‹ Musée Pie-Clémentin (volume 4)Chapitre 24 sur 41 · PLANCHE XXXIV · texte numérisé non relu

PLANCHE XXXIV

Prométhée et les Parques *.

Le fragment singulier que représente cette gravure, est sans contredit, un des plus rares inonumens , parmi ce qui nous reste des arts anciens , et un de ceux qui offre plus d’érudition. Le mérite des images allégoriques qui n’est pas ordinaire, se trouve encore extrêmement accru par les inscriptions curieuses qui sont gravées près de chaque figure, suivant F usage très-ancien en Grèce (i). Les emblèmes de la mort, et les Parques, divinités inexorables , compagnes du Destin , nous Font fait pîa-

* Hauteur trois palmes j longueur quatre. H a été acheté par ordre de S. S. régnante.

(i) Les inscriptions qui indiquaient le sujet, étaient sur les peintures de Poiignote, à Delphes , dans le Lesche { Pausanias , Phocica , ch. XXV). Sur les bas-reliefs du tombeau de Cipsèle (le même, EL I, XVII), et ailleurs. Le vase de terre cuite, très-ancien, que rapporte Hancarville, tome i, pl. xxiv et xxv , porte les noms d’Antiphates et d’autres héros qui forment cette histoire laquelle est encore inconnue.

eer ici, comme se rapportant à la doctrine sur les Enfers , et au troisième royaume de la mythologie.

Ce marbre paraît être un fragment d’un grand sarcophage $ de ceux qui avaient deux rangs de bas-reliefs, l’un au-dessus de l’autre, comme nous en avons tant d’exemples dans les tombeaux du moyen âge , particulièrement lorsqu’ils étaient destinés à recevoir plusieurs corps , usage qui fut souvent adopté pour la sépulture des chrétiens (i). Nous n’avons de conservé ici qu’une partie du rang supérieur , avec un petit fragment de l’inférieur. Le pi** lastre cannelé d’une architecture incorrecte , assez en usage dans les monumens du troisième

(i) Les sarcophages des Chrétiens sont pour la plus grande partie divisés en deux rangs de bas-reliefs. Cette division représente deux urnes placées Tune sur l’autre } ee qui se remarque mieux dans quelque sarcophage k deux rangs, et sans bas-reliefs, mais qui sont goudronnés. Dans ceux-ci les goudrons qui serpentent, se terminant k la moitié de la hauteur, et qui continuent après un bord intermédiaire, expriment avec évidence les deux caisses. On trouve un de ces sarcophages au fond du plus grand chemin qui conduit k la ville Ludovisi. Du reste les anciens Grecs eurent l’usage de diviser en plusieurs conipartimens les bas-reliefs autour de la même caisse ou urne. Le fameux tombeau de Cipsèle, monument de l’art dans son origine, tout décoré en or , en ivoire, et en cèdre, avait ses bas-reliefs distribués sur cinq bandes. Pausanias, EL I, cap. six. Les traducteurs n’ont pas bien compris cela.

siècle et des postérieurs, fait voir que la composition était terminée à cette partie.

En commençant par-là la description des figures, qui sont représentées sur ce bas-relief, la première que nous voyons est celle de Prométhée barbu, assis comme à l’ordinaire, et de plus tout- à-fait nu. 11 s’occupe à terminer avec son ébauchoir la figure de terre qui doit devenir la premiere femme. Les inscriptions placées près des deux figures, confirment cette explication , la même que l’on donnerait au sujet, quand ces inscriptions eussent manqué d’y être, et ce sont justement les mots PROMET HES (i) et MYL1ER.

Notre bas-relief mérite d’être remarqué, en ce qu’il ne suit pas dans ce sujet la tradition la plus commune, qui attribue à Yulcain , au contraire, la formation de la première femme (2). 11 y a cependant beaucoup d’écrivains parmi

(î) Promethes peut avoir été écrit pour Promeiheus avec une lettre de moins , et ce pourrait être sans qu’il y eut une erreur, comme d’ ’QiïvO'O'SVÇ on a fait-’O §V(TO"yç, d’où est venu Ulysses, etc., selon l’usage du dialecte dorique et ëolique. Upo[ll?^7?ç cependant s’employe communément non au propre , mais comme appellatif.

