‹ Musee Pie-Clementin (volume 5)Chapitre 36 sur 55 · PLANCHE XXXIV · texte numérisé non relu

PLANCHE XXXIV

Les chefs-d'œuvre de l'art sont si abondans dans le Musée Pie-Clémentin , qu'ils suffiraient seuls , pour rendre célèbre une ville qui les posséderait , comme a dit Pline des ouvrages

(i) Hérodote, Euterpe, ou IT ? 91.

* Hauteur neuf palmes et demie; sans la plinthe ; huit palmes, dix onces. Il fut acheté par S. S. Clément XIV.

de Lysippe. Le Méléagre dont nous offrons le dessin , est une statue exposée depuis trois siècles à l'admiration du public. On ne sait pas précisément dans quel lieu il fut découvert ; quelques-uns prétendent que ce fut sur le mont Esquilin , près de la basilique de Cajus et Lucius -, d'autres veulent,, qu'il fût retiré dehors de la porte Portese sifV le Janicule (i). Il passa dans le Musée , lorsqu'il fut acheté par S. S. Clément XIV ; et il s'y maintient avec éclat, à côté des statues incomparables du Belvedere (2)* Au mérite d'un travail superbe , il joint celui d'une intégrité rare , puisqu'il ne lui manque que la main gauche , que Michel- Ange n'osa pas restaurer. La chlamyde (5) at-

(1) La première opinion est celle de Flaminius Vacca dans ses Memorie, n. 84 7 qui se lisent dans ìe IV tome de l'édition romaine de Nardini 1771 ; et on y a joint à ce sujet une longue note. De la seconde opinion est Àldovrandi , Statue di Roma , p. i65. Il était du premier médecin de S. S. Francesco Fusconi delNorcia, sur quoi on peut consulter le bel ouvrage du célèbre abbé Gaetano Marini: Degli Archiatri Ponilficj7 vol. I; p. 5^5.

(2) L'Apollon, le Mercure dit FÀntinoiïs, le Laocoon, le Torse 7 la Cléopatre étaient ordinairement désignés ainsi parmi les artistes avant que le Musée de statues du Vatican eut été formé.

(5) Les anciens statuaires ont eu la coutume de donner la chlamyde a leurs figures de chasseurs. Outre les exemples apportés déjà, pl. XXXI 7 on peut encore noter celle d'Endimion endormi que possède Mons. Mareioschi ; statue de mérite qui fut retrouvée il y a deux

tachée sur ses épaules, qui va en voltigeant se réunir à la partie du marbre sur laquelle est sculptée la tête du terrible sanglier de Calydonie , a été conservée entière , bien qu'elle soit absolument isolée , en l'air , et réduite à l'épaisseur qui convient à un drap.

Il n'y a pas de doute sur le sujet ; la dépouille du sanglier prouve non-seulement que c'est un héros chasseur , mais que c'est celui qui délivra l'Etolie de ranimai furieux que Diane avait envoyé pour remplir sa vengeance, en dévastant ces contrées. C'est donc mal-àpropos , que quelques écrivains l'ont appelé Adonis , lequel fut la victime d'un sanglier et non son vainqueur (v).

Méléagre est le plus célèbre des chasseurs dont on nous parle dans le cicle Mythique ; et son nom même nous indique sa passion pour la chasse (2). Il fut également grand guerrier,

ans dans la ville Fede 7 autrefois ville Àdrienne à Tivoli. Le sommeil caractérise Endymion, comme le prouvent les bas~reìiefs 7 les peintures dTlerculanum , et les classiques: ^

rLa?vQTÔç fjièv ri^iLv ô top àrpOTCov vïïvov lavQv Je trouve bien d'gne d'envie

Cet Endymion plongé dans un profond sommeil. Thcocrit. , Idyl. III.

(1) V. Gronovius ; Thes. antiq. Graec. Tome I? fol. Nnn.

