ELEGIE
L'airain du jour sonne la dernière heure. Autour de moi chacun sommeille en paix. Je veille seule en ma triste demeure.
Seule, livrée à d'éternels regrets.
Je songe à toi, bon et généreux père.
Dès ton automne, au cercueil descendu.
Je songe à vous, ami noble et sincère. Vous, égorgé sous mon œil éperdu!
Je vois toujours cet échaffaud horrible. Qu'à la vertu le crime osa dresser.
J'entends toujours l'adieu qu'un cœur sensible Dut tant souffrir de ne point m'adresser!
Depuis ce coup qui m'eût ôté la vie.
Si le chagrin nous ouvrait le tombeau; Chaque moment de ma longue agonie Me vit gémir sur un revers nouveau.
J'ai tout perdu, santé ^ repos, richesse^ Et quand par eux mon sort pouvait changer, Je dus cesser de croire à la tendresse, De ceux pour qui j'affrontai le danger!
L'aspect d'un fils et l'amour d'une mère Savaient encor au monde m'attacher; Entre leurs bras j'oubliais ma misère.
Mais de leurs bras il fallut m' arracher I
Loin d'eux j'habite une perfide terre.
Où d'un époux m'attendaient les malheurs;
J'y vois ses yeux fermés à la lumière.
Ne plus s'ouvrir que pour verser des pleurs!
De ce tableau qui par degré me tue.
Je veux en vain m'épargner la douleur; Si quelquefois j'en détourne la vue, Je le retrouve aussitôt dans mon cœur.
Matin et soir, en tous lieux il m'obsède. Il vient, la nuit, en rêve me chercher; A ma soufi'rance il n'est point de remède Et je n'ai pas un sein où l'épancher!
Toi, des mortels l'incorruptible juge.
Qui seul connais mes tourmcns, mes combats. Du malheureux cher et puissant refuge.
Dieu de bonté, ne m'abandonne pas!
Prends en pitié mon trouble déplorable.
Dans mon devoir daigne me soutenir; Ne permets point qu'un désespoir coupable. Souillant mon cœur, perde mon avenir!
O doux effets d'une ardente prière.
J'ai recouvré le calme et la raison :
Un sommeil pur vient clore ma paupière; Dieu! je m'endors en bénissant ton nom 1
Madamk Dufkénoy.
^iefefelb, DruoT unb Sîerlad oon iOell^agen é: 5^ra(infl.
yième Année.
CHOIX DE LITTÉRATURE
lire
DES JVDEU.liEURS AlTEiniS
TANT ANCIENS QUE MUDERNES
par O. El, B, KFO J&JPJP, prof, et DR., et C ^CMUtZ, dr.
Tom^Trich.
Par MOLK-GKNTILHO.M>nC.
(Fin.)
Eie Seuil de la Vie.
— Ori, dit le vieillard^ elle est lù. Kllc dort.
— Ohl c'est affreux, s'écria Georges. Mais dod! Ost impossible... elle est malade, mais elle peut gurrir, n'est-ce pas? — Le médecin....
— L'a abaadunnéc, monsieur Georges. D'ailleurs venez, vous aile/. la voir... Ah! vous ave* bien fait, je crois, d'arriver aujourd'hui.
Georges suivit en «ilcnce le vieux Caro. In brouillard glacé obscurcissait aca yeux , et du violentes douleurs allourdiss.iient sa tête. Toutà-coup les rideaux .s'cnlr'ouvrirrnt et il vit Annah.
La souffrance avait creusr ses tempes et parsrinr de taches bleuillres les roses pures de sei joues. Klle avait horriblement maigri. Ses soupirs étaient rapides et .saccadés. On eût dit qu'à chaque effort qu'elle Taisait pour respirer, une parcelle de vie s'exhulnit de ses poumnas. Pourtant elle était toujours belle. Le peintre le plu< difllcile n'eût non im;t;;ine de plus cricstr, de plus poétique que la tête blanche et inanimée d'Annah, pendant cette muette igonle. Oa vo-
yait les ailes Impitoyables de la mort planer sur ce front virg^ual, et ce front était calrae et serein, et elle souriait en mourant.
