‹ Musée ornithologique illustréChapitre 30 sur 85 · G O E L A U D ARGENTÉ, OU 'A MANTEAU BLEU — La · texte numérisé non relu

G O E L A U D ARGENTÉ, OU 'A MANTEAU BLEU — La

PI. 22. — GOELAND ARGENTÉ, OU A- MANTEAU BLEU — Larus argmtatus. Brünnich. — } nat. (Adulte, en plumage d'Été.)

LES OISEAUX D’EAU — LONGIPENNES

d’un brun noir, mélangées quelquefois de traits ou zigzags. Ils mesurent de soixante-quatre ou de soixante-six millimètres de grand diamètre, et de quarante-cinq ou quarante-six de petit.

C’est le Noir-Manteau de Buffon (PL enl.,990), et le Goéland à pieds jaunes, de Temminck.

PL. 21 et 22. — GOELAND ARGENTÉ ou A MANTEAU BLEU.

Larus argentatus (Brünn., 1764). — Larus argentatoides (Brehm-Audubon,.

Mâle adulte en été : tête, cou, parties inférieures, croupion et queue d’un blanc pur; dos et ailes d’un gris perlé ou bleuâtre clair, avec le bord de celles-ci et l’extrémité de toutes les rémiges blancs; les six premières rectrices d’un noir brunâtre vers le bout, la première portant une tache blanche. Bec jaune, avec une grande tache carmin vers le bout de la mandibule inférieure ; bord des paupières également jaune; iris blanc d’argent; pattes couleur de chair. Taille : soixante-deux centimètres.

Tels sont les vieux de troisième année.

Il habite les parties septentrionales et orientales de l’Europe, et toute l’année les côtes maritimes de Hollande, de Belgique et de France; très abondant sur les îles au nord de la Hollande; se montre sur les lacs d’eau douce, sur les rivières; même, quoique accidentellement, sur les lacs de Suisse, où l’on ne voit le plus souvent que les jeunes ; les vieux sont également rares sur la Méditerranée.

Une partie émigre vers la fin de l’automne, et se rend dans les contrées méridionales. A l’approche de l’hiver, il se montre entrés grandes bandes sur les côtes de Dunkerque ; il y est moins nombreux au printemps.

D’après Gerbe et Degland, il se reproduit dans les hautes falaises de Dieppe, où Hardy l’a observé et tué bien souvent ; sur beaucoup d’autres points des côtes de la Manche, sur celles de Bretagne, aux îles Aurigny, Jersey, Ouessant, Belle-Ile, etc.

Pond deux ou trois œufs variant beaucoup, de même que chez

LES OISEAUX NAGEURS

tous les Goélands, de forme et de couleur. Ils sont d’un roux plus ou moins foncé ou lavé d’olivâtre, avec des taches irrégulièrement disposées, généralement de forme arrondie, d’un gris lilacé ou d’un brun noirâtre, et mesurant de soixante-dix à soixante-seize millimètres de grand diamètre, et de quarante-neuf à cinquantetrois pour le petit.

Il se prête facilement à la domestication et reste un hôte fidèle des lieux où on l’élève et des personnes qui le soignent.

Il se nourrit de petits poissons, de crabes et d’astéries qu’il recueille à marée basse, auxquels il joint aussi des oursins.

Son vol est aussi vigoureux que celui du Goéland à manteau noir, mais plus souple, quoique ayantla même grâce.

C’est 1 e Goéland à manteau gris et blanc de Buffon.

PL. 23. — GOELAND LEUCOPTÈRE ou AUX AILES BLANCHES.

Larus leucopterus (Faber, 1820). —Leucus leucoipterus [ Ch. Bonap., 1837). ,

Mâle adulte : tête, cou, dessous du corps et queue d’un blanc très pur ; dessus du corps et ailes d’un cendré bleuâtre clair ; rémiges entièrement blanches. Bec brun à la base, jaune vers la pointe ; iris jaune; pieds jaunâtres. Taille : cinquante-quatre centimètres.

Habite et se reproduit très abondamment dans toutes les ré^ gions arctiques, au Groenland, en Laponie, en Islande, aux îles Féroë, se montre de temps en temps sur les côtes d’Angleterre de Hollande et de France ; a été tué plusieurs fois sur lesplages de Dunkerque et dans la baie de la Somme, d’où Berge en a vu deux individus envoyés aux marchés de Paris.

Se nourrit comme les espèces précédentes ; niche comme elles sur les rochers des bords de la mer, et pond deux ou trois œufs difficiles à distinguer, pour leur coloration, de ceux du Goéland argenté. Ils mesurent de soixante -dix à soixantetreize centimètres de grand diamètre, et de quarante-huit à cinquante du petit.

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