(2) Natale Conti fait dériver le nom de Mélëagre de l'agriculture, des travaux des champs, c'est-k-dire de

suivant ce <Jue rapporte Homère. Dans ces temps, où les sociétés des hommes encore mal formées,

fié?v£l et de dpyoc Ce qui est faux 5 car c'est de la chasse dpyaç, et non pas dpyo)P 9 champs, que devait dériver son nom relativement à son histoire 7 et aux qualités que dans ces temps on voulait que possédassent les jeunes héros. Il est arrivé fort-souvent que la ressemblance de quelques mots a fait donner de fausses élymologies. Un autre dérivé erroné du mot dpyoç est celui du mot 'A^£T^c, nom d'un magistrat dont il est parié dans une inscription grecque du Musée Nani 7 que l'on veut par cette raison avoir pris ce titre de quelque office agricole (Biagi, Monumenta Graeca , Musei Nanti, pag. 196). Le nom 'Ayper^ç ou 'Afperàç, n'est pas si neuf ni si étranger qu'où le prétend dans l'ouvrage cité, et il est clairement dérivé de âyeipQ , congrego y dans lequel verbe on supprime volontiers la diphtongue , qui se syncope , comme dans Homère âypÔfjLSVOL pour âyeipôfjbSVOL , congregati, et dans cent autres exemples. Maintenant âypezàçesl la même chose que àyeipeTàç , ou même dyspràc , celui qui ressemble 7 entendant par-là le peuple convoqué dans les comices (sKxùioma)') ou les revenus publics (rtvl^). C'est l'idée que nous donne Hésychius dans son Lexique ; où nous trouvons 'Aypera ( datif ) ^LwaSfoinrri , à celui qui ressemble: puisqu'on doit lire ainsi ; non ]LvvaSpoUrSfi , sens erroné aussi de l'avis d' Henri Etienne : et les commentateurs qui corrigent le premier mot en substituant àypzSï? à dopera* font encore plus de violence au texte. Xénophon nous en donne l'idée en parlant de wl^rra^ypstaì de la république de Sparte ( de Reb. Laced. ) qui étaient capitaines de soldats à cheval ; ou de la jeuncssc; selon l'opinion de quelques-uns ; ainsi nommés ab equitatù congregando, aitò TOV âysipsiv TOVÇ LTtrtéïç. (V- Henri Etienne ; Thes. Graec. ling. V. ftwaypov , et V.

avaient à redouter les bêtes féroces , trop multipliées sur une terre inculte , la valeur dans

îrttfay perai )• Ces Bippagrelae , sont aussi indiqués sur quelques pierres de la bibliothèque du roi, apportées du Pélopponèse par Fab. Fourmont ; mentionnées dans le tome XV des Mémoire de f académie des inscriptions 7 où Fon a improprement traduit Byppagreies au lieu de Bippagretes y et que Fon croit être des gardes du roi, quand ils étaient autre chose, suivant Xénophon et Hesychius. Ces inscriptions très-curieuses, trouvées dans des temples, sont des mémoires de vœux, ou des sacrifices, accomplis ou exécutés par Fautorité publique, et non pas des déclarations de guerre, comme Fa cru, malgré son invraisemblance, l'académicien français. Cependant Finscription du Musée Nani , étant assez singulière, j'ai cru bien faire en la rapportant ici } avec mon interprétation , qui diffère un peu de celle que Fon trouve dans Fouvrage indiqué :

H IEPA 0YÏ1HSIA T. IOYAION ElIAcDPO AEITON a r PETE y SANTA TO PqA ETOS KAI AONTA EKASTtì TEPONTI NOM »S AH NAPIA AEKA KAI TAS ENNEA OTXI KATA TON NOMON AAAA AEIIINI SANTA AAMFIPÛS KAI TH AEKATFI THN nOAIN OAHN TON EAïTHS ETEPrE THN ANESTHSEN

l'exercice de la chasse était une vertu honorée en raison de Futilité publique ; et elle s'alliait