(2) Hésiode, Opera et dies , v. 70 et suiv. j et Théo gonia , v. 5 7 r et suiv., disent que Vulcain, suivant le conseil des Dieux, forma Pandore, pour troubler la trop grande félicité que Prométliée avait procurée aux hommes. On voit Yulcain formant cette Pandore, dans un bas-relief curieux de la ville Borghese , rapporté par Winckelmann dans ses Mommi . inéd. , n, 82.

les anciens qui ont donné à Prométliée cette part dans la création de l’homme , et de ces écrivains sont, entre les plus anciens, Menandre, parmi les moins anciens , Fulgence dans sa mythologie (i); cet auteur est plus rapproché de l’époque à assigner à ce monument.

On trouvera , peut-être, plus curieux et dignes d’être remarqués les trois animaux qui sont sculptés autour de Prométhée. Iis paraissant faire allusion à l’opinion qui veut que cet artiste ait choisi dans plusieurs animaux , quelques petites parties à faire entrer dans son cuvage , de manière à en composer l’esprit hunuin, par leurs différentes qualités (2). Le lièvre,

(1) Fulgence attribue la formation de Pandore à Prométhc'e ,»ct non à Vulcain, Mytologicon , liv. II , ch. 9; Me'nandre , dans Lucien, in Amores , introduit un des personnages, d’un de ses drames, incertain , en lui faisant faire des reproches à Prométhée de la création de la femme , et voulant que ce fût pour cela qu’il eut été puni justement sur le mont Caucase ( Menandri fragmenta ; numu 195). Lucien lui-même dans le Prométhée , et dans le dialogue de Prométhée et de Jupiter , fait souvent allusion à la création de la première femme , modelée par Prométhée.

(2) Horace, Carm. I, ode XYI , v. î5 et suiv. : Fertur Prometheus adderò principi

Limo coactus parliculam undique Desectam , et insani leonls

' ’-*sv

V im stomaco appostasse nostro .

Dans le même lieu Acron dit: Timorem a lepore posait) a vulpe astiitiam , ceteraque a reliquia

sSo

qui est pins près de lui, aura fourni quelque peu de son naturel craintif, pour donner à l’œuvre de Prométhée cette timidité qui en partie sert d’agrément a la femme , en partie a sa défense, et qui est réellement une vertu dans son caractère moral. Cet animal est le seul qui n’a pas d’épigraphe ; mais les bêt(s de somme ont chacune la leur 7 on y lit ASU NVS, TAVRYS.

Le second groupe se rapporte à la fin le l’homme , que l’on voit étendu par terre, sépa é de son ame , qui , sous la forme de Psycié ou d’une jeune fille avec des ailes de papilkn, paraît s’en éloigner tristement , conduite jar Mercure Psychopompos (i) à sa dernière desinée. Les épigraphes MERCVRI V S, ANIMA, nous indiquent tout-à-fait ce qui était assez facile a

(i) Une des fonctions de ce Dieu, la plus connue , est celle de conduire les âmes aux enfers. Fornute , ch. XVlj Horace, I, od. X, v. 17, et Lucien, Dialogues des Dieux et des Morts, en parlent. Si quelqu’un prétendait que Mercure fut ici pour donner à ce corps insensible une ame qui se montre opiniâtre, au lieu de la lui enlever, il trouverait que Platon , dans le Protagoras 7 dit que Mercure fut complice de Prométhée dans la formation de l’homme. Mais on assure que Farne qui inspira le modèle sculpté par Prométhée y fut introduite ou par Minerve ou par le Soleil. En outre de cela, on voit sur un bas-relief du Musée Capitolin Mercure et Farne ainsi représentés , de sorte qu’il ne reste aucun doute qu’elle est conduite par ce Dieu au séjour des morts, Mus . Capii. , tora. IY , pi. XXV.

supposer. Ce qui est tout nouveau pour nous c’est le nom SERYS , écrit sur l’image du défunt , et répétée sous la figure qui le suit, par laquelle on le représente encore vivant.