— Georges, — ... Georges! murmura-t-elle. A ce mot, le vieillard se leva et dit à voix
basse :
— Le médecin n'a jamais pu dire de quoi mourait notre Annah! Mais je le 8«b, moi.
Nous le savez, fit Georges en pAlissant.
— Oui... et vous aussi... n'est-ll pas vrai? Oh! on ne sVn va pas si jeune à propos de rieo, voyez-vous... La pauvre enfant, on l'a tuée, et c'est vous, c'est Georges, c*est vous...
— Grâce, John, grâce! s'écria Cteorgoti ot l;iissc7.-moi prier l'ange mourant de BO partoa* ncr mon crime! Oh! mes rtaor4t Tool ééjk bien vengée! !
Il se jeta à deux genoux et noullla de larmes améres le chevet de la aalado. TtlIèC U semblait implorer Dieu, umiM U •*màrtmàk% à elle et cherchait à alltrer MS rcgmH. Il parU long-temps sans qu'elle panUt le comprendre. Mitis peu-à-peu, ses yeux te rovTrirenl, el elle eut l'air, en lo regardant, de vouloir se rappeler ses traits et de chercher ce souvenir âxn% les • ' rir' l'une epo^tie 4€Jà elo4-
[ . Noulut tovrire: ella il
un mouvement plein d'une joie aaîve et enfkatine, comme une r.ippelle an
événement et un nom qu'elle avait oubliés , et elle s'écria en lui .«alslssant le bnw:
— Oui! c'est bien cela!, c'est Georges! Ge(^rges se couvrit la figure de ses deux
in.iins.
— Pourquoi plcurcs-tu, mon ami? Est-ce que tu ne m\'iimes pas, est-ce que je ue t'aime pas? Est-ce que nous ue sommes poiut heureux? Tu ne sais pas, j'ai fait bien des rêves depuis que tu es parti . . . tous mauvais . . . tous affreux ! tous me disaient que tu ne reviendrais plus et que tu étais mort... Oh! tu n'as pas idée de ce supplice....! Mais ils ont menti et tu es revenu.. On a cru dans le village que j'étais malade, tandis que je n'étais que triste, et on m'a mise dans ce lit malgré moi... Mais à présent, je vais me lever, n'est-ce pas, Georges? et nous irons ensemble voir les rayons du soleil se jouer dans les cascades de la Clyde... C'est avec toi que je veux revoir mes torrens, mes forêts, mes vallées!... Dis-moi?... L'eau des neiges doit tomber du haut des rocs avec un bruit sublime... Le feuillage se renouvelle de toutes parts, n'est-ce pas? Oh! je veux revoir tout cela.... Aide-moi donc à me lever, Georges... et une fois dans la campagne, je me sentirai forte et guérie... alors tu ne me quitteras plus, tu me suivras, ou plutôt je te suivrai partout... partout, entends-tu^ Georges, excepté du côté de Loch-Tall
— Tu m'aimes donc, s'écria Georges en collant ses lèvres sur la main pâle d'Annah! tu m'aimes donc toujours?
— Je t'aime.
Elle murmura ce mot bien bas, d'une voix ' qui n'était plus de ce monde, et qui s'adressait au cœur plutôt qu'à l'oreille.
