‹ Musee Pie-Clementin (volume 3)Chapitre 10 sur 53 · PLANCHE VI1L · texte numérisé non relu

PLANCHE VI1L

Minerve *.

Cette élégante figure de Minerve , revêtue de ses armes, est trop bien caractérisée, pour qu'on n'y reconnaisse pas au premier coup d'œii la déesse de la guerre. Sa tête est couverte d'un casque dont elle se sert en même tems pour ornement et pour sa défense : ce qui lui a fait donner les titres de e*>#$liç| et de '%pè€fèàs€^Xài^ (i), c'est-à-dire qui a un beau casque d'or. Il est orné de deux chouettes , oiseau consacré à cette déesse à cause de la couleur des yeux qui était semblable aux siens (i). Les anciens, fidèles observateurs des convenances, pensèrent que cette couleur, commune à tous les yeux des animaux féroces ou guerriers, devait être donnée à ceux de Pallas , qui sortie toute armée du cerveau de Jupiter, ne respirait que sang et caruage (3). Sa poitrine est

* Haut 7 palmes ? et sans la plinthe , 6 paini. , 5 onces, (ï) Callimaque , Hymn. in lavacv, Pallad. V. 43. Eurip. Septem. ad Theb. V. 108. AnthoL liv. VI , chap. 16 , ep. 3.

(2) Phurnut, ou Fornut. de Nat. Deor. , chap. 20, et Gai., p. 180 : O* 9e dpâmvreç xai yhavl; dià> rov bfjbybàtQV àvm'ùevtai ravvi? tv? yPLavjcómdi ovari. On lui donne pour attributs les serpens et les chouettes , a cause de la ressemblance des yeux, et pour cela on la surnommée Glaucopis , qui veut dire, aux yeux glauques ; comme les chouettes. Glauco en grec signifie chouette.

(3) Phurnut, même lieu cité , p. i85 :

IbKdvdoov Hai yopyoïcov âwq dmrtàéaoi woM

couverte de l'égide , cuirasse du maître des dieux, faite de la peau de la chèvre Amalthée, et où sont représentés la terreur, les combats et la fuite par le symbole d'une tête de Méduse qui est placée au milieu. Voici comment Homère l'a dépeinte (i).

H4 9e yivBv èp9vm Aiôç vstpeùeyéperao Tev%e<n<p eç 7CÓ?ie(iop ^oprimero daxpvóevra, 'A.(Mpì 9' dp òfjboimv fidXer' aiyi9a ^vffaavóeaouv \ Aeipijp îp ïï£Pl ^v rtàivtvi (pofioç èarepdiPQto 'Ep 9'Epiç h 9%- fAyUcç h 9e Kpvóeaaa 'Ioni?. 'Ep 9è re Fopyeir? xetpaXì? 9eiPÓio tfeXòpVi Aeivri re , a^ephri re , Atoç rèpaç Kìyió^oio

» Et revêtant la cuirasse du dieu des nuées, elle s'arme pour les combats , source de tant de larmes. Elle couvre son sein de la formidable égide, bordée de franges longues et flottantes, et environnée de toutes parts de la Terreur. On

E%eip roiovrop ri èiKpaivovffric; Haï ttfç yXavHÔr^roç 'Avitfç nai y ip rov S^piGìp rà a^Hi(iórara Oïov al vrapiïd/leiç nal ol yTiavxd elai 9vaapri E'ke'jtlo'p erïXfiovra à%b rov òfjb^drov.

On lui donne des formes viriles et un aspect formidable, qui est plus caracte'rise' encore par la couleur glauque de ses yeux (le glauque est une couleur qui tient du jaune et du verdâtre ) ; parceque tels sont les yen* des animaux les plus forts et les plus féroces ? comme les lions et les léopards 7 dont on ne peut soutenir les regards pleins de feu.

(i) Hom.; ///. E. vers. 736.

voit sur cette égide , et la Discorde , et la Force, et l'inflexible Poursuite: là se présente la tête de la Gorgone, monstre hideux, épouventable , signe funeste du courroux du Jupiter. (BitaubéJ.

