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PL. 17. — HIRONDELLE DE MER MOUSTAG

Hydrochelidon hybrida (G.-B. Gray, ex Pallas, 1812). — Sterna hybrida (Pallas, 1812).

Sterna leucopareia (Nattérer-Temm.).

Male adulte : dessus de la tête et du cou noir intense ; dessus du corps d’un gris cendré; gorge, bas des joues d’un blanc plus ou moins pur ; devant et côtés du cou et haut de la poitrine d’un blanc nuancé de cendré ; abdomen cendré noirâtre, avec la région anale d’un teinte cendrée très claire; sous-caudales blanches; couvertures supérieures des ailes pareilles au manteau; queue en dessous , du même cendré que le dos , avec la penne latérale blanche. Bec et pieds rouges ; iris noir. Taille : vingt-six centimètres.

Cette espèce, découverte par Nattérer , vers 1820, dans les parties méridionales de la Hongrie, a été trouvée , après lui , par Temminck, dans les marais, près de Capo-d’tstria et sur les côtes de la Dalmatie ; peu après, J. de Lamotte en vit une seule fois quelques individus dans un marais sur les côtes de Picardie , sur lesquels il en tua trois, dont un fut par lui envoyé à Vieillot qui, le croyant nouveau, lui donna le nom de Lamotte, en 1828.

Elle est de passage régulier dans le midi de la France, où elle se reproduit, et accidentel dans le nord ; niche dans les marais ; se nourrit comme les précédentes.

Quant aux œufs , ils sont d’un verdâtre clair, quelquefois lavé de jaunâtre, tachetés et piquetés de noir, ainsi que de gris cendrâ et de violet. Ils mesurent de trente-neuf à quarante millimètres de grand diamètre sur vingt-sept à vingt-huit de petit.

LARINÉS ou GOELANDS. — Larinæ (Gh. Bonap.j.

Les Lariens ou Larinés comprennent les plus fortes espèces de toute la famille des Laridés. . Ils se distinguent des Sterniens par la force de leur bec crochu, laquelle est presque égale à celle

J Sk

Les Oiseaux d’Eau.

J. Rothschild, Éditeur, Paris.

Pi. 17. — H IBOSDE11E-DE-MEE MOTTSTAC — Hydrochelidon hybrida. Gray.— J

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du bec des Pétrels , sauf que , de la base à la pointe , à part sa forme subulée, il est tout d’une pièce.

On a voulu les subdiviser en Mouettes et Goélands , qui ne font qu’un seul et même groupe sous deux noms différents.

On n’en compte pas moins aujourd’hui de quatre-vingts espèces, dont la taille varie de cinquante centimètres à un mètre.

Tous ces oiseaux sont également voraces et. criards ; on peut dire que ce sont, sur une moindre échelle que les Pétrels, les Vautours, ou plutôt les Corbeaux de la mer : ils lanettoyent des cadavres de toute sorte qui flottent à sa surface ou qui sont rejetés sur ses rivages ; aussi lâches que gloutons, ils n’attaquent que les animaux faibles et ne s’acharnent que sur les corps morts. Ce qui ne les empêche pas cependant, à l’occasion, de se mettre au régime végétal, et de pâturer en troupes dans l’intérieur des terres, en dévorant les grains nouvellement ensemencés.

Entre eux-mêmes, on les voit se battre pour la curée ; de plus, lorsqu’ils sont renfermés , et que la captivité les aigrit , ils se blessent sans motif apparent, et le premier dont le sang coule devient la victime des autres; car alors leur fureur s’accroît, et ils mettent en pièces le malheureux qu’ils avaient blessé sans raison.

Les Mouettes et les Goélands ont également le bec tranchant, allongé, aplati par les côtés , avec la pointe renforcée et recourbée en croc , et un ongle saillant à la mandibule inférieure. Ces caractères, plus apparents et plus prononcés dans les Goélands, se marquent néanmoins dans toutes les espèces de Mouettes; et c’est même ce qui les sépare des Hirondelles de mer, qui n’ont ni le croc à la pointe supérieure du bec ni la saillie à l’inférieure. De plus, les Mouettes n’ont pas la queue fourchue, mais pleine; leur jambe, ou plutôt leur tarse, est fort élevée. Tous, Goélands et Mouettes, ont les trois doigts engagés par une palme pleine, et le doigt de derrière dégagé, mais très petit; leur tête est grosse, ils la portent presque entre les épaules, soit qu’ils marchent, ou qu’ils restent au repos. Ils courent assez vite sur les rivages , et volent encore mieux au-dessus des flots ; leurs

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longues ailes qui, lorsqu’elles sont pliées, dépassent la queue, et la quantité de plumes dont leur corps est garni, les rendent très légers, d’où le proverbe : Léger comme une Mouette. Ils sont aussi fournis d’un duvet épais, dont on fait beaucoup usage en Hollande.

