‹ Musée ou magasin comique de PhiliponChapitre 53 sur 95 · D'AUBERT ET C · texte numérisé non relu

D'AUBERT ET C

La mode de porter des albums à la campagne pour amuser ses hôtes pendant les jours de pluie et pour occuper agréablcmenl les personnes qui ne chassent pas ou ne jouent pas , est une mode contre laquelle personne ne se récrie, car tout le monde en profile. Rien n'est plus diverlissani en effel que ces recueils de caricatures de Gavarni , Daumier et Cham , que ces albums de croquis par Victor Adam, ces collections d'animaux par Cooper, et lous ces livres illustrés dont MM. Aubert et C"' offrent un choii si varié ; aussi leurs magasins sont-i's le rendez-vous de tous les émigrants pendant la belle saison. Moyennant un bon de poste de 100 francs , MM. Auberl et C"' font parvenir un assorlinienl d'albums trcs-convenable pour un salon.

Le détail suivant , monlanl à 100 francs , fera comprendre que pour cette somme , et même pour une somme moindre , on peut posséder une jolie collection de ces ouvrages :

Folies curicaturalcs, 2 albums différents à 6 fr 12 fr.

L'Album smigrrnn 6

AvcnUires de Telémaque , Jih d'mijsse. . . , t»

Areiilures du prince Colibri et de son auguste famille *>

Le Grand chemin de la /lo.s'ir.ft', cartonné 6

Le Musée pour rire, trois volumes contenant 130 caricatures et

150 textes explicatif- • 30

Les Cent-Un Robert- ilacaire , 2 vol. contenant 101 caricatures

et 101 articles eiplicalifs '20

8 Miroirs comiques, albums do poche, à oO cent *

10 Fhysiologies choisies 10

100 fr.

L'as'oniment ci-dessus est composé de livres et albums qui peuvent être

mis sous les yeux de tout le monde.

rtiipnni* p»r RMhune pt Pion, a Pan»

i:^' I.IVRAISOM. — PRIX : oO CENTIMES

CBEZ AUBERT, PLACE DE I.A BOURSE

MUSEE PHILIPON

ALBUM DE TOUT LE MONDE-

^^ISi 1.:

â*AH jU. JOSEPH nOVCHE'MAHJOME,

La scène se passe dans le palais du feu duc Jean de Visconti (qui n'est pas mort , bien qu'il ait (Hé enterré). — Ce palais est naturellement ouvert à tout le monde ; il ne renferme ni gardes , ni valets, ni concierges, et deux sacripants le visitent du haut en bas pour trouver un testament qu'ils ne trouvent pas.

Fatigués de ces recherches inutiles , ils prerment le parti de se reposer et de parler du tiers et du quart ; pour cela , ils se mettent à l'aise , fument une petite pipe , et se carrent sur les fau teuils de l'établissement.

RoDOLPHo raconte à son honorable ami Michaelli que le prince Galette-ah ! leur noble protecteur, est un drôle soudoyé par Venise pour mettre Milan à feu et à sang. Le duc Je.\n est mort d'une colère rentrée en écoutant par le trou de la serrure, dans une auberge, les plans conspirateurs de son cousin Galetteah ! Mais en mourant Jean de Visconti a laissé un fils (qui n'est pas son fils) , et un testament qui déshérite Galette-ah! de la gérance à laquelle l'appelait sa parenté. — Ce testament , où l'a-t-il fourré? c'est ce qu'on ne sait pas, c'est ce qu'on cherchait tout-à-l'heure dans les meubles de P.\ris....

Paris est un Bohémien dont Jean de Visconti faisait sa plus intime société. Il l'avait connu dans le mortde... dans le Beroamasque, où Paris servait de guide aux voyageurs, et où il sauva l'armée du duc Jean d'un massacre grénéral.

Survient Beppo, vieux brigantin , parfait honnête homme qui adore Stella , sa fille (qui n'est pas sa fille).

Giova NIAIS, fils (fils supposé) du duc Je.w de Visconti. adore Stella.

Sara, nourrice (nourrice supposée! de Giova-niais , est la femme de Paris le Bohémien. C'est une femme aux puissantes— formes, bien conservée pour son âge de nourrice d'un aussi grand dadais.

Paris revient d'un petit voyage ; il est allé dans la villa du feu duc Jean (mort supposé) chercher le testament en question. Il ne l'a pas trouvé , et, comme il redoute la haine de Galetteah !, il projette de partir et d'emmener sa femme.

Flamedji le Maure , ami de Paris et de Sara , a trouvé le testament ; il l'apporte , et pour parvenir auprès de l'archevêque de Milan, l'exécuteur testamentaire, il vient demander à Sara le manteau de son mari (c'est clair ! i.

Flamedji le Maure , déguisé en Pahl-^ , est assassiné au moment où il allait remettre le testament à l'archevêque. — Ce testament est apporté par les assassins à Galette-ah!, qui brûle de le tenir et qui le brûle aussitôt qu'il le tient.

Sara et son nourrisson Giova-niais viennent se ve\ oser ; la nourrice endort son poupon, et finit par s'endormir elle-même.

nnSEE ET MAGASIN COMIQUES.

Paris , qui les adore , les quitte en jurant de ne pas les abandonner : — Adieu ! s'écrie-t-ii , ou plutôt non, pas adieu , cah CE MOT A JAMAIS SÉPARE [lexluei] ; au revoir , les amis , bonsoir!

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