‹ Musée ornithologique illustré (volume 2)Chapitre 15 sur 61 · PL. 102. — MÉSANGE A MOUSTACHES · texte numérisé non relu

PL. 102. — MÉSANGE A MOUSTACHES

Parus biarmicus (Linn.).

Mâle adulte : en dessus, tête d’un cendré bleuâtre ; deux longues moustaches d’un beau noir velouté, partant du lorum qu’elles recouvrent, et descendant latéralement le long du cou ; dos et croupion d’un roux vif; grandes couvertures alaires et rémiges secondaires noires, largement bordées du même roux, les

Des Murs, Les Oiseaux des Champs et dos Bois.

J. Rothschild, Éditeur, Paris.

PI, 102. MÉSANGE A MOUSTACHES — Parus Biarmicus. Linuæus. — Presque nat.

«©DACTYLES CONIROSTRES

primaires lisérées blanc ; queue large, longue et étagée, de la même couleur que le dos, les latérales ayant leur page externe blanche; en dessous, menton, gorge, devant du cou et haut de la poitrine d’un blanc argenté ; le reste des parties inférieures d un roux clair, plus foncé sur les flancs. Bec jaune orange ; iris jaune; pieds d’un gris de plomb foncé. Taille : de cent soixante-douze à cent, soixante-treize millimètres.

Type des groupes génériques Panurus de Koch, Calamophy lus de Leach, et Mystacinus de Boïé.

Habite presque toute l’Europe ; en abondance au milieu des polders de la Hollande, commune en Sicile, où elle est sédentaire, et se trouve notamment dans les marais de Catane, sur le lac de Lentini, sur les bords de l’Anapuset de la rivière de Cyane, où on la voit voltiger, dit Malherbe, sur les roseaux et les Cijperus Papyrus.

Niche parmi les joncs et les herbes touffues; parfois, d après M. de Méezemaker, dans les huttes de roseaux que Ton établit au milieu des marais pour tirer les Canards ; pond de six à huit œufs d’unblanc pur marqué non point de taches mais de petites rayures très fines et irrégulièrement réparties, ou traits d’un noir violet; ils mesurent seize millimètres sur quatorze,

Bechstein dit que le nid de cette Mésange, placé dans les tiges mêlées et entrelacées des roseaux, est en forme de bourse, tissu de brins d’herbe sèche et de duvet cotonneux de plusieurs plantes.

Au témoignage de M. Bailly, ce travail, qui est un peu de la forme d’une boule, a ses bords épais, etl’ouverture, qui est assez large, réservée en dessus, sur l’un des côtés. De cette forme à celle d’une écuelle, que lui assigne M. de Méezemaker, et que nous figurons, il n’y a pas loin.

Sans être facilement domesticables, les individus de cette espèce peuvent se conserver quelque temps en cage.

Cette Mésange et la suivante, qui sera la dernière, font une exception remarquable, par la coloration de leur plumage, aux types constants de la famille ; exception telle, qu’on serait tenté

LES OISEAUX DES CHAMPS ET DES BOIS

de les considérer comme étrangères à l’Europe; et l’on comprend que chaque méthodiste en ait voulu faire un groupe à part.

PL. 103. — MÉSANGE RÉMIZ.

Parus pendulinus (Linn.).

Mâle adulte : en dessus , tête et cou d’un blanc pur , parfois légèrement cendré , front, lorum et tout le tour des yeux d un noir profond; dos d’un roux vif, lavé de cendré au croupion ; couvertures claires, d’un roux marron, frangées de grisâtre, les rémiges secondaires bordées de blanchâtre, et les primaires deroussâtre ; queue courte et échancrée, noirâtre, les rectrices lisérées de roux blanchâtre; en dessous , gorge blanche; collier roux au bas du cou ; ventre et abdomen d’un blanc lavé de roussâtre et flamméché de brun. Bec, qui est court, droit et conique, noir ; iris jaune; pieds gris de plomb. Taille : dix centimètres.

Type du groupe générique Ægythaîus de Boié.

Habite l’Europe, en Pologne, en Crimée, en Italie, en France, où elle est en grand nombre dans le midi.

Niche sur les arbres qui bordent les cours d’eau, principalement sur les saules, les peupliers blancs et les aulnes ; attache à l’extrémité d’une branche un nid artistement feutré de duvet de saule ou de peuplier, en forme de poche ou de bourse, avec entrée latérale; pond de six à huit œufs d’un blanc pur et sans taches, ou avec quelques taches nébuleuses ou à peine marquées, ro^âti e> . ils mesurent seize à dix-sept millimètres sur dix.

Des Murs, Les Oiseaux des Champs et des Bois.

PI. 103. — MÉSANGE RÉMIZ — Parus Pendulinus. Linnæus. —

nat.

Des Murs, Les Oiseaux des Champs et des Bois.

J. Rothschild, Éditeur

Paris.

PI. 104. — J ASETTR DE BOHÊME — Amp dis garrulus. Linuæus. — £ nat.

déodactyles conirostres

2° GROUPE GÉNÉRIQUE JASEUR, AMPELIS (Linn.).

Nous plaçons ce groupe à la suite de celui des Mésanges, pour servir de trait d’union entre cette famille et celles qui vont suivre, sans nous dissimuler qu’il figurerait mieux dans celle des Cotingas d’Amérique, dont il semble être un membre égaré en Europe, sauf qu’il est essentiellement arctique d’habitat , ou, mieux encore, dans celle des Pardalottes océaniens, qui tiennent tant des Mésanges.

Bec à peine de moitié de la longueur de la tête, aussi haut que large, incliné et fortement denté au bout de la mandibule supérieure qui recouvre l’inférieure, celle-ci également échancrée à la pointe qui se relève; narines basales, ovoïdes, cachées, de part en part, par des plumes piliformes dirigées en avant; ailes médiocres, suraiguës, la troisième rémige la plus longue, les rémiges secondaires terminées par de petites palettes cornées, queue moyenne , faiblement arrondie et presque carrée, le rachis des rectrices médianes mucroné, c’est-à-dire les dépassant en forme de piquants; tarses trapus, de la longueur du doigt médian, qui est soudé au doigt externe.

Deux seules espèces : une de l’Amérique septentrionale, l’autre d’Europe.

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