Alors, il se fit un silence morne et glaué. Annali, pendant cet instant d'exaltation et de surexcitation fébrile, avait visiblement perdu le peu de forces qu'un long repos lui avait conservées. Ses doigts pressèrent ceux de Georges comme par une contraction nerveuse et ses lèvres, redevenues muettes, perdirent tout-à-coup l'éclat fugitif dont un éclair de joie les avait inondées en passant. La pauvre jeune fille puisait la science du bonheur à la source d'une souffrance horrible dont l'étreinte cruelle l'étouf-
faît. Son âme avait trouvé, dans les tortures d'une maladie du corps, une complète initiation aux secrets de l'amour. Succomberait-elle sous le poids de cette révélation , ou se releveraitelle après la lutte? Elle était bien près de la mort , mais Georges était là j elle avait senti sa main réchauffer la sienne, son haleine avait caressé son front... en fallait-il davantage pour rallumer cette flamme qui s'éteignait, pour rendre à la terre cette vie que le désespoir donnait au ciel?
Cependant, la nuit fut agitée. C'était une succession continuelle et régulière de bons et de mauvais momens, de sursauts impétueux et de calme sans sommeil. Vers le point du jour, elle se leva sur son séant, parut ressaisir un peu de sa raison, et récita une prière à haute voix. John Care qui dormait, ne l'entendit point. Mais Georges s'élança vers elle. Il allait parler quand le médecin entra. Georges réveilla John Care et tous deux regardèrent sir Ellies de ce regard attentif et inquiet qui demande une réponse favorable et redoute une sentence de mort. Sir Ellies se tint long-temps devant le lit d'Annah, consultant le mouvement du pouls, écoutant les battemens du cœur, et calculant la vitesse de la respiration. Il fut sur le point de parler, mais il s'arrêta, en homme indécis qui ne veut prononcer qu'à coup sûr. Chacun respecta son recueillement en gardant un profond silence. Enfin, il lâcha le bras d'Annah, resta quelques minutes absorbé dans une austère réflexion, puis se tournant vers John Care:
— Rassurez-vousj lui dit-il, elle vivra.
Pélérinag^es*
John Care avait deviné juste. Le retour do Georges fut le signal de la convalescence d'Annah. La joie du cœur jeta de nouvelles roses sur ce front pâli. Le même baume agissait en même temps sur l'âme et le corps. Au bout d'un mois, le vieux Care s'entendit avec Georges
ML.SKE FnAN(\\I.S.
pour fixer le jour du luaringc el l'anDoucer à Annali.
La jeune fille était eufin levée. Georges viot la ctiercher pour sa première promcoade.
— Où aJlons-nous? dit Georges.
— ConimcD^'ODs, répondit Anoali ^ par une visite à ceux qui nous^out aimés. IVc ro\is-tu pas demandé où était la tombe de ton père'if Je vais t'y conduire. Viens j nous prierons ensemble.
Et ils se dirigèrent silencieusement vers le clos "des morts. Georges, en se prosternant sur cette terre fraicbcmcnt remuée, comprit que la douleur , une fois entrée dans Tàme , y creuse un abîme où elle veille éternellement, et que le souvenir de son père serait désormais recueil menaçant où viendraient écbouer ses illusions de repos. Cette pensée lui fit effroi. Mais quaml il vint à réfléchir que ce n'était là qu'une faible expiation de tout ce qu'il avait fait souffrir à Auuah pendant le séjour de Lucy à Loch-Tall, il se trouva moins mallieurcux, reprit espoir et se résigna. Il voulut ensuite retourner ciic/. John Care.
— Nous avons encore un devoir à accomplir, dit Annali. Georges, il faut réparer tous vus oubli<).
