ACTE III
LÉONESSA (qui n'est pas Léonessa mais bien Paris) entre, soutenu par sa bonne épée. C'est un vieux général tout criblé de blessures , grognon , brutal , malappris et fort peu amusant.
Galette-ah!, qui ne reconnaîtrait pas un bœuf déguisé en puce , ne reconnaît pas son ennemi intime , feu Paris ( qui n'est pas mort); il lui fait des mamours, et lui apprend que pour satisfaire aux justes desseins de Venise il se propose d'assassiner ce dindon de GiovA->fiAis.
Sara , qui suit le grand dadais de prince comme une poule suit son poussin , vient causer avec lui des désagréments dont il est menacé. Une idée lumineuse leur luit : c'est de s'en aller... Damnation ! ! les portes sont fermées. Tout à coup le régent paraît. . Mais le régent n'est pas le régent; c'est Paris qui a grisé son prince et s'est mis dans sa culotte.
Sara et Giova-niais le reconnaissent — Tableau.
voulu lui accorder, lui fait savoir que dans une armure de la salle d'armes sont cachés deux actes de naissance qui lui feront plaisir.
Paris , qui a enterré le duc Je.\n , est un peu étonné d'apprendre qu'il vit encore et qu'il parle lui-même ; mais, réfléchissant à toutes les autres invraisemblances de la pièce , il finit par croire que cela est possible.
Profitant donc de l'erreur de Rodolpho, qui le prend pour Galette-ah ! , il lui ordonne de laisser vivre Giova-niais et d'envoyer promener sur la frontière le véritable Léonessa , qui s'est présenté à la porte du palais.
Après quoi il va changer de linge.