‹ Musée ou magasin comique de PhiliponChapitre 63 sur 95 · DEUXIÈME TABLEAU · texte numérisé non relu

DEUXIÈME TABLEAU

Le théâtre est éclairé dans le fond par les rayons du soleil , qui fait paraître la ville de Gand jaune. Tous les canllons du pays

MUSÉE PBIX.XP01».

sonnent à la fois, l'orchestre lutte avec eux, tous les instruments vont à grande volée ; le cortège se dévide sur la scène : c'est à dégoûter de l'ordre et de la marche du Bœuf gras pour le restant de ses jours.

Le tambour bat et appelle la garde nationale sous les armes, les sergents-de-ville foisonnent, la garde municipale embellit ces lieux de sa présence uniforme, des groupes de fumeurs parfument la fête, des buveurs chantent la Mère Godiclion, les marchands de macarons établissent leurs jeux de rouge et noir, les marchands de coco font sonner leurs clochettes, les boutiques à quinze et à vingt-cinq sous étalent leurs richesses; le veau à trois têtes, la femme géante et les Hercules du Nord commencent leurs parades : en un mot, le théâtre représente un joli tableau de Teniers.

Arrive une troupe d'arbalétriers qui doivent tirer sur une guirlande de fleurs placée au haut d'un mât; le crâne de M. Habeneck tire l'œil des arbalétriers, dont les flèches criblent les pompiers dans les combles.

Don BusE-AMAMTE, voulaut tirer aussi, crève la perruque de

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