Cette tête , si fatale à ceux qui la regardaient, était attachée sur la cuirasse de Minerve comme un trophée, parceque Méduse ayant voulu disputer avec elle sur la beauté de leur chevelure blonde, la déesse, pour la punir de son insolente présomption , changea ses cheveux en serpens (i); bien que dans notre statue, comme dans beaucoup d'autres anciens monumens, on ne voye pas de serpens. Phurnute a observé que l'on représente quelquefois sur l'égide de Minerve, une Méduse ayant la langue hors de la bouche (2). Il en existe en effet de semblables à Rome , et on la trouve de même dans le bas-relief de l'urne singulière de porphyre noir, qui est sous l'autel principal de l'église de S. Nicolas in Car* cere. Malgré cela (5) quelques antiquaires se sont tellement plu à rechercher des interprétations mystérieuses, qu'ils ont prétendu découvrir une image de la Vérité, dans une pareille tête, sur une pierre gravée. Que les anciens ayent supposé

(1) Scrv. ad Aeneid. VI 7 v. 289.

(2) Phurnut, lieu cité 7 p. 186. Kefiaùi? <F h àvttf Yopyôvoç , narà fiéaov t^œ &e&ç rò <rnpoç l|« trpofi^vima, TTiv yXÔTTav. » La déesse a sur la poitrine la lete de la Gorgone qui tire la langue «.

(3) Gemme di Leonardo Agostini; t. I, fig. 36 ; p. 33«

que la lete de Méduse elle-même était placée sur l'éguie de Minerve , plutôt qu'une représentation j je l'infère de ce que Pausanias raconte, que la d 'esse ayant apparu dans le temple de Minerve Jtonia , à sa prêtresse Jodamie , celle-ci fut changée en pierre à l'aspect de la Gorgone (i). L'habillement de la statue est celui qui convient â Pallas, c'est la tunique sans manches, comme les femmes Spartiates , et le manteau assez singulièrement relevé par la ceinture de la tunique. Quand la déesse allait aux combats, avant de se revêtir de l'égide , elle laissait tomber ce manteau sur le pavé du palais de son père (2): mais dans notre statue elle l'a rattaché autour d'elle ; parceque accompagnant les Muses, elle ne doit rien conserver de son caractère féroce.

Je profite de cette circonstance ? pour instruire le public sur quelques particularités du lieu où fut faite une des fouilles les plus importantes de notre tems. Ce site est près de Tivoli f à la droite de la route de Casciano ; expression qui peut être corrompue de Cassiano , qu'on appelle aujourd'hui Pianella di Cassio.

(1) Pausati. Beolic. ch. 34.

(2) Homère dans le passage déjà cite' 7 dit qu'avant qu'elle s'armât HèxÀop fièv Kare^svev èavòv icapoç èvf^ ov§et>.

U ampio peplo suo

Lasciò andare del padre al pavimento.

Peplum signifie également Manteau , ou Voile, ayant cette

double acception.

Le mot Pianella est un idiotisme, qui chez les habitans du lieu, signifie un plan formé à l'aide de murs élevés sur le penchant d'une colline , semblables à ceux que nous voyons dans les anciennes Taille. La tradition locale, dont on trouve même des documens dans un manuscrit du septième siècle , atteste que cette campagne appartenait à Cassius(i). Les lecteurs verront sans doute avec plaisir le détail, que nous lui donnons ici, des monumens retirés de cette fouille. Ce furent l'Apollon Citharedus , et sept statues des Muses, qui étaient dans la même salle que notre Pallas. En effet la déesse des sciences ne pouvait être mieux placée qu'au milieu de celles qui président aux beaux arts , et ne devait se trouver dans le cerveau de Jupiter qu'avec les filles de ce dieu et de Mnémosine. C'est par la même raison que ces divinités se voyaient réunies dans le temple de Minerve Alea à Tegée (2): et nous les trouvons encore avec Pallas sur beaucoup de sarcophages (5). On découvrit aussi dans la fouille dont nous parlons 3 une

- (1) Voyés le Ville e Monum. antichi di Tivoli décrits par MM. Cabrai et Re. Rome 1779, i6o et i65; ouvrage plein d'érudilion et fait avec soin.

