‹ Musée Pie-Clémentin (volume 4)Chapitre 35 sur 41 · COL. POLLIO. FELIX ILEROS · texte numérisé non relu

COL. POLLIO. FELIX ILEROS

. . STRI. QYI. K. AYGYSTIS. PRIMI. MAG. . RYNT

d’oii il paraît qu’il y avait quatre V icomcigistri aussi dans notre monument , et que le prénom du troisième était Gneus , ce que n’a pu remarquer l’abbé Marini par la faute de la copie qu’il avait. Mais voici sa lettre savante ( laquelle a é i é reportée après la planche , pag. 245, parce qu’elle était, trop longue pour être dans cette note ).

rius (i). Tous deux, à ce que je crois, sont du nombre des deux cent cinquante-cinq élevés , comme on l’apprend par Pline (2), dans les principales rues de Rome antique, probablement par ces nouveaux intendans des rues, devenus ministres du culte rendu aux Lares

(1) Ce très-bel autel, qui détermine, avec le nôtre, sans le moindre doute, la véritable manière dont on représentait les Lares , en outre qu’il a été gravé dans le recueil de Montfaucon ( tom. ï, part. Il, pi. CCII ) , se trouve encore dans le Boissard , part. I, pag. 68, et ensuite dans Gruter, CVI , 7. Mais les dessins en étant très-peu fidèles, l’abbé Gualtani l’a publié de nouveau avec beaucoup plus d’exactitude, l’accompagnant d’une explication savante, sous la date de mai 1785. En comparant ces dernières gravures avec celles de Boissard, on s’aperçoit très-évidemment que deux côtés dans les dessins de Boissard n’ont pas été dessinés par quelqu’un qui avait l’original sous les yeux, ni qui en eut conservé le souvenir exact, mais qu’on les a fait d’imagination, d’après la description seulement qu’en donna l’antiquaire. C’est de-là que les tableaux placés sur les deux côtés oien distincts, ont été réunis, ne formant qu’une seule composition, comme s’ils n’eussent fait qu’un seul basrelief. Les sujets décrits, comme la Victoire et les trophées , sont représentés, quant aux formes et à l’invention, d’une façon tout-à-fait différente de l’original, et de tout modèle antique. C’est en faisant cette comparaison, que j’ai conçu pourquoi tant d’images qui sont dans le Boissard, s’éloignent par le style et par le goût, de la manière antique, et ont quelque chose de faux et de contraire à la vérité, dont on ne doit pas pourtant accuser cet intelligent amateur.

(2) ^Pline, HI, § IX.

Violes . Voilà pourquoi Ovide faisant allusion à ces autels et aux images des Dieux Lares, si multipliées dans les quartiers de Rome , a écrit dans ses Fastes (i):

Mille Lares , Geniumque ducis qui tradidit illos

Urbs habet , et vici Numina trina colimi ; et ces vers pourraient servir à conjecturer, si la chose n’était pas constante ailleurs, que ce troisième Dieu joint aux Lares , est le Génie d’Auguste.

Les deux lauriers qui s’élèvent près de ces figures, et qui sont encore répétés sur le côté postérieur de l’autel, ayant auprès une grande couronne civique, sont les lauriers Palatins (a) enN l’honneur d’Auguste, plantés, par ordre du sénat, devant le portique de sa maison , qui furent ensuite gravés sur un grand nombre de ses médailles , avec la couronne de chêne , dont on voit son image ornée dans une sculpture de la ville Albani (5).

(1) Fast. V, vers. i45.

(2) Ovide les appelle ainsi, Fast . IV, v. 553.

(5) Dion est auteur de tout cela ; le passage du livre LUI , bien qu’assez connu, mérité cependant d’être rapporté ici à raison des lumières qu’il donne sur celte représentation: TÒ T£ tÙç dd(ppaç Ttpò TüV jÎOKn'keiQV dv-TVç tfpo'tfàea&aii naï tò top arélpavov top d'pvipop v%ep âvTÔP âprdo^ai , tot£ ol , ôç xaï dsl tovç ts Tvo/ispisç pmoPTc , ncLi tovç vtoViTaç (rôÇoVTù £i]jr?(pt- : « 11 lut alors décrété que Ton placerait dés lau- « riers devant son palais ; et qu’on suspendrait à leurs

Les deux bas-reliefs latéraux offrent la même composition, qui représente un sacrifice célébré sur un autel quarré que parent d’ encarpus , deux personnes vêtues de la toge, voilées, et qui sont accompagnées d’un musicien couronné, en tunique courte, et jouant de la flûte double. On voit à Tivoli un bel autel quarré, sur les deux côtés duquel est également répétée la figure de Mercure (i). Mais dans celui-ci la répétition a, peut-être, un autre motif, et il est possible que les figures qui font le sacrifice soient les portraits des quatre Vico* * magistrL

<t rameaux la couronne de chêne, comme pour honorer « celui qui avait toujours triomphe' des ennemis de l’é-

* tat et sauve' les citoyens. » Voyez encore Micillus sur Ovide, Metam. I, v. 56a.

~(i) Maison de MM. Boschi.

Page 1