PI. 73. - O I E RIEUSE
EROÎTT BUS C — .
xïbifrons. Beclistein. — i
PL. 73. — OIE RIEUSE ou A FRONT RLANC.
Anser albifrons (Bechst.). — Anas albifrons (Gmel.).
Mâle adulte : un grand espace d’un blanc pur sur le front ; gorge blanche , autour de ce blanc, une bande de plumes d’un brun noirâtre ; tête et cou d’un brun cendré ; plumes du dos, des scapulaires, des couvertures alaires et des flancs d’un brun terne, toutes terminées par une bordure d’un brun roussâtre, formant écaillure; rémiges noires; pennes secondaires terminées de blanc; poitrine et ventre blanchâtres, mais variés d’un plus ou moins grand nombre de plumes noires. Bec , tour des yeux et pieds d’un jaune orange; onglet blanchâtre; iris brun. Taille d’environ soixante-dix centimètres.
Femelle : sauf la taille plus petite, semblable, avec les teintes seulement plus effacées.
Habite le nord des deux mondes ; très commune en Hollande, à son passage d’automne , ainsi qu’en Angleterre , à celui du printemps; plus rare en Allemagne, mais toujours par grandes bandes dans plusieurs provinces de France, telles que l’Anjou, la Lorraine et les Basses-Pyrénées ; excessivement rare en Savoie.
Niche très avant dans les régions arctiques ; pond neuf à douze œufs d’un blanc sale, mesurant de quatre-vingts à quatre-vingtquatre millimètres sur cinquante-quatre à cinquante-huit.
Elle paraît presque toujours précéder les autres bandes d’Oies dans leurs migrations , du moins l’observation en a-t-elle été faite en Angleterre.
Ainsi, en Écosse, c’est vers le mois de mars qu’on voit arriver les grandes troupes d’Oies. D’abord, et au commencement du mois, des compagnies peu nombreuses d’Oies à front blanc ouvrent la marche; puis, dans les derniers jours du même mois, généralement par une belle soirée, la baie de Findhorne, entre autres, observe le Portefeuille d'un chasseur , s’en couvre entièrement. Elles arrivent au coucher du soleil ; c’est alors un babil , un caquetage à ne pas s’entendre pendant plusieurs heures;
LES OISEAUX D’EAU — LAME LL] R O STRES
mais, dès le point du jour, elles paraissent avoir choisi leurs stations respectives; elles se divisent en petits groupes, se dispersent dans les terres , et ne se réunissent plus que pour quitter le pays, à la fin d’avril ou au commencement de mai.
Cette espèce vit et se propage dans les basses-cours ; mais il faut avoir soin de lui ébouter l’aile. Elle se nourrit, en domesticité, comme les Oies domestiques, de graines et de feuilles graminées. Sa chair est assez bonne.