‹ Musée Pie-ClémentinChapitre 30 sur 49 · PLANCHE XXX · texte numérisé non relu

PLANCHE XXX

Geoupe d'un Peètrï avec une Vache *•

Ce groupe est remarquable à cause du sujet peu ordinaire qu*il représente, et qui rappelle quelques rits du paganisme en usage chez les Romains. L'a^e^?» espèce de bonnet qui était particulier aux pré 1res

lance , par les Égyptiens aux portes de leurs ten^>les^ selon ce que remarque HorapoHo {Hier., liv. I,ch. 19): ce symbole dérivait de Topinion qu'on avait que le iîoa dormait les yeux ouverts, ils étaient places ao aven t pour orner les sëpulcreS; conuue^ après l'exemple cité à la n. (i>| page i54^ on peut voir dans Pausanias^ liv. IX ^ cli. 4<>/ et dans les poètes anthologîques ( Brunch, j Anaîecta ^ Ep. 35.; de Simonide , Ep, 91 ; d' Antipater Sidonînsi et ailleurs }. Les lions et les masques de lions servaient encore d'orncmens aux fontaines. Le lion du Pvrée avait aervi à cet usage dérivé de l'Egypte. Voy. Horapollo» HiéragL, liv. i ; ai ^ et PliU., Symp. Quaest.f liv. IV, n. 5.

* La plus grande hauteur de ce groupe est de trois palmes; il est en marbre de Luni orditi'iire, c'est-à-dire couvert de taches ou veines cendrées. La cuisse et la jambe gauche du prêtre ; la tête, la nuque , les jambes de l'animal ; les mamelles aussi sont réparés ; mais, comme dans la figure de l'homme une partie de la main gauche est antique , l'aciion n'est plus incertaine. Le aculpteur a vonlu, en restaurant . ce groupe, donner plds de fini aa travail antique , pratique toléi'ée à tort dans les sculptures qui représentent des animaux ; il a cependant suivi le faire de l'artiste ancien partout où il en a trouve dea traces.

de cette nation (i), in(£que une figure d'homme dans cette sculpture, et nous prévient de ne pas chercher rexpllcatîon du monument hors des anliquités ladnes. L'acdon du personnage ne .parait pas douteux: le jeune minbtre des sacrifices, assis à terre près d'une vache, est occupé à lui presser les mamelles pour en faire sordr le lait qui servira aux libadons. L'usage d'honorer les Dieux en leur offrant du lait , usage qui rappelait la pauvreté et la simplicité des siècles anciens , fut introduit par Romulus, et se conserva h Rome m^me pendant le temps de sa plus grande opulence (2).

U est bon de remarquer que Vapex du prêtre n'est pas garnie de ce bois pointu ( virga ) qui en formait le sommet, et autour duquel on mettait un ruban de laine (filamen ) (5). Ces distincdons

(i) TtsVoB.y. Apex. Apex , qui est sacerdotum insigne, âictus est ah eo quod comprehendere antiqui vinculo , A" PElREy dicebant , unde aptus is qui convenienter aliquijun" dus est. Cette e'tymologie du mot apex d' apere, lier, verbe ancien^ qui a été ensuite changé en celui à*aptarej est analogue à la langue grecque ^ dans laquelle le verbe SûCTO , hapto ^ a la même signification. Il faut remarquer que le t n*est pas essentiel dans le mot, ou, comme le disent les grammairiens , il n*est pas radical , dont le verbe primitif était SilVOi hapo. Nous voyons en effet dans tous les monumens que Vapex était attaclic , aptabatur^ sous le menton des prêtres y et Festus nous a consei*vé le nom que portaient ces attaches qu*on appelait ojfendices.

(2) Pline, H. N., liv. XIV, § 14.

(3) Servius, ad Acn. , liv. VIE , v. G64. Quelques grammairiens ont confondu ces rubans avec les attaches dont

»59 cooTenaienl seulement aux grades les plus élerës du

sacerdoce comme aux flamines et aux pontifes. Le

minisure du culte représente ici, d'un âge jeune «

n'est pas encore reyétu de cette dignité, comme

on le voit clairement h sa tunique courte , le seul

Tétement qui le couvre. Cependant la forme de Vapéx

est dans tout le reste la même que celle qui se

trouve sur un excellent bas-relief de la Villa Mé^

<Iicis, ou Ton voit des prêtres supérieurs, proba*

Uemeot des Saliiy coiffés de ce bonnet (i).