Si c’est-là le nom d’un des premiers hommes que Prométhée forma du limon de la terre, il ne nous a pas, que je sache, été transmis encore par aucune tradition ancienne et par aucun écrit sur la mythologie. A travers le silence de tant d’écrivains , h défaut des monumens , qu’il me soit permis de proposer une conjecture fort simple. D’abord, je crois que la véritable leçon de ce mot doit être plutôt Seras que Serjs , parce que l’Y se trouve remplacé par Y dans d'autres inscriptions , et que ce n’est pas une chose extraordinaire pour les grammairiens que ces deux élémens rapprochés se changent ou se confondent (i). Je conçois

(i) Il suffit pour s’en convaincre, devoir le seul Index de Gru ter. Il n'est pas plus extravagant de lire sur notre marbre SERYS pour SERYS , que de lire dans les inscriptions de Grutcr SYARI pour SVARI (282, 4) » CEN- TYRIA pour CENTYRIA (45, n. i3), SATYRNI pour SATVRTYI (4^2 , n. 1), et dans beaucoup d’autres exemples offerts par le même auteur et par quelques autres qui l’ont suivi. Un monument qui fait connaître l’usage que l’on a fait dans les inscriptions du troisième siècle de la lettre Y , à la place de l’V , c’est la médaille rare, de second module, de Macrin, frappée à Pella. L’inscription sur la face est la suivante : M. OPEL. SEY. MACREI- ÏSVS AY. M. Opelius Severus Macrinus Augustus : celle du revers COL, IYL. AYG, PELLA ; Colonia Mia Au-

dans le nom de SERVS , le Tardif , traduit en latin, celui d’Epiméthée, qui ini correspond^ et qui signifie homme d'une conception lente , un homme qui trop tard , ou hors de saison , connaît les conséquences de ce quii fait (i). Tel est le caractère que tous les mythologues et les auteurs classiques donnent à Epiméthée. Ce fut lui qui , selon Hésiode , devint amoureux de la première femme, ouvrage de Vulcani , selon le même poète, mais plutôt celui de Prométhée, suivant les anciens, et selon l’artiste auteur de notre monument (2). Telle fut la source des maux qui se répandirent en foule dans le monde, alors la Mort iente et tardive accéléra sa marche pour venir moissonner les

gusta Pellet. On y voit Pan assis sur une pierre. Ce qui est remarquable dans cette médaille , c’est qu’on y a employé tantôt FV, tantôt l’Y, indistinctement pour le môme élément; l’Y dans SEY erus 7 IY hia 7 AYG usta, et TV dans MA.CREFNVS AY gus tus ; comme précisément dans notre marbre on s’est servi de TV dans le mot MERCVRiYS y et de FY à sa place dans le mot SERYS. On conserve la médaille dont nous venons de parier dans la collection Borgia.

(1) Pindare donne à Epiméthée Fépîtbète à,’OiptVÔoç7

Serosapiens. Pyth.? ode III, ép. I, v. 8. Voyez Henri Stephanus dans son Trésor , v. parmi les

dérivés de M rï§OÇ, et Erasme , Adagia , dans celui-ci î Maio accepto stultus sapit ( Chil. I , Cent. I ^ n. 5 1 ).

(2) Hésiode ; Theogon. ; ■ y. 5ioetsuiy.; Opera I ; v* 80 et sui v.

mortels (i). Les plus anciens écrivains supposent que la femme seule fut formée du limon de la terre, et non rhonime ; les plus modernes l’ont écrit de même 3 et que si Epiméthée fut le premier qui voulut jouir du présent trompeur que faisaient les Dieux , il ne fut pas le dernier à en éprouver les dangers (2). Quoique né, selon quelques traditions, de race céleste , il n’était pas immortel , non plus que son frère Prométliée, qui n’obtint cet avantage que longtemps après , quand cette immortalité lui fut accordée, et que Clairon assez sage choisit de changer contre la mort (5). Si ma conjecture

(1) Horace , liv. I , od. II , v. 321

Semotique prias tarda nécessitas Lethi corripuit gradum.