(2) Pau san. Arcad. ch. 47*

(3) Voyés la Galleria Giustiniani , tome II ; plan. CXI , et le pitture d' Eicolano 7 Minerve avec Uranie. Ariti* chita d'Ercolano, tome Vili; della Pittura , tome V . plan. Il, où les savans commentateurs ont à merveille traité re sujet.

figure du Sommeil et des fragments d'une autre qui était couchée , qui pouvait représenter Bacchus. Nous expliquerons dans un autre endroit le rapport que ces figures pouvaient avoir avec les Muses. On en retira aussi un beau Faune , semblable à celui que l'on admire au Capitole , une déesse avec un serpent , qui peut être Hygie ou la Santé j un torse de femme drapé \ et un groupe un peu lascif d'un Silène et d'une Bacchante. Entre ces statues étaient placés des portraits précieux d'hommes illustres , parmi lesquels ceux qui se sont conservés avec leurs noms sont Anthistène , Bias, Périandre, et Eschine. On n'a , trouvé que les pilastres de Thermes de quatre autres sages de la Grèce, avec les inscriptions qui indiquaient leurs noms > leur patrie et leurs sentences ; par là on sait que c'était les bustes de Pittacus, de Solon , de Cléobule , et de ïhalés. Les hermès d'Anacréon et de Chabrias Esonien étaient aussi sans bustes. Il ne reste de six autres, que les pieds avec leurs plinthes, et les épigraphes qui nous indiquent les noms de Pisistrate , de Licurgue , de Pindare , d'Architas. d'Hermacus et de Diogènes (i). On y trouva une mosaïque

(i) Les épigraphes de chaque morceau sont lés suivantes: ANTIS0ENHS Antisthenes AÏSX.INHS Aeschines BIAS IIPHNEïS (sic) OITIAEISTOI AN9PQII0I KAKOI

Bias Prieneus. Plerique hominum malL

IIEPIANAPOS Rï^EAOï KOPIN0IOS

qui ornait le pavé ; elle représentait le passage

H MEAETH IIAN.

Periunder Cypseli (Jilius ) Corintius Meditatìo est orane.

Nous parlerons de ces Hermès pre'cieux dans un 3utre teins 7 et nous donnerons l'explication des inscriptions qui s'y sont trouve'es. Voici encore celles qui se lisent aux Hermès sans bustes.

SOAûN ESEKESTIAOï A0HNAIOS.

MHTEN ArAN.

Solon Execestidae {Jilius ) Atheniensis.

Ne quid ni m! s.

Diogene Laerce attribue celte sentence à Solon. D'autres l'attribuent à Chilon de Sparte , qui e'tait aussi un des sept sages de la Grèce ? et qui ne s'est pas trouve' dans le nombre des hermès découverts. Pline parait adopter la seconde opinion (Liv. VII ; ch. 32 ); il dit que cette belle sentence eiait e'crite en lettres d'or à Delphes. On remarquera que Solon est appelle Alhe'nien et non habitant de Salamines. Diog. Laer. in Solone.

Une observation importante à faire dans l'ortographe , c'est le changement des lettres A en 0 dans le mot ^ri^sv^ à cause de l'aspiration de Yè dans la sillabe ev qui entre dans la composition du mot :

niTTAKOS TPPA&'s MïTIAHNAIOS.

KAIPON rNû0I.

Pittacus Hyrcadii Mytilenensis.

Tempus nosce

Laerce L. 82 donne cette sentence à Pittacus dans les mêmes termes. Àusone aussi avec très peu de différence dans son Ludus Sapientium.

Et Pittacum dixisse fama est Lesbium. YipQffKe naipòv. Tempus ut novis jubet 7 Sed 9tatpoç7 iste tempestivum tempus est. Laerce nous a appris (lieu cité) à rétablir en entier lui le

du Nil (i). Le souverain pontife, plein d'à-

(i) Les anciens aimaient à représenter des objets égyptiens sur leurs pavés et dans d'autres peintures d'ornemens ? comme les modernes ont coutume d'y représenter des objets chinois. En outre de tant d'anciennes mosaïques 7 celle si renommée de Palestrine fournit encore la preuve de ce qu'on avance. L'inondation du Nil en est le sujet principal 7 quoique les figures puissent avoir quelque rapport a Alexandre; sur quoi les opinions ont tant varié. On peut rapporter peut-être a cet usage introduit dans la peinture, les paroles bien connues de Pétrone: Vietava quoque non alium exitum fecit , post' quam Acgyptiorum audacia tam magnae artis comperidiarìam inventi.

nom du père ^Tppadh, mais les lettres qui sont ici ; et qui paraissent avoir été toujours lés seules ; peut-être par négligence7 ne donnent que TFPA fJjfgrae.