Ce groupe très-agréablement composé, est un peu né^igé poitf le travail. 11 parait que cet ouvrage a été desuné à orner qndque tombeau , avec d'au* tant plus de nôson , que l'ofiBrsnde du lait était con« sidérée généralement comme très-agréaUe aux manies des défunts {2).

Ainsi nous pouvons apprendre, par ce monument, à connaître une particularité des sacrifices, qui ne noua a été transmise par aucun écrivain ;. G'est-4« dire que le lait destiné à des usages religieux n'était pas tiré par d'autres mains que par celles qui étant consacrées au sacerdoce, étaient plus pures.

on fe lenrsjt pour Vapex flon» le mentoH : ils ont aussi confooda ce morcean de bois pointu^ place au hautda bonnet avec Vapex lui-même , et cela parce que l'usage métaphorique que Ton fit postërienrement du mot apex, pour designer le sommet , les a trompes. Festus prétend que le titre de Flamine dérive du cordon ou Jilamen qui ornait Vapex. V. Flamen.

(1) Admiranda^ pi. 14.

(1) Virgile, ^n., III, v. 65, et Senrtn^.

PLANCHÇ,^ XXX L

Sx-

Gi;iitsâE \

le crds Asse» vriuemUabb la conjecture que ce sinidUcre d'une génisse nous a conservé une iiiiU tation de celle en brome , ouvrage de M}ron » louée dès le temps de Pline^dans les vers de poètes très«célèbres (i). Les motifr qui rendent cette opinion pvobaUe » sont assez nombreux. Le premier se tire du goût que les anciens eurent pour riniitation, goût qui nous est attesté par la ressemblance qui se trouve parmi tant de restes de l'antique scul«

* Ce morceau fut trouve prit de Gensane tur les bordi du Isc de "Simiê, pendant le pontificat de Clënient XIY; lequel l'ayant «chtftë , le fit restaurer et placer dans le M uftfé dn Vatican. Les pattes et la tête sont modernes / ^nait la plut grande partie du cou p qui est antique , ne laisse rien à douter sur le mouvement de la tête. Il est de marbre gns noirâtre , que les anciens tiraient peut-être de l'île de Scio : on Ta repoli en entier. Sa hauteur est de 4 palmes i 3 onces , et sa longueur de six palmes.

(i) Pline, liv. XXXIY, § 19, n. 5, Bucula celehratis versibus laudata. On lit en effet beaucoup d'cpigrammes dont le sujet est ce morceau deMyron^ dans 1 Antho logîe Grecque 1 parmi ces épigrammes sont celles d'Eveuius Parus I de Dioscorides, d*Antipater de Sjdon; elles sont plus ancienoes que Pline, et viennent de cdlèbres poëtes. [1 y eu a beaucoup d'autres postérieures à Pline de même que celles en latin d'Ausone ( Epfgr. 5n k 68).

i6r ptare. Le second c'est que le nom de Buciday petite vache, que Cicéron (i) et Pline donnent à cet ouvrage de Myron y ainsi que les noms de partis et de damalis , dont se servent les Grecs en parlant de ce même bronze (a), semblent démontrer que le statuaire grec y avait représenté une génisse et non une vache vieille et fatiguée par le travail : et en outre les formes de la génisse que nous exa^minons correspondent à ces indications. En troisième lieu les écriv«iins qiû ont parlé de ce mor* ceau n'assignent à la génisse réprésentée aucune action déterminée, seulement plusieurs poètes nous la décrivent mugissante ; ici l'attitude du simulacre et la manière de tenir la téte^ autant qu*on peut le présumer par les formes du cou, qui est antique, conviennent précisément au mouvement que doit avoir une vache mugissante (3). Finalement , il est certain que l'ouvrage de Mjron avait été répété dans plusieurs fontes en bronze , pour servir d'ornement à des édifices romains (4-); et il

(i) Cicëroo, IV, Ferr.^ % 60.

(3) Cependant l'ouvrage de Myron ne représentait pas une vacbe si jenùe , qu'on pût l'appele'r une gcnîsse. Les poètes de 1* Anthologie au contraire , supposent que des veaux trompes par ce bronze cherchaient k le tetter. Dio* scoride ^ ep. 19, dans les Analecta de Brunck.

