‹ Musée Pie-Clémentin (volume 4)Chapitre 7 sur 41 · IO J · texte numérisé non relu

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évident que les phrases par lesquelles nous témoignons, que celui qui est reconnaissant, nous est agréable, et que Fliomme qui proteste que jamais il n’oublira le bienfait, en rend des grâces , et qu’ enfin le bienfait a été ac** cordé avec grâces . C’est à cela que faisait allusion l’autel consacré à la Grâce dans la Cliersonèse de Tbrace, parles hahitans de cette péninsule, en mémoire de la reconnaissance qu’ils devaient aux Athéniens pour les secours qu’ils en avaient reçu (i). C’est encore pour cela que l’on voit les trois Grâces sculptées sur un bas-relief du Musée Capitolin , quoique l’on n’ait pas encore expliqué le motif de leur réunion avec les Fontaines et les Na y a de s , a l’honneur desquelles ce monument a été dédié (2). Les trois Grâces représentées sur la

dans lequel He'sîode lés a nommées , Theog. , v. 909 ? parce qu’ils n’ont pas réfle'chi que cet ordre ne signifie rien, et qu’He'siode lui-même dans le vers 946 appelle Aglae' ô^GraT^v ftap ’lTQV , /a plus jeune des Grâces 9 en quoi il est d’accord avec Homère , il. £§ , v. 267 et 275. Le Clerc dans ses notes sur He'siode a partage cette erreur , ad v. 945 ; Theog.

(1) Démosthènes, prò corona ? in decreto Chersonenr.

(2) Ce bas-relief représente un fleuve couche, au» dessus duquel est une pierre , sur laquelle sont places Mercure et Hercule. A droite sont les Nymphes qui enlevent Ilylas, à gauche les trois Grâces ; au-dessus est l’épigraphe, laquelle, selon la leçon de l’abbe' Marini P qui est la bonne , est celle que voici :

EPITYNCHANVS . M . AVREL .CAES . LIE . ET . A . CVBICVLO . FONTÏBVS ET , NYMPHIS . SANCTISS1MÏS . TITYEVM . EX . VOTO . RESTITViX

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patère, que tient dans sa main la Junon d\iné médaille inédite, de seconde forme, de la Faustin e mineure, que j’ai vue dans la collection Albani (i), étaient, peut-être, d’or, et offertes en don à la Déesse, en action de grâces de la fécondité de cette impératrice.

Mercure qui « transmet les arrêts du ciel , m et qui se charge d'y porter les prières et « les adorations des mortels » auquel par ce motif on donna le nom de Ministre des prières (2), Mercure qui a institué les sacrifices , lui qui conduisait les Grâces (3) , après avoir disposé Esculape à accueillir les suppliques du malade , implore en ce moment sa bienveillance

La figure des Nymphes et celle du fleuve , qui est leur père, ont un rapport évident avec l’épigraphe. Le savant commentateur trouve encore très-lieureusement le rapport qu’ont Mercure et Hercule avec quelques fontaines près de Capena , lieu d’où il fut retire' : mais les Grâces ne paraissaient pas en faire partie , et leur rapport avec Mercure est trop e'ioigne' du sujet de ce monument. En lui comparant notre bas-relief , tout s’éclaircit. Les mots ex vota supposent un bienfait reçu; donc cette sculpture a e'té ordonne'e pour remplir un vœu d’actions de grâces : et voilà le motif qui a engagé le personnage honorant les Nymphes et les Fontaines , à faire représenter avec les Dieux ses bienfaiteurs , les Grâces qu’il en a reçues , et celles qu’il leur rend , suivant sa promesse.

{ î ) On en a parlé tom. I , pi. I, pag. 58.

(2) Precum minister , dans une inscription citée, t. T,' pi. VU, pag. 84.

(3) Phumute ou Cornute, chap. xvi.

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en faveur des remercimens , des actions de grâce du convalescent, en acceptant avec bonté ce bas-relief, monument qui atteste le bienfait et la reconnaissance de celui qui Ta reçu,

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