PL. 12. — HIRONDELLE DE MER PIERRE-G ARIN
Sterna hirundo (Linn.).
Une des espèces les plus communes de notre Europe est l’ H ir ondelle de mer proprement dite, à laquelle nous conservons le nom vulgaire de Pierre-Garin , qu’elle a reçu des habitants de la côte de Picardie, et qui est resté dans les livres.
Mâle adulte : front, sommet de la tête et plumes allongées de l’occiput d’un noir profond; partie postérieure du cou, dos et ailes d’un cendré bleuâtre ; parties inférieures d’un blanc pur, à l’exception de la poitrine légèrement nuancée de cendré ; rémiges d’un cendré blanchâtre, terminées de brun cendré; queue blanche, sauf les deux pennes latérales d’un brun noirâtre à l’extérieur; bec d’un rouge cramoisi, souvent noirâtre à la pointe; iris brun rougeâtre; pieds rouges. Sa taille varie de trente-trois à trente-sept centimètres.
Au retour du printemps, ces Hirondelles arrivent en grandes troupes sur nos côtes maritimes.
Ce sont des oiseaux aussi vifs que légers, des pêcheurs hardis et adroits.
Bâillon a eu plusieurs Pierre-Garins dans son jardin, où il ne put les garder longtemps, à cause de l’importunité de leurs cris continuels, même pendant la nuit. Ces oiseaux, captifs, perdent d’ailleurs toute leur gaieté : faits pour s’ébattre dans les airs, ils sont gênés à terre ; leurs pieds courts s’embarrassent dans tout ce qu’ils rencontrent.
Ces détails de mœurs et de ponte peuvent s’appliquer au plus grand nombre des Hirondelles de mer*