(3) C'est ainsi 4|ae s'exprime Antipater de Sydon , epig. 54 9 et Tullius Gémi n us , epigr. 6, dans les Analecta.

(4) Auguste avait fait placer autour du temple d'Apol^ Ion y sur le mont Palatin , quatre copies en bronze de la

Musée Pie-CUm. Vol. VU ii

. lèHdbËr'^itBé leiniibre de «otieiv|prise* dunu phr : fik^ate pour «calpter cette gëmaie i a été préféré -ikki «arbre Mtne statiu^ j pour oviter ^a queli^ aorte là' edofeiir'da bnmte original

■ » €*■ morceau de sculpture avait servi i à ce qu^ ' Wloblt , à rumcmetit de quelqu'une dea maîsoiot ^-campagne* (viUae) romaines, situées sur le* xiiAnea à'yflbano et sur les bords dû lac con- 'MCr^'ii Diaoe des Foréu.

ii)yMiM vadw 4« Stfnn I c^M ce que nolii )^pt«ild Jho- ■]Mive, 1. II, •). 3» on a3 , T. 7 et 8.

. '1' '' Çtadtwr drtjtew, «MEdc «jjpw; .ioNK: ' '

On peut croire qu'an de cet fimalscret élt repi^ient^ inr

le rêvera d'nne me'daille en brônce d'Augotte déifié , sur laquelle on voit le petit temple perîptèré Mti par LivJe en t'honnenr de «on mari qui fat coniacré, et lui le mont Palatin (Pline, lîr. XII, % 43}, et jf>eut-4tre dans l'enceinte du temple' d'Apollon m^me. On voit le simulacre d'un bœnf et celni d'un bélier élevés sur de hauts piédestaux près du petit temple d'un cAté et de l'autre. C'est peut-être une de ces copies que Procope assure avoir TU de son temps k Rome sur la plue du temple de la Paix, de betto Gotk. , liv. IV, c. al. L'original existait encore à Athènes da temps de Cicéron. Vovez le passage cité ci-deisos.

Taukeau *.

Le mouyement et les proportions de ce petit . taureau ont beaucoup de grâce et de naturel ; ses formes sont dessinées selon le goût des écoles grecques.

n est vraisemblable encore que ce simulacre est une imitation de quelques images de taureaux, œu- Très d^excellens maîtres, comme représentant des holocaustes étemels placés devant les Divinités. Pausauias a parlé d'un taureau en bronze > consacré dans TÂcropolis d'Athènes parles Aréopagites (i), et d*un autre à Delphes , donné par les Corcyréens à Apollon en ressouvenir de ce taureau qvî leur avait indiqué la pèche des thons (2)1

^ Il a de hauteur^ avec toute la plintlie^ une palme et dix oDces^ et de longneur deux palmes» La tête est «a grande partie antique. Les quatre pattes sont modernes^ mais la partie antique^ qui est en marbre de Lani, a reçu quelque retouche lors de la restauration. On le trouva dans les fouilles d'Ostie.

(1) Pausanias, liv. I, c. 24*

(9) Pansanias^ liv. X, c. g. Les habitans de Corcvre dédièrent par la même raison un simulacre semblable encore à Olympîe (Pausanias, liv. V , c. ÎI7 ). Le même écrivain (liv. X^ c. 16) parle d'autres bœufs de bronze consacrés dans le temple de Delpbes tant par les habitans de Platée dans la Be'otîe ^ que par ceux de Caristo dans, l'île d*£ube'e. Ces insulaires firent peut-être allu«ion^ par ce don^ au nom de leur île tiré de Texcellence des troupeaux à cornes.

f«4 -v^ PLANCHE XXXIÏ.