Ils fréquentent les îles et les contrées voisines de la mer, dans tous les climats. Les voyageurs les ont rencontrés partout. Dans les mers glaciales, on les voit réunis en grand nombre sur les cadavres de baleines; ils s’attachent à ces masses de corruption sans en craindre l’infection ; ils y assouvissent à leur aise leur voracité, et en tirent en même temps l’ample pâture qu’exige la gourmandise innée de leurs petits.

Ces oiseaux déposent à milliers leurs œufs et leurs nids jusque sur les terres glacées des deux zones polaires , soit sur la roche nue , soit exceptionnellement même sur les arbres ; ils ne les quittent pas en hiver et semblent attachés au climat où ils se trouvent.

On leur donne, sur l’Océan, le nom de Mauves ou Miaules , celui de Gabians sur la Méditerranée, d’où la dénomination latine de Gavia, et, plus spécialement sur les côtes de Bretagne, celui de Canias.

Cette sous-famille ne forme qu’un seul groupe générique.

Des Murs, Les Oiseaux d’Eau.

J. Rothschild, Éditeur, Paris.

PI. 18.— GOELAND BOURGUEMESTRE,

MANTEAU GRIS — Larus glaucus. Brtmnich. — ^ nat.

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GOELAND, LARUS (Linn.).

Bec long ou médiocre, plus court que la tète, fort, dur, comprimé, tranchant, courbé vers la pointe, qui est crochue , la mandibule inférieure formant un angle saillant ; narines latérales, longitudinalement fendues au milieu du bec, étroites, percées de part en part; ailes longues, pointues, suraiguës, la première rémige la plus longue ; queue généralement carrée, parfois fourchue ou écbancrée; tarses de la longueur du doigt médian , de médiocre grosseur, scutellés en devant, genou dégarni de plumes, doigts antérieurs unis jusqu’à la naissance des ongles par une membrane entière; pouce libre, son ongle arrivant au niveau du talon, quelquefois réduit à un simple tubercule, pourvu d’un ongle faible; les ongles des autres doigts légèrement infléchis et pointus.

Quinze espèces appartiennent à l’Europe.

PL. 18. -GOELAND BOURGMESTRE ou A MANTEAU GRIS.

Larus glaucus (Brünnich, 1764).

Mâle adulte : tête et cou d’un blanc pur; dessus du corps d’un cendré bleuâtre clair; dessous d’un blanc éclatant; ailes pareilles au manteau, avec le quart postérieur des rémiges primaires, leurs baguettes dans toute leur étendue , et l’extrémité des secondaires blancs; queue d’un blanc pur. Bec jaune citron, avec son angle inférieur et le bord des paupières rouges; iris jaune; pieds livides. Taille de soixante-douze centimètres.

Il habite les côtes de l’Europe et de l’Amérique septentrio-

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nales, celles du Groenland et du Spitzberg, et visite , en hiver, des pays plus tempérés.

Il se montre irrégulièrement et en petit nombre sur les côtes maritimes de Dunkerque, toujours mêlé à une grande bande de Goélands à manteau noir et de Goélands gris, que nous allons décrire.

Il se nourrit de poissons, et principalement de sardines, du moins durant son séjour sur nos côtes.

11 niche sur les rivages, escarpés de la mer, et de préférence sur les endroits garnis de graminées.

De quelque façon qu’il niche, il pond deux ou trois œufs à fond brun jaunâtre clair, ou d’un rouge olivâtre, varié détachés isolées, rondes ou punctiformes, les unes d’un brun noir, les autres d’un gris ou d’un lilas plus ou moins foncé. Ils mesurent de quatre-vingt-trois à quatre-vingt-cinq millimètres pour le grand diamètre, et de cinquante et un à cinquante-trois pour le petit.

Cette espèce vit très longtemps en captivité , de vingt-cinq à trente ans.

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