KAEOBOTA02 AINAIOS. METPON APISTON.

Cleobulus Lindius. Modus optimus.

Le pére / selon Laerce, était Evagoras. Ausone, dans le poëme que nous avons déjà cité 7 lui attribue cette sentence:

ApMTTOV {létpov esse dixit Lindius.

Cleobulus 7 hoc est ; optimus cunctis modus.

Laerce;tL 89? n'en parle pas; mais il annonce pourtant sous une autre idée le même sentiment; aïnsi : 'Evxvftôv fJLri ïffSi vmp€(pàroç âjvôp^aaç ^Tauteiniv. Ne sois pas superbe dans la fortune, ni ab jp et dans le malheur.

OAAHS ESAMIOÏ MIAEZI02.

Taies Examii M ile si us. Ici par le défaut de marbre 7 manque la sentence

va rtcuph iïàiTyi ' ^e ma^ est V0lsm de la sécurité. Ausone 1. cité.

Chi ion auroit peut-être eule fameux TNÛ0T SAïTON.

Musée Pie-Clém. Vol. I. 7 <§

mour pour les beaux arts, et pour tout ce qui appartient à l'érudition , ne voulant pas mettre

Nosce te ipsum , qui le distingue, à ce qu'il semble, dans un fragment d'une mosaïque du Musée du Vatican qui est décrit par Winckelmann ( Monum. antichi ined.i fig. i65 ). Les sentences des sept Sages , rapportées par Higinus, fab. 221, correspondent très exactement avec ces hermès dont nous parlons.

Les fragmens des hermès d'Anacréon et de Cabrias portent ces inscriptions:

ANAK . . . Anaci

SKT Scylacis. — ( peut-être )

THI

Le nom du père d'Anacréon, dont les trois lettres ILkv sont conservées, et qui était peut-être E#i;/là£, Sçylax j est tout-à-fait nouveau pour nous, et nous l'apprenons par ce rare fragment.

XABP Chabrias.

KTHS CtesippL

AISûI Aexoniensis.

Cet hermès appartenant à un célèbre capitaine tel que fut Cabrias,' dont nous trouvons la vie écrite par Cornélius Népos , outre sa rareté, offre encore ceci de remarquable; qu'il nous apprend le lieu de sa naissance dans le bourg ou village de l'Atti que, Aexonia. Nous avons en cela la preuve que le Cabrias Esonien , vainqueur des courses dans les jeux Pythiens, dont Demosthènes parle dans son oraison in Neaeram , était probablement le même que le fameux Cabrias, à qui appartient ce fragment.

Les noms écrits sur les six hermès , dont il ne nous reste que les pieds et les bases, sont les suivans:

AIOrENHC Diogene*.

T11NAAPOG Pindams.

EEICICTPATOC Pïsistmtus.

de bornes à sa munificence , fit acheter presque tous les monuments précieux dont nous venons de parler. Il donna encore des ordres pour faire ouvrir de nouveau l'endroit où cette fouille avait été faite , afin d'y continuer, avec le plus grand soin , des recherches. Elles ne furent pas infructueuses ; car elles procurèrent la découverte de la huitième statue des Muses, qui fut une Uranie, et celle d'un fragment qui appartenoit à quelqu'un des hermès dont il a été parlé , mais sur lequel on n'apperçoit aucune désignation précise. On en retira aussi, deux beaux hermès casqués de Périclès , l'un desquels est d'un travail sublime ; les bases avec leurs pieds, de deux autres hermès; celui de Phidias et celui de Bacchilide (i); plu-

AYKOTPrOC Lycurgus.

APXïTAC Archjtas.

EPMAPXOT Hermarchî.

Les caractères nous font voir que ces hermès sont moins anciens que les pre'cédens. (i) Voici les e'pigraphes originales:

ITEPIKAH2 Pericle*.

Sanoiiiiioï xanthiFPi.

A0HNAIO2 Atheniemis.

nEPIKAHS Pericle*.

