‹ Musée ornithologique illustréChapitre 17 sur 85 · TE · texte numérisé non relu

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IIDEOME -TEMPÊTE - ThalasMroma, pelagica. Selby. — J nat. IDROME DE L E A C H — Thalassidroma leueorhoa. gerbe. — | nat.

LES OISEAUX D’EAU — LONGÏPENNES

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GROUPE GÉNÉRIQUE UNIQUE

THALASSÏDROME , THALASSIDROMA (Vigors , 1825).

Ils ont le plumage généralement sombre, les formes grêles, avec l’aile étroite et allongée , rappelant celle des hirondelles, d’où leur nom. Du reste, bec moitié plus court que la tête , très crochu ; narines en saillie à la base du bec, formant deux tubulures réunies par un seul orifice, et séparées intérieurement par une cloison très mince ; ailes étroites, aiguës, allongées, la seconde rémige dépassant la première; queue courte, arrondie; tarses longs et très grêles.

Une seule espèce, que nous allons décrire, appartient à l’Europe.

PL. 7. - THALASSIDROME-TEMPÊTE.

Thalassidroma pelagica (Selby, 1831). — Procellaria pelagica (Lirai., 1760).

Mâle et femelle adultes : d’un brun noirâtre sur la tête, le cou et le dos; couvertures supérieures de la queue blanches, avec la pointe noirâtre; toutes les parties inférieures du corps d'un noir fuligineux, à l’exception des plumes latérales du bas-ventre, qui sont blanches, et la plupart noirâtres à l’extrémité ; grandes couvertures supérieures des ailes et bord externe des rémiges secondaires ordinairement bordés de blanchâtre, ou d’un noir de suie; rémiges primaires d’un noir profond; moyennes couvertures inférieures de l’aile blanchâtres ; rectrices de la couleur des ailes, avec les latérales blanchâtres à la base, sur les barbes internes et externes , le rachis étant noir ; le bec et les pieds sont

noirs, et ceux-ci mesurent vingt ci un à vingt-deux centimètres de longueur ; l’iris est brun-noir. Taille de quinze centimètres.

Cet oiseau de tempête vole avec une singulière vitesse au moyen de ses longues ailes, et il sait trouver des points de repos au milieu des flots tumultueux et des vagues bondissantes, comme dit de Montbeillard ; on le voit se mettre à couvert dans le creux profond que forment entre elles deux hautes lames de la mer agitée, et s’y tenir quelques instants, quoique la vague y roule avec une extrême rapidité. Dans ces sillons mobiles des flots, il court comme l’Alouette dans les sillons des champs. D’où le nom qu’on lui a appliqué à' Oiseau de saint Pierre , ou encore, toujours dans le langage des matelots, faisant allusion à quelque conte de sorcellerie maintenant oublié, de Poulet de la mère Cary. Le nom lui-même d’oiseau de tempête, quoique donné indistinctement à plusieurs autres espèces, joint à leur couleur presque toujours d’un noir enfumé avec plus ou moins de blanc, en a engendré d’autres provenant des mêmes croyances, tels que celui à' Oiseau-Diable du père Labat, celui de Diablotins des colons de la Guadeloupe et de Saint-Domingue, celui de Satanique de nos matelots, et enfin d'Alma de Maestro des Espagnols.

Fondées ou non, ces croyances, de même origine, ont existé de tout temps, existent encore, on le voit, et existeront toujours. La superstition si naturelle des marins à leur endroit la rend poétique, en dépit même du scepticisme de la science, et peut-être sont-ils dans le vrai.

Le Pétrel-Tempête, que ces légendes rendent si intéressant, est répandu sur toutes les mers de l’Europe.

Très commun aux îles Féroë, et passant pour acquérir beaucoup de graisse en certaines saisons, les habitants en profitent, au rapport de Brünnich, pour s’en servir en guise de lampe, en faisant passer une mèche de la bouche à l’anus de l’oiseau, et y mettant le feu.

