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Rodolphe et Clémence causaient comme de vieux ainis, rie iloutant pns du contenu de cette abominable missi\ Les traits du marquis restèrent '^'l'v.-
il a\;m lom lu ; n relui (.'ucoie poui >;i pirintj baLismcuoii , el. tnettant tranquillement cette épître dans sa poche, il dit en souriant à Rodolphe
■• Au risque de passer pour un sauvage des îles Marquises je vous demanderai la permission de me retirer — je songe à mes affaires.... j'en ai par-dessus la tête. "
Comme on le pense bien , Rodolphe en fut charmé. .. "Votre mari a l'air tout chose ce soir, dit-il à la marqult-^ i|uand ils furent seuls.
— Il est un peu incommodé , le sang le travaille. . .
— Si vous lui faisiez prendre quelque chose!. . . .
— Non , ça lui passera tout seul ....
— Eh bien , n'y pensons plus , songeons à nos infortunes .• i' vous en ai trouvé d'un peu chicardes , allez. . .
— Déjà ? quel bonheur !
— Nous avons d'abord la famille Morel , qui est très-gentiment malheureuse : le père esffou, la grand'mère est folle, la mère est paralytique , la fille aînée est en prison , la fille ca-^ dette est morte, les autres ne valent guère mieux. Mais ce n'est pas tout! J'ai déniché au Temple un petit papier.... un peu chenu ! et un peu compromettant pour ce bon M. Jacques Ferrand , qui n'est qu'un filou ; car il a ruiné une vieille , que je ne
connais pas , et sa fille , que je connais moins, maisqui s'appelle Claire Nous n'avons donc plus qu'à cher cher ces dames , et cela sera facile avec tous ces renseignements. ... — Je les dénicherai , s'écrie madame d'Harville.... Nom d'un nom, que c'est amusant déjouer aux malheureux! "
Et les yeux de la marquise s'animèrent , son teint se colora , ses : lèvres s'empourprèrent, ses dents blanchirent, ses cheveux noircirent, et le prince, ravi de tant de la tontemplait en silence.
MUSÉE PBZI.ZPOM.
Lu marquise, s'apercevant de cette muette contemplation, lui .1 .'Ne me regardez donc pas comme ça, ça me rend bête Loiiime tout. " -j- Et pour ne paslui en faire attendre la preu\ a[jrès avoir rougi plus fort , baissé un œil et relevé l'autre , reprit : ■• Telle que vous me voyez, j'étais faite pour l'amour, et il faut, hélas! que je m'en prive , car je déteste mon excellent mari et vous me plaisez infÎTiiment... la moindre de vosparoli iiit- v;i-t-au cœur... où donc avez-vous pris tous vos n)oyens^
Duns ma douleur. . . car j'en ai une , de douleur . . oulf I
Ah bah ! fit la marquise. . .
Oui, le sort m'a battu comme plâtre, .ami, dans la peiMniJu'
>u ami, — fils, dans mon père, — clans ma mère, — dans
— dans toute la boutique. . .
Je croyais que vous n'aviez pas d'enfant. ..
- Bah ! laissez donc, j'en ai un qui aura dix-sef>t :ni< hi^ntât il est mort en venant au monde
E^ sa mère?
- Sa mère! ne m en paniv. pas I. , c csi un aiireux cii|.h' w . me bronzée premiernuméro. .
— Infortuné ! . . •• dit- la marquise fondant en larmes.