(2) Hésiode et Ménandre dans les lieux cités. Palefatus,. ou son compilateur , chap. 55 , nous apprend que Pandore formée de terre fit devenir de la même nature les hommes. Les mythologues qui suivent de pareilles traditions, supposent qu’il existait déjà deux sexes, mais d’une nature plus noble, et qui se rapprochait de celle des Dieux, lesquels en furent jaloux, tellement, qu’ils cherchèrent à la détériorer par la formation de cette nouvelle femme. Les écrivains plus modernes^ et particulièrement les latins , ont feint que Prométhée avait aussi formé l’homme.

(5) Celte particularité nous a été transmise par Âpollodore, Bibl. , liv. II,pag. ii5 et 129, edit. Salmur. Cependant Eschyle dans toute sa trage'die, suppose que Prométhée est immortel. Hésiode a peut être la même opinion , si non qu’il semble supposer qu’Epimélhée

peut avoir lieu, le sculpteur aura donc, après nous avoir montré la formation de la première femme, présenté à nos yeux les conséquences fatales qui la suivirent dans la mort prématurée de ce Titan , qui ne s’attachant qu’au moment présent , et incapable de rien prévoir , se montra si avide de la jouissance de cette nouvelle créature.

Si cependant on voulait que l’homme représenté dans ce monument , ne fût aucun des contemporains de Prométhée , mais plutôt un de ses ouvrages , selon l’opinion la plus répandue , en ce cas même il convient de lui donner le nom d’Epiméthée, ou de Serus , suivant Hygin, qui appelle de ce nom le frère de Pandore et non celui de Prométhée ; c’est-à-dire, comme l’observe très-judicieusement Schœffer, l’iiomme sorti du même limon (i).

L’allégorie de la Providence (2) , que les anciens ont conçue sous la ligure de Promé-

perdit ce privilège en acceptant le don fatal. (Oper. I, v. 89):

’Avràp ô delâfjievoç ors dv? kukôv evolve.

(1) Hygin, fab. cxlii. Ea (Pandora) data in coniugium Epimetheo jratri. Voyez la note de Schœffer sur ce passage ; elle a été aussi rappelée dans l’édition des Mjtho graphi Latini de Staveren.

(2) Voyez ce que dit lk-dessus Winchelmann, Monum . inèd. , n. 81. Que Prométhée soit remblême de la Providence, cela est démontré par son nom, et confirmé par les mythologues, parmi lesquels nous citons Fornute,

ch. XVI II.

ilice ( et notre monument appartient aux temps des allégories mythologiques.) lions donne le motif pour lequel nous le voyons uni aux Parques, images du Destin, dont les secrets , qui étaient cachés à Jupiter (i), étaient connus de Prométhée seul, à ce que l’on crut quelquefois (2). L’allégorie de la vie humaine introduit meme assez naturellement les Parques dans ce sujet, parce qu’on savait que cette vie était irrévocablement abandonnée à leur volonté. Nous voyons en effet dans le bas-relief, l’homme entouré de ces trois ministres de l’implacable Destin , désignées chacune par son nom et par les symboles qui lui sont propres. ATROPOS, Atropos , l’inflexible par dessus tout, regarde fixement une horloge, symbole de la durée de la vie assignée a chaque mortel ÿ c’est pour cela qu’elle est caractérisée comme une Parque , ou pour la nécessité de mourir. LACHESIS , Lâche si , qui gouverne la destinée des hommes , qui fixe les accidens de leur vie , trace avec ce radius leur horoscope sur un globe celeste, où les astrologues se flattaient de pouvoir lire à l’avance les grands

(1) Escliile , Prometti . innet. , v. 5o5 et suiv.