H< îepcb 'Ovrtrima Tdïov 'lovfaov 'JLrtatppodeuzov dyperévmvncch TÒ PqA. IVoÇp geai iïowta èxdcrTQ yèpovn vojjbriç cÌpl~ vdpia, dmaié, ncà ràç evvea ovftì nmd top vó(ioj> àTCkd deimieawoj ùa(i<3rpôç Tcal ri? dsKarri rfa ftòhvp okviv. top èawrtfç èvepyé- <triv dvèo"ti20'ev.

' ricpiafjbati yepvaiaç.

Sacra ( urbs ) Upesia Caium lulium Epaphroditum magistrata Agretae functum anno CLXXXXIIII.

qui dédit unicuique senatori prò distributione denaria decerti; et qui per novem dies non prò more , sed splendide decima edam die ( addita ) epulo urbem totam excepit; Benefactorem suum erexic.

Decreto Senatus.

La traduction édite est la suivante:

Sacra Upisina C. lulium Epaphroditum 9 qui magistrata

Musée Pie-Clêm. Vol. IL 16

ordinairement avec toutes les autres qualités guerrières.

functus est anno CLXXXXIIII , et dédit unicuique senatori iuxta morem denaria decem et novem , non iuxta rigorem legisj sed epulum dédit splendide , et decima civitatem totam , suum benefactorem dedicaritr seu honoravit decreto Sena tus.

Quant à la ville , je doute beaucoup que Ton doive vraiment l'attribuer à Opisina ou Opisana, ville de la Thrace près du mont Rhodope , puisque le marbre provient des rives du Péloponnèse 5 et je ne suis pas persuade, parce qu'on suppose dans l'ouvrage cite' que soient antiqui lapides in Graecia hue Mue commercii caussa transjerru II ne me semble pas plus probable de voir dans une ville méditerrannée de la Thrace l'AFPETAS et les TEPONTES, des noms usités dans la police Spartiate. Je croirais plutôt qu'il doit y avoir eu quelque ville grecque du Péloponnèse , dont aucun écrivain ne nous a transmis le nom , d'autant plus que nous apprenons par Strabon (liv. Vili) qu'il y avait de son temps, pas éloigné, je pense, de l'époque de cette inscription, huit villes dans la seule région Pisatide dont nous ignorons les noms, a l'exception de trois seulement. Peutêtre même qu'un examen plus attentif du marbre origiginal pourrait nous présenter une autre leçon, et un nom plus connu , en supposant encore que sous celui de OïnHSIA ne se trouve pas le nom & O punte qu'eut aussi une ville du Péloponnèse dans l'Elide, et dont le nom personel 'Qtfosimoç , d'où l'on pourrait former OIIOEI- SIA , diffère peu de ce OïnHSlA (Etienne Bisantin v. 'Ootovc;)- Ee titre de sacré s'applique à quelque temple appartenant a la religion dont se glorifiaient les Upesins, et d'ailleurs c'est une épithète commune à beaucoup de noms de lieux : indépendamment des preuves nombreuses sur ce sujet, on peut produire une épigram» me sépulcrale inédite de notre Musée que voici;

Le héros paraît se reposer sur la lance dont il vient de percer l'animal, et qu'il dédia à Apollon de Sicione 11 ne reste présentement de

SI GRAVÉ NON HDSPES PAVLLVM REMORARE VIATOR SIC TIBI SIT FELIX QVOD PROPERATVR ITER

HIC SITVS EVDAE vION SCRIBONIVS VNDE REQVIRIS FORSAN RVTHROTE SACRA DOMVS PATRIA.

