‹ Musée Pie-ClémentinChapitre 36 sur 49 · PLANCHE XXXVIII · texte numérisé non relu

PLANCHE XXXVIII

Candéljibiie bacchique *.

Ycici le plus grand candélabre qui soit parvenu

de Dresde , aulanl qu'oa peut le conjecturer d'uprés la gnivnre, lemble plniôt fait de palmier. £a effet chet lea ancien* le< branche* de cet arbre *ervaieal à cet luage. .Voy« Uoracc > liv. Il , &U. I V , v. 83.

(1) Uu candeUbre ^i fut exécuta dans la Grèce ponr le roi de Purae devmt célèbre daai i'hittoire de* aru. Polyciète, l'hiciorien de LariMCf ea avait donoe one de*criptioD lrè*-*oignce ( Athénée, Dtpn., liv. V, p. ao6^ E ). Cet ouvrage ancieo avait peut-être déterminé un mudèle de* candélabres ,' an moins pour le* partie* eMenlieUes et pour la di*po*iti(Hi de leur* partie*.

* Ce caodélabie fut tronvé , il j a trente ans, dani les environ* de Maples , et il est en marbre pentélique aytot

ï99 )us(]ti'à Dons. Peatrèire même nVt-D pat conservé

toute la hauteur qu'il eut dans l'origine ^ car la base peu élevée , qu'on voit y avoir été rapportée y bien qu'elle soit antique ausâ , n'a pas i^ partenu autrefois au même monument, lequd probablement était y connue tous les autres , élevé sur un autcL La forme de son escape ou filh , ressem» Ue à celle d'une colonne , excepté que dans la par* tie inférieure elle se termine par une courbe sphéroïdale. A cela près des ornemens qui ont un goât grec y cette colonne ressemble à celles d'Egypte , comme on en trouve encore qui supportent les ruines de tant de temples égyptiens (i).

Je propose deux observations sur cette forme donnée aux colonnes. La première regarde le changement par lequel les Grecs en ont fait un balustre, support architetonique, qui présente, comme son nom lui-même le démontre , certaine image de

douze palmes et demie de beat. La base^ k quatre cdté* , aaliqae , o'appartiDt pat à ce monament. Le feuillage renyerfé qui dëlacbe de cette base l'cscape du can* de'iabre , y a été ajoaté pour donoer plus de grâce à cette . partie , qui ne paraissait pas se poser bien sur ce fond convexe sans quelque . membre intermédiaire qui servit à l'adopter. La coupe est moderne : mais celle antique né dut pas être différente. Ce monument est à présent k Paris dans le Musée.

(i) Voyes laplancbe 6r de l'ouvrage intitulé : Ferrage dans la basse et la haute Egypte par M. Denon , oii Ton voit dessinées les différentes formes des colonnes que ce voyageur plein de go&t a copiées d'après divers monnmeos d'Egypte.

la fleur que produisent quelques espèces de grenadiers (i). Sam doute les artisLcs precs ont préféré preodre le galbe des candélabres d'après les formes d'une fleur qui était déjà devenue myst^rieuse , plutôt que de suivre l'iiuitation des pro- (ils que les Egyptiens duuuaicnt à leurs colonnes, et probablement aux supports des lampes qu'ils avaient inventées.

La seconde observation est le sujet que l'un peut tirer de celte formé donnée k la lige du candélabre, pour confirmer l'assertion de Clément d'Alexandrie , qui attribue l'invention des lampes aux Égyptiens (3), Celle origine nous explique naturellement comment la tige des candélabres, ou des porte-lampes , a tant d'analogie avec le fût des colonnes égj-piiennes.

Dans le candélabre fjue nous examinons la lige est disdnguée par cinq bandes , dont les omemens oEFrent une variété fort agréable. La bande inférieure est jevêtue de feuilles d'acaolhe : précisément comme l'éinient i la partie supérieure de lenr tige ces colonnes qui supporiiient et enviroaniùent le temple porutif dans lequel le cadavre d'Alexandre le Grand fut transporté en Egypte (3),

La seconde bande est couverte de feuilles de lierre ayant chacune son corymbe. La troisième est

(i) Nom reviendroDi lar cette parttcnlâriii! à l'occa* ê\ùu da candélabre gravé dans la planche snivanle. (3) Vojes le IV vol. de cet ouvrage, p- Sg et inir, t3) Diodore , liv. XVIII ^ $ aj.

ornée de bas-reliefii qui représentent quatre Bacchantes ou Ménades ayant rattitade bizarre et les monyeniens désordonnés de Hyresse et des danses Bacchiques ( i ). La quatrième est cannelée. La cm* quième, qui est la supérieiu^, semMe être envi* lonnée d'une sorle de natte composée de fenilles de laurier entrelacées en forme d'écaillés. Le diapteau^ qui est aussi orné de feuilles d'acanthe ^ supporte la coupe, qui est une restauration moderne.

La base antique y a été adaptée avec beaucoup de goât; en y plaçant dessus un tour de feuilles d'acanthe dont les pointes sont repliées en bas , imi* talion élégante d'autres candélabres antiques (a). Les quatre pattes qui semblent appartenir au lion , sont plutôt celles de quelque monstre marin. , commo^ on peut le reconnaître aux nageoires de poisson d'oii elles prennent naissance. Ce sont des membres de ces animaux imaginaires moidé poissons et moitié lions ou panthères, que nous trouYons souvent dans les objets d'art antiques.

(i) Toatef cet attitude! te retrouvent dans les. bat-reliefs et sar les pierres gravées.

(3) Les feoilles ainsi reoverse'es peuvent se remarquer dans les candélabres Barberins publiés dans le tome IV de cet ouvrage I plane. I et Y ^ et dans un antre gravé du lome V ; pi. Ilt^ tous existans dans le Musée Tati« can,

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