PLANCHE XXIX
tait quelque . acteur de comédie, et que ce soit
d*après cette supposition qu'on aie restauré la tétU avec le masque comique, et la barbe au visage 7 L'habillement a été le principal motif pour la restaurer telle que nous la voyons, et son at-* titude a été le second motif qui a déterminé. On doit remarquer différentes circonstances dans le vêtement^ particulièrement les bottines ou chaussures qui couvrent les jambes de cette figure, les manches étroites de sa tunique, et les franges ou fimbriae qui garnissent le bord inférieur de son petit pallium. Ces bottines, que nous avons dit ci-dessus (i) faire partie du vêtement des Orientaux ou des Barbares, fai-* saient aussi partie du costume du comique^ et la statue précédente n'est pas le seul monument qui nous le prouve; car on pourrait supposer que cet esclave portait cette chaussure » non pas en qualité de comique , mais comme étant barbare d'origine. Nous en avons beaucoup d'autres , et parmi celles-lh, le beau vase de terre du Vatican , sur lequel on trouve une scène de l'Amphitrion , où Mercure et Jupiter ont des chaussures semblables (2). Les habits
bre de Luni. Elle fut trouvée dans les fouilles de Tan* cîen Forum de Préneste , dont on a parle tom. I p pi. VI. L'anneau, que Ton voit dans la gravure, plate k la matn gauche de la figure y a éié ajoute' par le des^ sinatetîr peu exact.
(1) V. la planche précédente.
(a) Elle est parmi les Monumens ùiédifs de Winckel*
à maDches que nous tojtods à beaucoup de peintures antiques (i), étaient également un costume particulier pour le théâtre. Les franges sont aussi employées fréquemment parmi les ornemens des hahits de comédie (a). Tous ces objets rendaient déjà assez vraisemblable , qu'un acteur de comédie était représenté dans
minn, ii> igo. Ce uvant croît que cela provient d'un ssage dn thAtre romaio , mr lequel le* actenn ne paraiisenl pas mm une eap^e de caleçon^ qu'on appelait sul/Ugaaila. Biais comment pent*oa supposer que sur ce vase , d'un trarail tris-antiqnc , et probablement grec , on ait voulu »■¥!«, aises mal li propos, comme chacun peut le voir, la mode romaine? Les peintures d'Hercnlannm, tom. IV, pi. XXXIll et XXXIV, nous offrent plusieurs acteurs comiques qui portent de pareilles bottines; et dans ces peinture* ou ne trouve ordinairement que le costume grec. EuBn le mot subl^aculum ne correspond pas k cette espace de cban**nre on de caleçons. Le Sttbl^aculum ne couvrait pas les jambes; c'était un vêtement pins haut qu'une ceinture , dont se servaient aussi les Grecs , qui l'appelaient weiti^oua. Les chai
t45 cette jolie statue , lorsque dan» dn bas-relief pnblié par Fiooroui, qui offre éYidemmeot une scène comique , nous Toyon^ une figure -vêtue d'un habit pareil ^ et à^'peu-près dant une attitude Mmblable k celle de notre statue (i).
Comme celle-ci avait sur le visage un masque de vieillard avec une barbe, on a copié le même masque dans la tête moderne 9 qu on a .placée sur notre statue.
Un simulacre absolument pareil fut décou»
vert dans un endroit de la Tiburtine , appelé Pantanello ^ compris autrefois dans la i^Ule Adrienne (3); il fut transporté en Angleterre: la tête manquait conmie daos le nôtre.
Tïons lisons dans Pline (3) que le sculpteur Cbalcostbènes s'était distingué , par différens portraits de comédiens, en bronze; et que le peintre Craterus avait peint des sujets semblables, dans un édifice public, à Athènes. La scène comique exprimée dans le bas-relief, dont nous avons parlé, et dont la présente figure faisait partie, ne serait-elle point une copie de celles qui se voyaient dans les tableaux de
(1) FicoToni, Maschere sceniche, pL IL Cest la figuré d'un vieux maître en colère, qui veut battre son esclave. Ce bas-relief était alors dans la collection Famësienné.
{'j) II appartint à M. Gavino Hamilton ; getitîihomme écossais célèbre ,, dont nous avons parlé déjà trèésonvent.
(5) L. XXXIV, S XIX, a7, et 1. XXTV, $ XL, 33.
Musée F^ie-Clém. YoL III. lo
Craterus? Il n^est pu impouible que la petite statue de rhùtrion assis sur un autels que dous avoDs représentée' dans la planche précédente, ne soit aussi une copie de quelque original en bronae, du sculpteur Ghalcosthènes (i).
Addition de Sauteur.
On voit aussi, & la villa Albatù, une autre ■statue d'histrion, semblable à la nAtre, mai* dont la tête .ne lui appartient pas. Elle est notée dans le Catalogue des antiquités, soos le n. 3i4'
(■) Qnand je tnppow que quelque ' moDument peat Atre une copie de ceux dont a parlé Pline et d'autrr* ^rivaim , et dont l'auitude et le deMÏn ne lont pa* exlremenient pavticnlariié* , jeme fonde inr ce principe, que let monument originaux dont noirs trouTOui des copies antiques multinlices, ont Ah être des plus fam< l