L'année de la magistrature est , selon moi , calculée de l'époque de Flaminius, c'est-à-dire de la liberté de la Grèce , Tan de Rome DLVI , pendant lequel on publia Y Autonomie au milieu des applaudissemens, dans les jeux Isthmiques. C'est peut-être de cette même époque que Ton devra compter Tannée CCLXXII de l'inscription Megarèse , qui se trouve dans le nouveau Trésor de Muratori; pag. 55c), n. i. Certes l'époque d'Alexandre à laquelle on veut la reporter, sans aucune probabilité, ne peut absolument convenir à celle que nous lui donnons. Que les villes grecques ayent compté les années à dater de cet événement si heureux, on en est presque assuré en voyant désignée sur les médailles de Laodicée , dans la Carie , l'époque de la victoire des Romains sur le roi Antiochus, après laquel!e les villes grecques de l'Asie recouvrèrent la liberté , comme justement neuf ans avant on avait accorde' ia même liberté aux villes grecques de l'Europe, après que Philippe eut été vaincu par T. Quintius Flamininus. (Num. Gr. à la fin de l'ouvrage qui porte le titre Urbes in quibus epochae). C'est ainsi que beau» coup de villes de la Syrie comptèrent l'époque de la victoire de Pompée sur Tigrane , quand sous la protection des Romains elles obtinrent une espèce à* Autonomie (V. le Noris , de Epoch. Syromaced. ) D'après cette hypothèse l'année CXCIV tombe vers le temps d'Auguste, c'està-dire l'an de Rome DCCL, quand un affranchi de Ju-

(1) Pausanias , Corinth., ou lib. II, c. 7,

cette lance que la trace sur le plan où pose la statue , et sur le bras gauche ; la main qui la tenait n'existe plus , et c'est une perte pour la composition de cette figure qui s'incline un peu du côté gauche , comme pour se reposer sur sa lance (i); et à présent le dé-

les Cesar ; lequel était, je crois, noire Cet jus Julius Epaphrodïtus, fut élevé' à la magistrature suprème d'Opesia , et qu'on lui decerna l'honneur d'une statue. Les charges onéreuses des magistrats municipaux devinrent comme on sait excessives , du temps des empereurs, lorsqu'il s'agissait de fêtes ou de libéralités publiques. 11 existait à Upesia la coutume que le magistrat suprême donnait tous les neuf jours un repas au peuple ou à une portion j poids que le défaut d'habilans rendait sans doute plus supportable. Notre Epaphroditus donna à chaque sénateur dix deniers 7 et de plus ajouta le dixième jour au neuvième, pour re'galer le peuple , sans vouloir se restreindre à ce que prescrivait la loi ou l'usage établi , mais il traita les habitans avec somptuosité , ce qui lui mérita une statue sous le titre de bienfaiteur de la ville. Le mot âfè(Tt7iO'e/V , excïtavù, erexit7 n'admet pas le doute que laisserait le posuit des Latins, et ne peut se rapporter à autre chose qu'à l'élévation d'une statue* Les mots TAS ENNEA sont équivalents à $ià ràç i^ièpaç Iwech ^ c'est-à-dire per novem dt'es, avec les élisions fort en usage dans la syntaxe grecque* L'article TAS y est joint parce que ces neuf jours de fête publique étaient établis, déterminés ou par la loi, ou par l'usage.

(i) A l'usage de s'appuyer sur sa lance, comme si c'était la manière la plus convenable au repos des guerriers, s'appliquent les vers suivans d'Archiloque près d'Athénée ,1,24.* '

9Ev dopi {lèv (jbob {idÇa (ieiiay(iév?? , èv Bopi By oivoç

faut de cette main, rend difficile à concevoir pourquoi cette inclinaison lui a été donnée. La main droite est dans un attitude de tranquillité et de repos , appuyée sur le côté.