Quoiqae , daos ce monument cuneux , les cornes ei les oreilles soient une restauration muderac, et qu'on ne puisse pas y reconnaître tous les caractères qui servent aux zoologues à déternnner plus parliculièiemenl le genre et l'espèce de cba- (]ue animal, cependant il n'y a pas à douter que ce marbre nous ofTre la tële d'uu quadrupède qui n'était pas domestique , et qui appariieut à une espèce tenant le milieu entre te cerf et le bouc , ou, si l'on veut, entre le cerf cl le bélier. Lies grecs qui connaissaient ces animaux agiles et vigoureux , habitant soit les îles voisines des conttuens où ils séjournaient, soit dans les montagnes même de la Macédoine et de la Tbrace , paraisum les avoir distingués par le nom généiîque de tragélapM^i)- Les particolantésles plus remarqua-

* Ce fragmeot fut trouvé iPanUnello, avec plusieurs •Dtrcs qnî avaient apparteua li la Villa Adrieane Xiburtine. Il est d'an très-beaa marbre rouge antique^ ei ne consiste que dans la tête et dans le cou de l'animal , repre'sente de graadeur naturelle. Les contes, les oreilles et let lèvies Mut rettaorées.

(i) Ce ne sont pas cependant les tragelaphi de Pline (lir. VIII, S 5o], lesquels ont la barbe comme tes chèvres, et ne se trouvent que sur les rives du Phasî*: maïs

blés de cette tête sont les longs poib qui pendent sur le devant du cou. Sans avoir la forme d'une

ce sont plutôt les trageiaphi que remarque Pierre Bé- Ion dans les pays dont le texte fait mention {Observa* tionSj pa§e 54 et gg)- Us sont peut-être peu diffère os de r^mmon de Lînn^e qui lé décrit ainsi: a^ra cornihus arcuatiSf colio subtus barhato ( Sjrsi. NMurœ , page 70; édit. fo). Il est plus probable que les Grecs, qui employèrent pour ornemens, dans les ouvrages d'art, les têtes et les images des trageiaphi en ayent pris le modèle d'un quadrupède indigène , plutôt que d'après un animal étranger et inconnu. Le temple portatif dans lequel le cadavre d' Alexandre le Grand passa de Babilone en Egypte , ëtaît couronné par une frise sur laquelle étaient en relief beaucoup de têtes de trageiaphi auxquelles étaient suspendues, par le moyen d'anneaux d'or, une guirlande de fleurs qui faisait le tour du temple ( le mot OPO^^OS qu'on lit actuellement dans les textes de Diodore ne peut fournir aucun sens raisonnable, et je crois qu*on doit mettre à sa place GPirKOZ, frise supérieure : Diodore, liv. X'VIH, $ a6). Athénée, liv* XI, p. 5oo, parle de quelques vases à boire , qui probablement pour avoir k leur extrémité des têtes de ces ani* maux , avaient le nom de trageiaphi 3 je dis k leur extrémité, parce que je m'imagine que ces trageiaphi élsilcnt des vases du genro de ceux que les Grecs appelaient rhjrta et qui avaient la forme d'une corne. Des vases de cette espèce se terminaient souvent, à en juger par ceux que nous voyons sur les monumens , par une tête de chèvre ou de taureau placée ii l'extrémité inférieure. On voit un tragelaphus gravé sur un onix , mis au nombre des donûria du temple de Minerve à Athènes , dans les in- Kriptions très-anciennes qui contenaient le catalogue de ces dons ^ et dont plusieurs fragmens ont été publiés par M. le docteur Chandler (Inscript., p. 11^ num. IV, 2, lig. 10 ). Du reste, la description qu'on nous a fait d'une espèce de tragelaphus que Ton connaît dans les pays scptca-

barbe; coiiime dans les boucs, et ces eairités crymatoîpes que Ton voit » dans les cer& , près des angles iniëneurs des yeux.

Le travail est d'un beau style , et le marbre précieux .rouge qui a été employé pour le sculpter, convient pieut-étre mieux h des siihulacres d'animaux qu'à des £gures humaines.

Tbuie b'Albe *.

Les artistes anciens étant fort riches en marbres

trionanx sons la domination de la Russie , et qui y portent les noms SArgalis et de Stepni BararU^ cette desciiption^ dis-je ^ peut convenir très-bfen k Tanimal que Ton a voulu représenter dans ce morceau de sculpture. On peut lire cette description dans le Xxamt'yU de PHist.nat» de Bnffon, p. 371 et suiv. de Tëdiu in-4*^ Cet ëloqucnt naturaliste reconnatt dans l'espèce indiquée ci-dessus, des béliers plutAt que des bouquins sauvages y et il croît que ce sont les mêmes animaux que l'on connait en Sardaigne sous le nom de musions^ et qui furent appelés par Strabon et Pline musmones. Le même naturaliste dans un autre endroit croit que les cerfs des Ardennes peuvent être aussi les tragelaphi des anciens ^ ils ont, selon la description I de longs poils sous la gorge qui leur font une espèce de barbe au gosier et non pas au menton ; laquelle particularité de la barbe au gosier , non au menton, correspond au monument que nous examinons ( Buffoo, lieu cite , page ^02 e 4o5 )• Il est probable qne les anciens ont donné le nom de tragelaphi a diverses espèces d'animaux qui oot entre eux quelque analogie.

