PL. 28. — FAUCON HOBEREAU
Falco subbuteo (Linn.).
Mâk adulte : parties supérieures d’un noir bleuâtre, avec la tige des plumes noirâtre ; un mince sourcil blanc au-dessus de l’œil, et au-dessous une large moustache noire partant de la commissure et se bifurquant au bas de la joue; gorge blanche, très finement grivelée de grisâtre; poitrine, cuisses et croupion d’un roux rougeâtre , flamméchés largement de noir, surtout à la poitrine; rémiges brun noirâtre; rectrices, en dessus, du même noir bleuâtre que le manteau; en dessous, de couleur fauve, barrées de cinq à six bandes brun noirâtre. Bec couleur de corne bleuâtre; iris noisette; cire et pieds jaunes; ongles noirs. Taille : trente centimètres environ.
Habite l’Europe, l’Asie et l’Afrique ; assez répandu en France, principalement dans le nord et à l’est, ainsi qu’en Allemagne ; rare en Hollande ; arrive dans la Beauce en même temps que les sauterelles, qui y sont le fond de sa nourriture; quelques paires nichent dans les bois du département d’Eure-et-Loir ; s’empare le plus souvent de vieux nids de Pie.
Niche dans les Alpes suisses , oii il n’habite que pendant 1 été, sur les grands arbres ou dans les rochers; de même en Savoie. Pond trois ou quatre œufs semblables à ceux des autres espèces, sauf que le blanc de la coquille s’y fait plus souvent voir ; ils mesurent près de quatre centimètres sur trois.
C’est peut-être le plus abondant des oiseaux de proie aux deux passages du Bosphore, mais surtout à l’automne , où il arrive à la suite dos Cailles; il passe presque sans interruption du tO septembre au 20 octobre environ.
M. Alléon a généralement trouvé dans son estomac des Cailles et des Passereaux de petite taille , quelquefois des sauterelles et
Des Murs, Les Oiseaux de Proie. J. Rothschild, Éditeur, Paris.
PI. 28. — FAUCON HOBEREAU — Falco siébuteo. Linnæus. — è nat.
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LES FALCONIDÉS OU FAUCONS
de gros insectes; mais les sujets qui paraissaient se nourrir d’insectes étaient ordinairement maigres : c’étaient pour la plupart des jeunes, et ils terminaient le passage.
C’était une des petites espèces de Faucons utilisées dans la fauconnerie pour voler la Perdrix , la Caille et surtout les Alouettes. Il se portait sur le poing découvert et sans chaperon ; était considéré pour oiseau de haut vol, et surnommé le Hardi.
Et cependant , de tous les oiseaux , a dit un auteur , il n’y en a point qui soit plus libertin ni plus volontaire que le Hobereau ; c’est ce qui rend son affaitage plus difficile que celui des autres Faucons , quoi qu’en l’affaîtant on suive les mêmes principes.
M. Bailly rapporte avoir conservé vivants plusieurs Hobereaux qu’il avait pris dans des pièges ; il a toujours remarqué que les jeunes étaient assez doux, assez traitables. Mais il n’a jamais pu , malgré tous ses soins , obtenir le même résultat des vieux. 0 C’est le type du groupe Hypotriorchis de Boïé.