(2) Tel était le secret que de Thétis devait naître un fils qui serait plus grand que son père. Prométhée rayant réve'lé à Jupiter, en obtint sa délivrance j il l'avait appris des Parques. Hygin , Poet . astr. , ch. XV.

événemens, qui étaient pour eux une conséquence nécessaire de la disposition des astres. En effet Lachésis a toujours été regardée comme celle des Parques qui réglait la vie. CLO- THO , Clothos , n’est pas, comme sur d’autres monumens, tirant le lin de la quenouille , tournant le fuseau pour filer le cours de la vie des mortels, et formant, pour ainsi dire, un peloton de la série des aventures et de leurs résultats divers ; mais elle a dans les mains deux livres qui renferment les arrêts du Destin , ce qui a fait donner à ces soeurs fatales le nom de Librariae superimi. Ces livres seront ceux dans lesquels les Parques lisaient, pour chanter les actions futures des héros au moment de leur naissance (i). Le soin de les garder en est confié à Clothos , comme étant celle qui plus particulièrement disposait des générations et des naissances (2).

(1) Marziano Capella , lib. I. Clotho 7 Lachésis , Atro - ■posque . . . . Librariae superûm , arcluvique custodes. Sur le chant prophétique des Parques voyez Catulle , Argon. ? v. 5o6 5 Horace, Carm. saec. , vers. 25, et Hygin, fab. 1 q t et 174.

(2) Fulgence, Mjthologicon , chap. 7, détermine ainsi

les fonctions diverses que remplissaient les Parques. Clotho est selon lui Nativitatis evocatio} peut-être de s

clamo ; Lachésis vitae sors , de /lay^aVQ , sortior ; Atropos mortis condition de TpèjÜQ , verto 3 avec Va privatif. D’autres mythologues reconnaissent dans Clotho la Parque du temps présent, dérivant son étymologie de ge?iô^Q , rieo}

filer j dans Lachésis le temps à. venir , qu’elle règle selon

Je ne sais si J a figure dont il ne reste qu’une main était Némésis, ou la Fortune, ou la Nuit primitive , ou la Nécessité. Si ce monument était entier , je ne doute pas qu’ayant tant d’inscriptions , celle qui nous manque n’eût porté de grands éelaircissemens sur ce qui reste d’obscur et d’incertain.

Cependant l'aile , qui est le seul morceau de sculpture qui reste de l’ordre inférieur, appartient , je suis sur, k l’aigle ou au vautour envoyé pour punir Prométhée (i). Cette image

les combinaisons que forment les révolutions des sphères. Enfin Àlropos est la Parque du passé, et dont Je nom exprime sa nécessite' immuable. Ainsi s’explique Fornute, ch. XIII.

(i) Nous avons dit ci-dessus quel fut le motif qui obligea Jupiter à rendre la liberté k Prométhée. Mais comme il avait juré par le Styx qu’il ne le détacherait jamais du rocher, il ne trouva pas d’autre ressource pour être fidèle k son serment, que de lui faire porter, disent les mythoîogistes, k son doigt, dans un anneau , une petite pierre de cette roche. Hygin , Poèt. astron. XV ; Servius , ad Virgil. y Ecl. VI, v. ïgi ). C’est de-la que vint, suivant Pline (XXXVïï, i ), l’origine des anneaux, qui durent s’appeler dans le commencement vincala p non gestamina . Je ne sais pas si de ce passage de la fable ancienne on ne pourrait pas faire dériver une interprétation qui se rapprochât davantage de celles qui sont reçues , aux vers suivans de Catulle , Argon. f v. 294 et suiv. :

Post hune consequitur sollerti corde Prometheus

Extenuata gerens veteris vestigia poenae ,

Quam quondam silici restr ictus membra catena

Perso luit pendens e veriicibus praeruptis.

Musée Pic- Clé m. Vol. IV, 17

n’est pas seulement analogue au reste de la composition , mais elle se voit aussi réunie dans" d’autres rnonumens , tant avec la formation de l’homme par Prométh^e , qu’avec les emblèmes du destin et de la mort que représentent les Parques (i).

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