‹ Musée ornithologique illustréChapitre 61 sur 85 · MORILLON · texte numérisé non relu

MORILLON

A CRÊTE Fuligula cristata. Stephens. — ^ nat. MILOIIIN AN — Fuligula marila. Stephens. — J

mesurent, du grand diamètre, cinquante-huit millimètres, et du petit, trente-neuf.

Ce Morillon devient fort gras en automne, et sa chair est alors très savoureuse.

PI. 57. - MORILLON MILOUINAN.

Fuligula marital Steph., ex Linn.). — Arias marila (Linn.).

McVe adulte : toute la tête et la partie supérieure du cou d’un noir à reflets verdâtres; partie inférieure du cou, poitrine et croupion d’un noir profond ; haut du dos et scapulaires rayés largement de zigzags très fins; couvertures alaires marbrées de blanc et de noir; bande blanche formant miroir sur l’aile ; ventre et flancs d’un blanc pur ; abdomen rayé de zigzags bruns. Bec, qui est large, d’un bleu clair, avec les narines blanchâtres , et l’onglet ainsi que les bords des mandibules noirs ; membranes noirâtres. Taille d’environ quarante- sept centimètres.

La vieille femelle , un peu moins grande, porte une large bande blanche autour de la base du bec; le reste de la tête et du cou d’un brun noirâtre ; partie inférieure du cou, poitrine et croupion d’un brun foncé, dos et scapulaires marbrés de blanc et de noir ; flancs tachés et rayés de brun ; iris jaune terne.

Habite les contrées arctiques des deux mondes ; très nombreux, à son passage de printemps, sur les côtes maritimes d’Angleterre et surtout de Hollande dont, en automne, il couvre de ses immenses volées toutes les mers de l’intérieur ; de passage périodique dans le nord de la France ; moins régulier en Allemagne et en Suisse.

Se nourrit principalement de mollusques bivalves ; les individus que l’on capture sur nos côtes n’ont presque exclusivement dans l’estomac que des mollusques de cette nature.

Niche sur les bords de la mer et des lacs; pond neuf ou dix œufs d’un gris sombre un peu olivâtre, mesurant soixante-quatre ! 16

LES OISEAUX D’EAU — LAMELL1ROSTRES

à soixante-six mi llimètres dans un sens, sur quarante-trois à quarante-quatre dans l’autre.

Se fait aisément à la captivité et au régime de la basse-cour.

PL. 68. — MORILLON MILOUIN ou MILOUIN ROUGE.

Fuligula ferma (Steph., ex Linn.). — Anas ferma (Linn.).

Mâle adulte: tête et cou d’un roux rougeâtre vif ; haut et bas du dos et sus-caudales d’un noir mat; le reste du dos, scapulaires et couvertures supérieures d’un cendré blanchâtre, rayées entravers de nombreux zigzags d’un cendré bleuâtre; haut de la poitrine noire, cette couleur se confondant avec celle du dos ; le reste de la poitrine, abdomen et flancs pareils au manteau ; bas-ventre et sous-caudales noirs ; rémiges et rectrices brunes. Bec noir à sa base et à la pointe, avec une large bande transversale d’un bleu foncé ; iris orange ; tarses et doigts bleuâtres ; membranes noires. Taille d’environ quarante-cinq centimètres.

La vieille femelle, qui est plus petite, a le sommet de la tête, les côtés et l’arrière du cou, le haut du dos et la poitrine d’un brun roussâtre, les plumes plus ou moins bordées de blanchâtre ; espace entre le bec et l’œil, gorge et devant du cou, d’un blanc maculé de roussâtre ; de grandes taches sur les flancs ; ailes cendrées marquées de points blancs ; le milieu du ventre blanchâtre.

Habite le Nord, assez abondant en Russie, en Danemark, et même dans le nord de l’Allemagne ; deux fois de passage sur les côtes d’Angleterre de Hollande et de France; étend ses migrations, jusqu’en Egypte.

Se nourrit de petits poissons qu’ilpoursuit sous l’eau ennageant avec une rapidité extrême, de menus coquillages, devers et de plantes aquatiques qu’il rencontre en barbottant dans la vase ou le sable mouillé du rivage; couve en France dans certains grands marais, niche dans les roseaux; pond jusqu’à douze et treize œufs d’un verdâtre intense et sans taches, mesurant de soixante à soixante-trois millimètres sur quarante-trois à quarante-cinq.

JMOHILLOÎT MILOTJIN, OU MIL O TJ I N ROUGE — Fuligula f'rtm. Stephens. (MORILLON NTROCA — Fuligula nyroca. Stephens. — >, nat.

ANATINÉS OU CANARDS

Bien des expériences de domestication de cette espèce ont été faites depuis Bâillon, et toutes des mieux réussies.

Ce Morillon est un de ceux dont on connaisse le plus grand nombre d’exemples de croisement avec d'autres espèces de Canards. M. de Sélys-Longchamps a vu au jardin zoologique de Londres des Hybrides provenant de l’accouplement de la femelle avec un mâle du Morillon Nyroca qui va suivre. Il cite, d’après Bâillon, Fritz, d’autres Hybrides obtenus à Paris, qui avaient également pour mère une femelle de notre Morillon, et pour père un Canard, ou Sarcelle de la Caroline. M. Morton, enfin, a signalé, en 1847, des métis produits par le Morillon mâle de notre espèce et la femelle de la Sarcelle d’été.

PL. 58. - MORILLON NYROCA.

Fuligula Nyroca (Steph., ex Guldestein).

Vieux mâle : tête, cou, poitrine et flancs d’un roux rougeâtre très vif, avec un petit collier brun foncé autour du cou et, sous la mandibule inférieure, une tache angulaire d’un blanc pur; dos et ailes d’un brun noirâtre à reflets pourprés, parsemés de petits points roux ; miroir de l’aile blanc terminé de noir; ventre et couverture du dessous de la queue d’un blanc pur ; bec bleu noirâtre, à onglet noir ; iris blanc; tarses et doigts d’un cendré bleuâtre; membranes noires. Taille de quarante centimètres environ.

La femelle a la tête, le cou, la poitrine et les flancs bruns; chaque plume terminée de roussâtre clair; pas de collier; les plumes des parties supérieures noirâtres et terminées de brun clair; le reste comme chez le mâle.

Habite les grands lacs et les rivières des contrées orientales de l’Europe ; sédentaire en Crimée et en Sicile, de passage régulier en Allemagne ; accidentellement, ou peu nombreux, en Hollande, en France et en Angleterre.

Vit. de frai, de menus coquillages, de vers, d’insectes, de plantes aquatiques et de leurs semences.

LES OISEAUX D’EAU - LAMELLIROSTRES

Niche dans les joncs qui bordent les grandes rivières et les marais; pond neuf ou dix œufs d’un gris jaunâtre pâle, mesurant de cinquante à cinquante-cinq millimètres sur trente-six à trentehuit.

Alerte et très remuant, on le surprend cependant quelquefois dans les fourrés ou les grands joncs, alors qu’il y est occupé à se chercher des vivres, et on le tire aisément au lever; mais il est rare qu’on l’approche de près dans les lieux découverts. Sa chair est d’un goût agréable, et mangée comme maigre les. jours d’abstinence. G’ est la Sarcelle d' Egypte de Buffon.

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