Le Pétrel-Tempête se reproduit en assez grand nombre sur plusieurs îles de la Bretagne, notamment sur l’île Bougie, près de Morlaix, et sur l’île des Glenans, Il se reproduit aussi sur les

LES OISEAUX D’EAU — LONG1PENNES

îles qui avoisinent Marseille et- sur d’autres points de la Méditerranée.

D’après le capitaine Loche, il se trouve sur les côtes de Provence où, dès le mois d’avril, il vaque immédiatement à sa reproduction. Cet observateur a rencontré des œufs de cette espèce, depuis le mois de mai jusqu’au mois de septembre, et il a vu des petits du commencement de juin aux premiers jours d’octobre. Très probablement l’espèce a plusieurs pontes dans la saison, ce qui expliquerait, selon Gerbe, une aussi longue période de reproduction ; et ce qui seul, à notre avis, explique également l’innombrable quantité de ces oiseaux sur certains points de l’Océan. C’est dans un trou dérocher, plus ou moins profond, et sans préparation aucune, que la femelle pond un seul œuf d’un blanc mat, avec de très petits points de brun rougeâtre très rapprochés au gros bout en forme ordinairement de couronne ; cet œuf est assez court, également épais des deux bouts, c’est-à-dire elliptique, et mesure vingt-sept à vingt-huit millimètres de grand diamètre, et vingt et un à vingt-deux du petit.

PL. 7. — THALASSIDROME DE LEACH.

Thalcissidroma leucorhoa (Gerbe, ex Vieillot). — Procellaria leucorhoa (Vieilli).

— Procellaria Leachi (Temm.), — Thalassidroma Leachi (Ch. Bonap.).

Mule et femelle adultes: toutes les parties de la tête et du corps d’un noir mat ; côtés de l’abdomen et couvertures du dessus de la queue blancs, avec les baguettes ou rachis bruns ; rémiges et queue, qui est fourchue, noires ; bec et pieds noirs. Longueur totale : environ vingt centimètres.

Habite les Orcades, où l’espèce a été trouvée par le docteur Leach, vers 1820, à Terre-Neuve ; assez commun dans l’île de Saint-Kilda ; fréquent sur plusieurs points de l’Europe; paraît à la suite de tempêtes en France, sur l’Océan et la Méditerranée.

Vit sur les lacs salés et sur les bords de la mer. Se nourrit d’insectes et de petits poissons qu’il saisit à la surface des eaux,

LES OISEAUX NAGEURS

sans jamais y plonger, et toujours tenant les ailes déployées lorsque des pieds il touche l’eau.

Niche sur les mêmes hords, dans des trous de rats et dans les fentes des rochers, ou il reste en embuscade et presque constamment ; pond seulement un œuf de forme elliptique, d’un blanc pur et mat avec une couronne de très petits points brun rougeâtre sur l’un des hords ; cet œuf mesure de trente-trois à trente-cinq millimètres dans un sens, et de treize à quatorze dans l’autre.

g' gOUS-FAMILLE

LES PÉTRELS-PUFFINS. — Puffineæ,

Us forment un groupe générique sous le nom du ;

Puffin, Puffinus , Buisson,

Procellaria, Linn,

La manière de vivre des Pétrels-Puffms ne diffère pas sensiblement de celle des Pétrels-Hirondelles ; ils ne se distinguent les uns des autres que par les narines , par la longueur du bec , qui dépasse celle de la tête ; par une queue médiocre, le plus souvent arrondie ; et des tarses de la longueur du doigt médian.

Ils sont, de même que les précédents, oiseaux nocturnes, qui chassent au crépuscule, et se cachent une partie du jour dans les trous des rochers, ou dans les tannières des lapins et des rats, et ne sortent de ces retraites que sous l’influence des ouragans si fréquents dans les parages qu’ils habitent.

Cinq espèces seules appartiennent à l’Europe.

Des Murs, Les

Oiseaux d’Eau.

J. Rothsc

rilcT, Éditeur, Paris.

PI. 8.-PÏÏPFI

CESBEi— Puffir,

s. Gerbe. — J

Des Murs, Les Oiseaux

d’Eau.

J. Rothschild, Éditeur,

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