Ku disant ces mot>-, elle lui montra le chcmiu «le Loeh-Tall. Mais au lieu de s'engiiger dans le défilé qui menait directement au château ^ elle prit un st-nlier moins fréquenté ou Georges ne se rappelait pas avoir jamais pénétré. Tout-à-coup^ sa mémoire se réveilla. L'image de la dernière nuit qu'il avait passée à ftJtone-Hyrc», nuit fatale rt maudite, descendit comme une ombre sanglante, sur Taurore de sou bonheur. Il reconnut ccKe pente afl'reusemrnt rapide où les roues de la carriole avaient failli se briser, ces quartiers de rocs oublies sur le pasiagr, ces ifs qui grimpaient aux parois du cratère , crltp route qui tournait comme un labyrinthe, bornée d'un côté pnr un mur de »;ranit perdu dans les OUJi^es , dr lauire par nu gouffre ou 1rs eaux de vin;;t (orrei <« (4>mbaicni en gerbes éclatantes. Co rhemia parlait aux yeux et nu («mr du jeunr mon'- ;r'. Il v
avait dans le feuillage de^ frênes, dans le jet des cascades, dans les brisures du roc, des voix intelligibles qui racontaient l'iûstoire du passé. Ces évocatious le plongèrent dans une sorte do dclire concentré, triste et muet. Eufin, ils parvinrent aux chutes de Corra-Lynn. Aunah indiqua du doigt à Georges un ravin ou elle lui lit signe de la suivre. Il obéit, (juund ils eurent descendu ce sentier jusqu'à une distance d^nviron trente pas^ elle lui montra une largo [lierre sur laquelle une main inhabile avait gravé (ant bien que mal un nom connu.
Georges prononça ce nom avec un cri Je surprise.
— Il t'a sauvé, dit-elle d'une voix d'aige^ el si tu es encore là, c'est à lui que je le dois. Et puis tu /'aimais. J'ai défendu qu'on le jetât dau» le torrent.
Georges avait le ca'ur brisé. Il tomba aux genoux d'Aunab, car ce trait de boute louchante venait de la grandir encore et de la s;tnctifier à ses yeux. Dvs ce moment, Aunaii était la rivale préférée de Lucy. Il voulut la remercier: mais sa voix se noya dans les larme».
La pauvre enfant avait songe à tout, — aéaie aux funérailles de Tom-Trick.
Par SlAOAJiK l.\ Comtkssk u'.Ish.
Le mystérieux persoun.ige nous a(Uch.-i bica solidement à nus .sièges , tira d'une e>c.-%ri rlle qu'il portait au c«'»te un gros sifflet d'argent , el nous commençâmes à monter. .Mes yeax s« âxcrrut sur llcau\ telle qu'un me paraLii.v<Ut oublier dans cette ascension. J'ouvrais la bottClio pour r.tppeirr, quand ma hellr-sirur poiui »A main sur mes levrrs el me montr.t les pksl«l«ls qu'cllo .t\ail cachei d.ins >;i poche. Nous élioos alois .1 dix ou douze pled> de (rrrr. 11 y a%ail un infernal bruit de rouages el de crics qui ■»• portait >ur le^ nerfs a un point extrcne; ca y joign.-%ot l'inquiétude ui»t p.ir.xbic d'un \oyago ao-
MUSÉE FHANÇAIS.
rien, vous comprendrez que je n'étais point à mon aise. Nous arrivâmes pourtant à bon port, et nous trouvâmes un nouveau guide qui nous donna la main pour quitter nos fauteuils, en nous invitant à le suivre.
Mon cher enfant, je me mourais d'envie de parler; il me semblait que j'avais mille choses à dire, c'était bien probablement par esprit de contradiction. Valentine était aussi à son aise que dans la grande allée de Versailles. Elle faisait des révérences, à toutes les portes, à notre cicérone, beaucoup plus poli que l'autre^ et qui ne voulait pas absolument passer avant nous. Je lui demandai le lendemain (à madame de Solmène) pourquoi elle l'avait traité presque comme un prince du sang.
— Ma chère, me répondit-elle^ en enfer, on ne sait jamais à qui on parle.
