est dans ce but qu’ils ont pris tant de peine. Les larves qui en sortent et dévorent cette chair corrompue sont oblongues, jciunâtres, avec des plaques coriaces sur les anneaux du thorax et de l’abdomen; celles de l’abdomen sont garnies de quatre dents. Elles ont de trèspetites antennes, de fortes mandibules dentelées comme une scie, des pattes courtes propres à fouir. Lorsqu’elles veulent se transformer en nymphe, elles s’enfoncent plus profondément et s’entourent d’une loge
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ovalciire en terre enduite d’une salive gluante qui durcit bientôt- puis l’insecte parfait sort environ un mois après et prend son essor en quête de sa nourriture.
On rencontre^ mais beaucoup plus rarement, une grande espèce toute noire, le Nécrophore germanique (fig. 169). Cette espèce a les mœurs du fossoyeur, mais elle ne se réunit pas en nombre et paraît travailler seule. Le Nécrophore des morts {N. mortuorum), plus petit que le Vespillo, dont il se distingue en outre par ses antennes noires, est mai nommé, car on ne le rencontre jamais sur les cadavres, mais dans les champignons pourris. Tous les Nécrophores sont agiles et volent bien; ils répandent une odeur désagréable qui a quelque analogie avec le musc (PL col. IX, fig. 8cà i 3 ).
A la suite des Nécrophores, et non moins utiles, sont les Silphes, vulgairement nommés Boucliers, à cause de leur forme large et aplatie et surtout de leur corselet arrondi et cachant la tête. Leurs antennes sont composées de dix articles, dont les quatre derniers forment la massue; leurs élytres débordent l’abdomen sur les côtés, et leurs jambes sont grêles et longues (PI. col. IX, fig. 14 à 16, et PL X, fig. i à 7).
Les Silphes sont des insectes de moyenne taille qui courent avec rapidité. Comme les Nécrophores, ils paraissent jouir d’un odorat très-développé; car à peine le cadavre d’un animal est-il abandonné sur le sol, qu'ils arrivent en foule pour se repaître de sa chair. Ils n’ont pas, comme les premiers, l’instinct d’enterrer les corps; mais ils partagent avec eux et quelques autres insectes la mission de purger la terre des immondices que la destruction et la décomposition des êtres organisés entraînent toujours après elles. Lorsqu’on les saisit, ils répandent par la bouche et par l’anus un liquide noir et fétide dont l’usage paraît être d’accélérer le ramollissement des chairs à demi putréfiées. Leurs couleurs, généralement sombres, sont en rapport avec leurs repoussantes habitudes. Les larves, comme les insectes parfaits, vivent sur les cadavres. Leur corps aplati, recouvert de plaques cornées, leur donne un faux air de Cloporte; mais elles n’ont que six pattes, assez longues, fortes et épineuses. Elles sont très-vives, et se dérobent promptement à la main qui veut les saisir en
pénétrant dans l’intérieur des cadavres. Elles s’enfouissent en terre pour se transformer en nymphes.
L’espèce la plus commune, le Silphe obscur, se rencontre courant à
travers les chemins. C’est un insecte de i 5 à 20 millimètres de longueur, d’un noir terne, ayant des côtes sur les élytres. Sa larve, qui vit également sur les cadavres, est brunâtre, avec des lignes noires.
Plusieurs espèces de Silphes vivent de proies vivantes; le Silpha lœvigata et sa larve dévorent les Colimaçons en pénétrant dans leur coquille; le Silphe thoracique et le Silphe à quatre points, tous deux assez répandus en France, grimpent sur les arbres et dévorent les chenilles; ce sont donc pour nous des insectes éminemment utiles. Le premier {Silpha thoracica) a le corselet large et arrondi^ de couleur fauve, tranchant sur ses élytres noirs; le second {Silpha quadripunctata^ fig. 170) est jaune clair, avec chaque élytre marqué de deux gros points
Fig. 171. — Silpha atrala. •
Une autre espèce de Silphe {Silpha atrata^ fig. 171 et 172) d’un noir luisant, couvert d’une ponctuation rugueuse, attaque les betteraves dans le nord de la France, et le liquide verdâtre qu’elle rend par la bouche n’a pas une odeur infecte comme celui des espèces nécrophages.
