‹ Musée Pie-Clémentin (volume 2)Chapitre 34 sur 46 · PLANCHE XL · texte numérisé non relu

PLANCHE XL

BaCCHUS BA.BBD *.

Nous avons déjk , en nous appuyant de di^ vers passages des écrivains et de Tobservation des monumens * établi avec assez de clarté dt

pltcs clairement Solin , lorsqu'ils comparaient au costume de cette divinité Thabillement du roi de la Taprobauie (i). Par hasard le vwp^ teau qui enveloppe cette statue 9 ou Fautr^^ que r<m ne connaît que sous le nom^ de Sardanapale, offre la méiue» ressemblance que vie manteau grandiose, dont était couvert une pe^ tite statue de Bacchus soutenue dans la maia d'un Faune: Pline a donné à ce manteau le nom de PaUa (a)f nom qui équivaut à celui

(i) fiegi* ( Taprahane^ ) culius JUberi Paiiis: Pli^e^ lîv. yi,S XXrV. Solîu ricxplîquc: VestHur sxrmate m est hahiius quo Liberum Patrem amidri videmus. Ceci ne se vënfié que di^ns lés images barbues de HaccUos. En eflet celle que l'on a cru être' un Sardanapale^ a son mantean traînant, proprement dit syrm€U

(9) Pline y IW. XXXVI , S IV, 8, décrît deux beaux Faunes y d'un auteur incertain , qui se voyaient sous Jes portiques d'Octavie : Tun de ces Faunes , Lilierum pa^ treni paila 'Venén's velatum ptaefsrt. Le savant M^ Hêjrne ( dans sa Dissertation sur ks Faunes « les Satyres ei les Siiènes : Recueil de M, Jansen^ tom. I) a très-bien observé qu'ici il est question d'une petite statne placëe dans la main d'une statue plus grande , comme il se Voit dans tant d'exemples. Gepebdant personne n'a en^ eore expliqué ce qu'était le mantean de Tenus , dont Bacchus est vêtu. Je pense que c'est ce péplum tissa par les Grâces , dont il fut fait présent à Bacchus poiir §99 Boces avec Ariane, duquel parle Apollonius dans- les Argonautes , liv. lY f v. 4^3 et suiv. Il est vrai que ce poète ne nons dit pas que Vénus le donna k Bacchus , mais les Grâces sont les suivantes de Ténus, et Homère dit que cette Déesse se servait de ce péplum im^ailé

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de péplum t lequel en grec signifiait toute espèce de nuoteau ample , ou couverture , bien que deux divers habillemeus de femme ayent en absolument le même nom.

Ia l£te du simulacre dont Ift pbysionomie est noble et sereine, a une chevelure longue, bien disposée, ceinte d'un diadème, décoration imaginée par ce fils de ' Jupiter , motif pour lequel il en est omë jusqnea sur le basrelief qui représente sa naissance (t).

Il y a lieu de croire qu'ftucieonement , on voyait dans les mains de cette statue le thyrse et te petit vase de cristal , attributs distinctifs de cette divinité , comme on les remarque daus différens monumeus qui nous offrent des images de Bacchus barbu , à qui Fou offre des sacrifices champêtres (a). »

Ces images prouvent précisément encore que Ton doit attribuer, de semblables statues à Bacchus lui-même, plutôt qu'à se» ministres ou k

ses suivans. NéanmoÎDs il serait encore vrai que d^autres monumens peuvent faire supposer que ce sont des portraits de noiinistres du culte de Bacchus dans ce costume, suiyant l'usage 9 dont nous avons parlé ailleurs, qu'avaient les prêtres de se travestir sous la forme et les habillemens de la divinité à laquelle ils se consacraient Et cette quantité d'images , qui , sous la forme d'hermès ou de termes, ornaient les anciens jardins (i), seront la représentation

(1) PlùJBieurs figures colossales restaurées par Pietro Bemino font encore rornement de la t;i//e Borghèse. Elles sont en forme de Cariatides , ayant un bonnet sur la tête, comme deux yieux bacchants sculptés dans une Baccanale autour d'un curieux sarcophage, qui a appartenu au cardinal Casali« et dans d'autres antiques .dont H a déjà' été parle'. La plupart sont des hermès barbus* Il j en a cependant sans barbe, et peut-être même avec la forme fëmiiiine. On en voit d'autres plus petits, assez communément dans les villes et les Musées. Nous devons cependant parler d'un hermès sans tête qui est d|ins la ville dle-même, et on voit écrit sur le pilastre antique le pentamètre suivant:

HORTVLVSHICVARI ESTOPVSALCINOI

ce qui fait entendre qu'il ornait un jardin de Varos que le poëte (Compare aux jardins si fameux d'Alcinoiis* Les têtes dont-il a été question, peuvent être des Silènes, exprimés ainsi selon le style des plus anciennes manières de sculpter , et qui ressemble à la manière dite ioscanique. Les têtes de Faunes qui soutiennent le plus grand fronton de la yiUe Albani , diffèrent pea

dea ^TÏnitës charapétres «c da cortige de Baéchus.

L« trayail de cette statoe est fait avec sois ^ d'après un bon modèle, que l'artiste « copî< avec fidélité j niais on y remarque un peu de dureté.

Observation de, V auteur , publiée dans le t. VII de l'édition de Morne.

Je sais que M. Zocga a avancé des doutes sur ce que j'ai attribué à Baccbos barbu beaucoup d'hermès qui ont une barbe, lorsqu'il y reconnaît exclusivement un Mercure. Je ne ptda imaginer comment il aurait pu soutenir son opinion , en voyant un si grand nombre de ces bennes qui ont tous les attrïbuu de Baccbus , comme le diadème , la couronne de lierre , ete. , et que plusieurs sont adossés i nue tête de bacchante.

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