La raison me parut sans réplique. Après quelques minutes de marche, nous vîmes en face de nous une grande porte scellée de trois sceaux de cire noire, aux armes de la maison de Vilbelle. Notre conducteur frappa comme l'autre les trois coups mystérieux. Les sceaux se rompirent et les énormes battants s'ouvrirent d'euxmêmes pour nous laisser voir une immense salle coupée au milieu par un rideau noir; c'était la couleur à la mode en ce pays-là. La plus profonde obscurité y régnait; nous distinguions seulement, à travers le rideau, une vive clarté de l'autre côté de l'appartement. En nous retournant, pour prendre connaissance des lieux, nous nous trouvâmes seuls, madame de Solmène, moi tt Beauvielle; ce dernier nous avait rejointes par la même voie aérienne. Les portes étaient fermées, on aurait entendu voler une mouche. Tout à coup une voix, ^ue nous reconnûmes pour celle de Cagliosfro, prononça ces paroles pour ainsi dire ù notre oreille, et cependant nous ne voyions personne :
— Quand le premier coup de minuit sonnera, vous serez en présence de la dame que vous avez désiré voir. Vous ne pourrez lui adresser aucune question qu'après le douzième coup frappé. Alors elle sera à vous pendant une heure. Ayez grand soin de ne point dépasser le cercle tracé
autour de vous sur le parquet, ou je ne répon* drais pas des suites.
La voix se tut, nous attendîmes. J'étais fort émue, cet appareil imposant, ce silence de mort, cette obscurité, tout cela m'agitait vivement. Madame de Solmène me prit le bras et me le serra fortement lorsque le bruit de l'horloge vibra comme un signal. Alors le rideau se tira, et sans que nous pussions deviner par quel moyen. Une balustrade semblable à celles qu'on pose dans les chambres à coucher du roi et des princes nous séparait du reste de cet immense salon, et un cercle rouge, tracé sur le parquet, nous marquait nos limites. En face de nous, sur le panneau de bois de chêne, se détachait le portrait de notre aïeule. Ce qu'il y avait de particulier, c'est qu'il était parfaitement éclairé, qu'il donnait seul la lumière autour de lui et de nous, et que nous n'apercevions ni bougies ni torches. Nos regards se portèrent naturellement sur le tableau; c'était bien lui, c'était bien la marquise de Vilbelle avec sa robe de velours noir , sa collerette de guipure et ses cheveux serrés sous un bandeau; son livre à la main, son œil triste et presque sévère, c'était bien elle. Au second coup de l'horloge cette figure jse leva en pied, nous la vîmes, à notre grand saisissement, sortir de son cadre, descendre droite jusqu'à terre et arriver à la balustrade sans faire aucun mouvement des yeux ni des jambes ; elle glissait, elle ne marchait pas. J'avoue que le cœur me battait à outrance, que je me croyais le Jouet d'un songe, et que, lorsque après le douzième coup, la voix de Cagliostro nous avertit que nous pouvions parler, je n'en eus pas la force.
Valentine plus pâle que le spectre, porta vivement à son nez son flacon de sel et dit avec sa douce voix :
— Daignerez-vous nous excuser, madame, en faveur du motif qui nous a guidées. Vous qui savez tout maintenant, avec l'aide et la volonté de Dieu, vous connaissez l'innocence de nos pensées.
Je le sais, ma lille, répondit l'ombre, d'un organe qui ne ressemblait à rien de ce monde,
je sais tout ce que vous êtes et tout ce que vous valez, mais j'ignore pourquoi vous m'avez appelée.
— C'est à ma sœur à vous l'apprendre , répliqua la vicomtesse; c'est elle qui vous a choi- Hie parmi toutes les femmes de notre maison: elle vous en dira le motif.
Ma grand'mère se tourna vers moi sans parler.
— Je désire déchiffrer Tinscription de votre livre, madame, dis-jc alors.
Cette belle phrase fut tout ce que je pus tirer de mon cerveau, et je ne trouvai rien de mieux que de raccompagner d'une révérence jusqu'à terre. J'avais, à ce qu'il paraît, une bien singulière figure, car, malgré son émotion, ma belle -sœur eut toutes les peines du monde à ne pas me rire au nez , ù ce qu'elle m'a avoué depuis. Le revenant tourna son livre de notre coté, nous y lûmes très -distinctement sur une belle page blanche: