‹ Musée Pie-ClémentinChapitre 31 sur 49 · PLANCHE XXXIV · texte numérisé non relu

PLANCHE XXXIV

Taureau a genoux et vase obné, des bas-beliefs beprésentans des oiseaux et des poissons *.

Les sculptures que les anciens employèrent pour ornement de l'architecture , méritent une attention

(i) Antîq, Constant inop. f lîv. UI, p» i'^ : fiofioç iàSTCb fiotryaolv^ dans le I vol. de VJmperium Orientale-^ Banduri 'y où à la page 8'à au lieu de iioo'yapiv^ dans la description du même monument on lit appkOT, Le monument de Constantinople représentait donc ^ comme le n6lre^ un agneau sur Tautel. Les deux passages cite's ici prouvent ce qu'avait déjà observe le grand Henri Etienne dans son Thésaurus^ v. /io^ryM)!', c'est-à-dire que les diminutifs de ftocrypç^ veau, signifiaient autrefois un agneau^ et non pas uu veau. Cette observation appliquée par ce savant Helléniste k un passage d'Atbénée (liv. VIII, p. 359, B) a e'cbappë au docte éditeur jirgentorensis. L'agneau sur l'autel, dont iLest ici parlé, avait été placé par Constantin le Grand damr le quartier de Constantinople 'a(^<;lé JSeolaea.

* Les deux fragmens ensemble, ainsi disposés comme dans la table ci-annexéc , ont de bauteur buit palmes, dix onces. Ils sont en marbre de Luni ou de notre pays. Le taureau, qu'on trouvait parmi les antiquités qu'a recueil-

singulière. EUca nous co&eignent la belle maDière d'unir ces deux aru dans le mcme ouvrage , la première paraissant néi* pour rendre la seconde plus cignitîante el plus riclie.

Le (levant d'un taureau, à genoux sur une base, et portant une cUuaise , nous rappelle l'usage tièsantique de mettre sur des pit^desiaux des simulacres de boeufs. Douze de ces animaux furent erapbyés k soutenir le grand hibrum ou la conpc ronde du lavoir dans le temple de Salomon (i^. Ils étaient disposés en quatre groupes , qui posaient peut-cire sur une base quadrilatère, ayant, comme l'indique Tbistorien sacré, la partie antérieure exposée à la vue , et celle de derrière perdue dans la masse du piédestal.

Cet usage d'embellir de figures sculptées, d'hommes ou d'animaux, des supports de tout genre plut

lies le chevalier PiianMÎ, u'a -rkii de restaure que les carnes et les oreilles , mais irttile la surface de la sculpture est retouchée. 11 n'y « d'antique de ce vase que U partie antérieure oii est le bat-relief, et une partie du bord •up^rieur. Le reste avec le pied et les aoses sont nn ouvrage moderne, et le corps dn vase est orné dans la partie de derrière de simples godrons. Les deux petits poissons sont modernes dans le bas-relief j le grand l'est aussi en partie, celui-ci a la tète antique: Utélede paon, qui est le pins haut, est moderne , dfe même qu'une portion de celle du second. Tout ce qui est antique dans ce fragment, découvert à la Villa Adrienne, vÎK eu aucune retouche.

{1} Regimt., liv. lU, ç. 7, jr. tS.

extrêmement aux anciens (i) , et il est fort rare de trouver des autels triangulaires en marbre qui ne soient supportes par trois animaux sculptés sous les angles inférieurs. Tantôt ils imitaient la nature, tantôt c'était des chimères , et même souvent ils avaient deux corps se réunissant à une seule poitrine (3).

Le fragment de vase qui est placé sur cette belle base peut, à raison des sculptures^ dont la surface est ornée, convenir à une collection d'animaux. On y voit représentés des oiseaux, des poissons et des insectes 5) exécutés d'un style délicat , très« fin; mais sans sécheresse. Vous les jugeriés un travail, si non de la même main, au moins delà même école d'où est sorti le paon de marbre de la planche XXYII.

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