‹ Musée Pie-Clémentin (volume 4)Chapitre 26 sur 41 · X.oàç fjbèXko , xpartfpdrè · texte numérisé non relu

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« Je prépare ces pieuses inféries que je dois à mon

Les Romains donnèrent à cette Deesse le nom de Libitina (i) à raison de cette fonction. La piété des parens envers les morts est noblement et clairement exprimée par une image semblable, La mémoire attentive qu’ils ont conservée d’eux les a fait aller au devant de leurs désirs , de sorte qu’à peine ces ombres ont quitté la barque fatale , qu’elles trouveut dans les mains da Libitina les honneurs, et les secours que peuvent leur procurer dans ce cas les personnes qui leur sont chères.

La roche qui sépare cette figure de la nacelle de Caron est une de celles décrites par les poètes qui l’ont placée à l’entrée des cavernes des enfers (2).

« frère. Voici îa coupe des morts qu’il faut renverser « sur la surface de la terre en y joignant le sang des « veaux de la montagne, du miel jaune des abeilles, « et à la liqueur de Bacchus , qui servent de mets « agréables aux morts. Apportez, moi, o prêtresses! la « tasse d’or et les libations dues à Pluton. O fils illustre « d’Àgamemnon , qui habites le séjour des morts , que « ces derniers présens que je t’envoye te soient agvéa- « blés! »

(1) Les grammaticiens en donnent une autre élymologie.

(2) Bochart, in Canaan , liv. I , chap. 22, croit que Je nom même du Ténare , promontoire de la Laconie 9 dont îa caverne, à ce que l’on pensait, servait d’entrée aux enfers, équivaut dans la langue juive au mot rupey et doit être le même que Tinar. Au reste Sénèque décrit ainsi cette roche dans son Hercule furieux , v. 6 65 et suiv. :

Densîs ubi aecjuor Taenams siluis premi è

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