BAKXÏAIAHC Bacchylides.

Il fut un célèbre poëte comique

OElAlAC Phidias.

Un nom si illustre rend cette perte du portrait bien plus sensible. On peut conjecturer par-ià que cet artiste excellent jouissait, parmi les anciens ses contemporains,

sieurs statues égyptiennes de marbre noir de ces contrées ; et un très-beau crocodile de pierre de touche. On y trouva aussi mie rosace d'une belle forme. Dans ses feuilles se jouent un lézard et une grenouille (i). On en

d'une réputation égale à celle dont jouissaient les hommes les plus célèbres par leur sagesse , ou par leur science , ou par leurs grandes actions.

(i) Winckelmann a déjà fait la remarque , 4ans 'es Monumenti antichi inediti , toni. Il , pag. 269 ; fig. 206 , que le lézard et la grenouille sont les emblèmes des deux architectes de Sparte , Saurus et Batracus, qui, par ordre de Metellus , bâtirent, dans le VIT siècle de Rome ? les temples renfermés depuis dans les portiques d'O tavie. Le savant antiquaire explique, à ce sujet, îe passage de Pline, 1. XXXVI, ch. 4 7 S* *4> dans lequel cet écrivain nous apprend, que ces architectes avaient fait sculpter les deux animaux, dont on vient de parler, comme symboles de leurs noms , dans les volutes des chapiteaux, et cite pour exemple, le beau chapiteau jonique de S. Laurent hors les murs, où sont ces emblèmes. La rosace , dont il est ici question ? prouve que ces architectes Spartiates avaient travaillé dans la Villa de Cassius , et que la tradition vulgaire, rapportée par Pline, qu'on regardait cela comme un artifice employé par ces architectes, a qui on avait refusé la permission défaire graver leurs noms , n'était qu'une invention populaire , qui avait du sa source à l'usage qu'avaient Saurus et Batracus de mettre sur leurs ouvrages ces emblèmes. Combien d'historiettes semblables sont imaginées sur le compte des artistes modernes ! Il n'est pas hors de propos de remarquer ici , que S. M. catholique Charles III accorda à l'architecte romain Vanvitelli la permission de placer son inscription sous l'arc du milieu des superbes aqueducs de Caserte.

retira enfin un autel dédié au Bon Génie j comme si l'antiquité , ressuscitée par les soins da souverain pontife , qui voulait lui donner une nouvelle vie , avait eu l'intention de lui offrir un hommage dans cette découverte (i).

Observations de Uauteur.

On peut faire diverses observations sur quelques particularités de la note (i) page 96, laqueile se continue à la page 97. Premièrement, le père de Pittacus s'appellait Hyrra (Hyrras} et non Hyriade, comme on l'a supposé ici- J'ai déjà corrigé cette erreur dans le tom. VI , pl. 22, ou il est parlé plus au long des hermès des sages de la Grèce. En second lieu la sentence Modus optimus est attribuée expressément à Cléobule par Diogène Laerce ( 1. I , n. 93 ) et c'est par erreur que j'avais ici assuré le con*

(1) Voici l'inscription grecque et latine de l'autel :

ArA0£i • AAIMONI

AGATHO • DAEMONI Sacrum E • V • S

c'est-à dire Bono Genio , ou Jçatho D aemoni sacrum ex voto suscepto. Il serait superflu d ajouter quelque chose à ce qu'ont dit sur le culte des Génies ; sur leurs inscriptions grecques et latines, les savans auteurs des antiquités d'Hercuianum , qui ont épuise' là-dessus toutes tes recherches les pius érudites. On peut y recourir dans le Tome V des peint. d'Herc. 7 pl. X; n. 3 ; et pl. LX , n. 2,

traire. Troisièmement, je dois provenir les lecteurs que j'ai changé d'opinion sur la mosaïque de Palestrine. Je crois à présent qu'on a représenté un empereur , qui pourrait être Auguste lui-même , le conquérant de l'Egypte ( V. p. 5i, n. i ). Je conviens enfui que les paroles de Petronius Arbiter, qui sont citées, à propos de la peinture : JEgyptiorum audacia tam magnae artis compendiariam invertit , peuvent recevoir des interprétations bien différentes et plus justes que celle que j'ai suivie.

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