Les formes du corps sont très-belles , quoique un peu inférieures à celles de F Apollon , du Mercure dit l'Antinous , et de l'Adonis , tant par rapport à la beauté idéale, que du côté de leur exécution. Cependant la tête qui a un air de beauté et de vivacité admirables , est une des plus surprenantes de toutes celles que nous offrent les ouvrages de sculpture* Les sourcils ne sont pas marqués par un contour aigu, comme Font fait quelquefois les anciens , pour exprimer leur couleur noire. Les sculpteurs ne pouvaient rendre autrement certains effets de couleur et d'ombre, qui , quoique étrangers à leurs moyens , sont néanmoins dans quelques cas si nécessaires pour l'expression du sujet , qu'ils ne pourraient les négliger sans s'écarter de la vérité de l'imitation. Ici, sans doute, ce contour adouci indique une couleur blonde, qui ne se détache pas autant que le noir sur la peau : il n'était pas alors nécessaire d'avoir recours au moyen

Je mange sur ma lance ? sur ma lance Je bois le vin Ismarien ? et sur ma lance Je penche mes membres pour leur procurer le repos. (0 Le sculpteur de S. S. M. r Giovanni Pierantoni restaure à pre'sent la main avec la lance.

employé pour prononcer fortement la couleur, Homère qui donne toujours l'épithète de $mS$àç\ blond (i) à notre héros, a sans doute servi en cela de guide à l'artiste.

Que dirons nous cependant de la peinture qui représentait Méléagre à Delphes avec la barhe (2) ? Elle ne nous fera certainement pas changer notre opinion sur le sujet que présente cette statue , parce que quantité de monumens sur lesquels nous voyons soit l'une , soit l'autre des circonstances de sa vie , ou de sa fin déplorable, nous le représentent toujours sous la figure d'un jeune homme sans barbe. Cest ainsi, en effet, qu'il convenait de présenter un héros mort accidentellement au printemps de sa vie.

Le chien placé à ses pieds , quoique pris dans le même blpc du marbre , est d'une exécution fort-inférieure au reste .*

Additions de l'auteur.

L'élipse que forment les deux mots ràç et tffiépaç dont il est parlé dans la note , page ^44? est Sl familière aux écrivains grecs, que

(1) Homère, //. B,v. 64^.11 est appelé Flavus par J live n al , Sat. 5.

(2) Pausan., Phocica , ou liv. X, 5i. Le buste avec la tête de sanglier, qui est sur la porte à l'entrée du Muse'e Capitolin, ne serait-il pas un Méléagre barbu?

je Fai établie sans y ajouter des preuves. Pour convaincre ceux qui sont moins versés dans cette langue, je joins ici un exemple tiré du vers d'un oracle cité par Athénée liv. I ; Apollon répond aux Athéniens qui lui demandaient comment ils pouvaient se préserver des maladies qu'occasionnent les chaleurs :

JLïxoai [ièp Tcpo kvvoç, xai hnoai ràç fierémixa OIkq èvï crxiepa Aiovvao ftpâoôai tarpò.

Vingt jours avant le Sirius , et vingt après Sous V ombre de ta maison livre toi à Bacchus*

Ici sont sous-entendus, comme dans l'inscription dont il s'agit , les mots 9ià et tffiépaç*

Autres observations de V auteur y publiées dans le tome VII de l'édition de Home.

A la note (i) de la page 240, on cite de nouveau les inscriptions d'Amyclée, sur lesquelles j'ai déjà établi mes doutes , dans les additions à la pl. XVIII, pag. 166, de ce second tome. A propos de l'inscription grecque rapportéê dans la note même , je persiste dans le sentiment que j'y ai énoncé , lequel diffère de celui du P. Biagi en beaucoup de particularités: mais je ne conteste pas que les marbres écrits ne voyagent souvent sur les mers de la Grèce , et qu'ils ne soient employés sur les batimens pour y servir de lest. Ainsi, comme on ne sait pas le lieu précis où était

anciennement placée l'inscription , les conjectures que Ton peut proposer sur l'époque qu'elle indique ne peuvent avoir un fondement assez assuré pour les changer en probabilités.

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