^ Ce groupe est de marbre dé Paros ^ appelé vulgaire-

de toute espèce , j'ai pensé que ce n'est pas sans dessein que l'habile sculpteur a choisi un marbre blanc de Paros pour en former l'image d'un ani-^ mal qui est ordinairement de couleur noire dans nos climats. Les petits pourceaux qui tètent, se groupant d'une manière fort naturelle, et se ras* semblant sous le ventre et les flancs de leur mère, donnent plus de force à la conjecture que ce mar« lire nous représente la truie blanche, avec des pour-^ ceaux blancs, qu'aperçut Enée étant à peine descen* du sur le rivage de Laurentum, et qui fut la cause de l'édilicalion de Laviuium et ensuite d'Albc, laquelle fut ainsi nommée à cause de la blancheur de cette Iruie (i). Le penchant du Quirinal qui domine sur

ment marbre grec. Sa plus grande hauteur est de deux palmes^ la longueur de trois palmes et demie. Il y a douze pourceaux, six de chaque c6te'. Il n'y a de restauré que la moitié' antérieure du museau , quelque partie des oreilles et des petits pourceaux. On Ta trouvé dans le jardin des religieuses appelées les Barberine , qui est au dessus de la Vallée de & Viule, anciennement f^alle di Çuirino y laquelle sépare la colline Quirlnale.da Yiminale%

(I) Virgile, jEneùL, lib. VIII, v. 43 :

Litoreis ingens inventa sub iUcibus sus^.

lYiginia capitum foetwn enixa ^ jacebit ; AUba , solo recubansy alhi circum ubera nati* Hic locus urbis erit, requies ea certa laborumi Ex quo terdenis urbem redeuntibus annis Ascanius clari condet cognominis Albam.

Voyez aussi Denis d'Halicarnasse , liv. I, p. 4^ ^^l'édit» de Silbourg, et Varron^ de L, £»., liv. IV, $ 3a.

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'^-Irii -fétic^i^ étiinatëùtâf d'une trnjrfe, -para»nuf M ^[#rad^ âfttu^^iitié eoau^ dû LtRium v •bi pént-i£»^ qtad^ ilbttileiAeiit dans k T^rité, efféilt-étra lea '&U«t'^^ii y éjôutA eosoite né ftiretit que des.emb^Mdiiièttrdé ce fint. Il est cer* Uin ^é da >tfeiO(W tniittt^ de Yanon on rnootrait k lisniititeii la déponiDe' dé'ia tnne ^ cotuervëe , iree tm apprêt parUedîer]f'«l'dea àînidacrea de brouse 'Mtestuent dans la u^œ TÎHe le reasonvetàr dr cette pnïdigietue fëeon^ (a). La traie

' (l)Nardini, lîv. IV, c. 6.

(s) Varton, de re nisiica , liv. TI, cap. 4- '» '/"à ilbii antiijiiissimian fuisse scribitur , e/iiod siis Aeueae Vaviaii trigintil porcos /lepererit altios, IcifjHe ^luid portenderil , fiictum tn'ginta annis, ut Laviiùenscs condideriat oppiiLun Albani. liaius mis ac porcorum ctiam nunc v«siigia apparent Laviniî: ^od et sîmulacra eorum ahenett etiam mmc in pablico posila, et corpus matris ah saceràotiius, tfuod in salsura fuerit , demùnstratur. VarroD s'est servi sacs doute du mot salsura ^ rîmitation des Grecs, lenquels emplojaieat les mots : jôûivoç et tapiyévetP <5galement pour signifier chaque genre de saucissons, et en même temps pour dénoter les cadavres embaumés et les momies d'Egypte. La diûërencedn nombre des petits pourceaux, qui ne sont que douce sur notre marbre au lien de trente , n'est pas une objection valable contre l'explication que j'ai proposée. Les artistes s'éloignaient UD peu de la vérité de l'histoire , pour la commodité de

d'Albe forme le type de quelques médailles ro* maioes, tant consulaires qu'impériales, et le sujet de plusieurs sculptures, de sorte qu'on ne peut douter qu'elle ait été honorée dans les monumens primitifs du nom romain autant que la Ioutc qui nourrit les fondateurs de Rome (i).