La tribu des Histérides se reconnaît aisément à l’aspect singulier des insectes qui la composent : leur corps en carré long est recouvert d’une enveloppe très-dure; leurs élytres courts laissent toujours voir le bout de l’abdomen. Leurs pattes larges et robustes sont armées en dehors de dentelures ou d’épines ; leurs antennes se terminent par un bouton solide, composé de trois articles, et le premier article de ces antennes est aussi long que tous les autres
Fig. 172. — Larve de Silpha atrata.
Fig. 170. — Silplie à quatre points.
FAMILLE DES CLAVICORNES.
réunis- en outre, l’antenne se coude après ce premier article et vient se replier sur lui.
Les Histérides, vulgairement connus sous le nom à.'Escarbots, sont des insectes de petite taille, généralement de couleur noire brillante, parfois tachés de rouge. Beaucoup d’entre eux fréquentent les cadavres et les immondices, comme les Nécrophages, dont ils paraissent partager les goûts j quelques-uns cependant vivent dans le trou carié ou vermoulu des vieux arbres, ou sous leur écorce; ces dernières espèces ont le corps très-aplati.
Les Histers proprement dits sont très-nombreux en espèces, toutes
Fia, 173. — Histers,
assez voisines les unes des autres, et ne différant que par la taille et la disposition des stries qui sillonnent les élytres (PL col. XVII, fig. i à ii). Les Dendrophiles, à corps plus ovalaire, à élytres plus longs que chez les Histers, vivent généralement sur les arbres, comme leur nom l’indique. Les Saprinus ont le corps plus épais, le plus souvent coloré d'un bronzé métallique. Ils vivent, comme les Histers, dans les matières animales et les fumiers; toutefois quelques espèces de très-petite taille habitent les fourmilières.
La tribu des Scaphidides renferme de petits insectes de forme ovalaire; leurs élytres sont généralement plus courts que le corps. Leurs antennes forment une massue peu distincte; leurs pattes sont grandes avec les jambes postérieures arquées. Ces
LE MONDE DES SCARABÉES
insectes vivent dans les champignons. Le type du groupe, le Scaphidium quadrimaculatum (hg. 174), est d’un noir brillant avec deux taches rouges sur chaque élytre.
FAMILLE DES BRACHÉLYTRES '
Fous les insectes de cette famille se reconnaissent facilement à un caractère commun, la brièveté des élytres, qui laissent à découvert la plus grande partie de l’abdomen. Ils n’ont que quatre palpes, et, sauf dans la tribu des Psélaphides, leurs tarses sont composés de cinq articles.
La première tribu, celle des Psélaphides, olfre des caractères qui relient cette famille à la précédente. En effet, les deux ou trois derniers articles de leurs antennes forment une petite massue; mais ils appartiennent aux Brachélytres par la brièveté de leurs étuis bien plus courts que Fabdomen. Ils offrent un caractère remarquable dans le développement de leurs palpes, qui sont toujours très-saillants ; leurs tarses n’ont que trois articles. Ce sont des insectes de très-petite taille, les plus grands ne dépassant guère 2 millimètres; mais leurs mœurs comme leurs formes sont très-remarquables.
Les Psélaphes {Pselaphus) ont le corps grêle, atténué en avant, les antennes assez longues, épaissies à l’extrémité, les palpes presque aussi longs que les antennes; le corselet étroit, uni, les élytres s’élargissant de la base à l’extrémité. Le Pselaphus Heisei (lig. 175), type du genre , est d un roussâtre brillant; on le trouve assez communément dans les détritus végétaux, au bord des mares.
Les Clapiger J remarquables par leur tête cylindrique privée d’yeux, à antennes plus courtes, plus épaisses, composées de six articles, ont leurs élytres très-courts, terminés par un pinceau de poils. Ils vivent en so-
1 De brachys, court, et elytron, étui.