On doit admirer dans ce marbre l'expression de la couenne , laquelle paraît être molle et céder au

lenrs travaux^ et surtout quand ils avaient un motif suffisaut pour eu agir ainsi. Quoique le nombre des petits pourceaux sculpte's fiit de trente , il est certain qu'on ne pouvait les voir tous à la fois \ ainsi le spectateur peut supposer que ceux qui manquent poiir faire ce nombre sont sculptés de l'autre côte'. Il ne doit pas paraître im-* possible que la truie d'Albe ait produit trente petits, puisque j selon Buffon , ces animaux en mettent bas jusqu'à dixhuit et vingt ( Hist. Nat,^ tome Y, P^K^ io6). (i) On voit sur les médailles frappées par les Sulpitii la truie avec les Dieux Pénates d'Enée : Eckel a très-bien explique cette empreinte (Doctr, numor.f t. V^p. 32o); il n'a pas cependant cité un passage de Nonnius, qui assure que ces Dieux eurent aussi le nom de Lares grun» dules j sans doute venu du grognement des porcs, et qu'à Home furent Romae constîtuti ad honorent porcae quae trigirita pepererai : v. Grunduieis. Au nombre des marbres qui nous représentent sculptée la truie d'Albe, outre les bas-reliefs qui sont autour de la plinthe de la statue du Tibre expliqués dans le premier volume de cet ouvrage j plane. XXXIX , on doit rappeler à la mémoire un autel consacré aux Lares que l'on garde dans le Musée Pie-Clémentfn , et qui est encore inédit. On y voit d'un côté Enée ayant à ses pieds la truie d'Albe, et Homère assis occupé à chanter la grandeur future des Enéadc», Iliade, liv. XX, v. Soj.

uix j^alKtMie -fratf k^Teàire..«t. te pUuar amour «;.•' -P-L- A-H'.Gva.E -:»£,XXI1-I. ■' :. :.

Agneau immolé sub l*auiel *.

Voili un ouvrage d'art , dans lequel la véiiié ■ de l'iiniuilJOQ est à lel puiat que le speeialeur y est presque trompé, tant est grande l'Iiabdelé avec laquelle suut excculi's les gi-uupes qui forment la liiinc épaisse ei crépue (i) du bélier immulé , et le corps de la victime, appUd, écrasé, parce qu'oD eu a rudrc les entrailles qui sont suspendues sur l'autel. On J distingue le foje , premier objet de la scieuce vaîue des aruspices , cultivée particulièrement par les Toscans et ensuite par les liatins , mais qui n'était pas inconnue de tout le râste du paganisme (3).

* Ce monum«at est en marbre de Paroi , haut de trois palni'i et dit oQceij il était autrefois à la Villa Mattei. Le P. Montfaucon l'avait fait graver dans le Supplément des A. E. , tome II, pi. 9, n. t , et il a été de nouveau gravé dan* lei Momanen, Matt. , tome 11 , planche 69.

(1) £ile est telle précisément qu'on la voit anx tronpeiux hsbitnés k pas»er Ici nuiu dehors.

(a) tl est fait mention dans an passage d'Eiéchiel (c. XXI, .^. ai ) du roi de Babîlone qui obeerve le fojre des vicLimea : inspexit jecttr : tel il est écrit dans le texte ebrea au lieu A'exta qui estdausla Valgata. Il est parlé, dans un paisage de Cicérun , d'un semblable examen fait par Prusiat toi de fiylfainie {de cUvinatione , liv. II, ^ :t4> ,

On peut dire que ee monumeDt est unique daus

son genre ; il me semble qu'une sculpture d'aO*

leurs en tout semblaLle à celle-ci, a été décrite

parmi les curiosités qui, après avoir été recueil*

lies dans toutes les provinces lors de la décadence

de Tempire , vinrent orner la capitale de Constant

tin(i).

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