PLANCHE XXXIX
CANDKl.AIinE A BALUSTRE gUI FUTDAPiS LE TOMBEAU
DE SAINTE Constance *.
Ce candélabre trcs-élégnDt , fut regarde , il y a dôjà iruis siècles , par PbîlâDdre comme ua des plus beaux que l'ou coudûi f i). Il a son pendant; et il est probable que tous deux ont été pris ensemble , avec d'autres diffcreos , dont nous parlerons après, dans quelque temple pa^en, pour en orner le tombeau de Coustaoce , ou depuis sa première construction, ou, cunmie il paraît plus vraisemblable , quand U fut employé à servir de temple chrétien.
* Il y a deux candélabres semblables, en marbre grec d'un grniii fia, que le« marbriers appellent f/-ecAe»o; il* tout linuls ùe huit palmes. Ils étaient jadis danst l'église de saillie Constance Iiors les mura près de la voie I4dnientaiia. Nous avons parlé de cet L'difice suffisamment dans lei discourt des plaoches XI et XII de ce tome. Clëmeat XlV les lit transporter dani le Mutée duVaticao. Tout deux tout d'une belle coaserration , et il n'y a d'autre resiauratioD que. quelque! piicei daoi Ici bordi dci coupet>
(i) Ad Vitrm- , liv. Iir, ch. a. Dans ce chapitre Vîtmve parte de cet candélabre!, let qualifiant de lon^ puUkerrima , et il t'en sert pour prouver que ]a forme du balnttre appartient aux beauk lièclet de l'architecture ancienne, opinion abandonnée et combatlne par l'auteur fraudai! i\a' Dictiàiùiaire d'Architecture, qui fait partie de i'tjicj-clapédie par ardre de matières.
3o5 Noos «Yons ié]k remarqué (i), qae celte forme de iopport ou de columella j extrêmemeDl agréable» a été empruntée par les anciens de celle d'une fleur que produit une planta sauvage , du genre des ponuues de grenade , el qui était en réputation pour divers usages en médecine (a). Nous ayons dit aussi . comment cet arbre fut consacré à Apot* Ion ou au Soleil Dieu de la médecine .et de la lumière, et d'autant plus que les anciens artistes donnèrent la figurie de balustres aux rayons qui couronnaient la tête des images de cette divinité. Il semblerait que c'est de ces opinions religieuses que prend sa source la talÀe d'Âgdestis , personnage emblématique du Soleil , dont le sang , selon les fables, fit naître pour la première fois la grenade (3).
Les observations précédentes sont propres à expliquer comment cette figure fut particulièrement ap-* propriée aux candélabres ; et l'artiste qui forma un de ces meubles, publié dans le Y tome de cet ouvrage , a voulu nous faire entendre par les ornemens accessoires dont il l'a orné , le rapport indir
(i) DaoA le tome IV de cet oa^rage aux planches III^ rv , XLiV et XLV , et ci-detf as à le planche précédente.
(a) Piine, liv. Xill^ $ 34.- Fios balaustium vocatur et medicùiîs idonetu et tingendis vestibus. Selon cet auteur le balustre tslï^ûtut du (grenadier ; telon d'autres, que Spanhemins cîle, c'est la ileur d'un grenadier des bois: de U. et P. numism. , tome Ij page 3i5 et 3i6.
(3) Arnob. L. V. ^ l'Agdesti de cet écrivain est le même qn'Aiis, l'un et Tautie emblèmes du Soleil.
qaé la cave cet arim McréfttiâHkHfle ^ale-
Lc» Génie» cMi Cfifa» mt â fi l i » ivles becs de* aMeb inmçatin» tjm w yy o i i eBt b tip <fe ec» étmK, cjn J fbhre» , portcM iaot Ins* Bsiai des pamen de 6aa ec de fleurs, et ic tcrvûiroi de k UWMW ea bas ea fitrme de jo&s arabesque». I •eodJe i{ae les lias-rvfip& de ce geore cm clé ans poar omer fjndqoe fwwux «andeUbre , ea- <■■ To^rait detnèrenieai à Rome sept «neli bioseoi»formes , T cunpris eelm-â(a), et bobs tnnvoiis |ttM|ue (uns les pias aaœiaies aMCimliopi, on a est parlé d*«mres cafMlélaiwv» qw déeoraent , à ce qa'tl pvsli , de seiaUiUes lns-re&& (Vl
(■] On «»îi duu U bafc d'en candelibrr à balattre, Ihmc V , pi. m . (cnlpcn U lenr appclw iaiesitûan par Itt ancicv* latin* c« AaIbu», WttiM cl iwZawm f*r k» IlalicB* nHM)cr«c« qui soi les prc«û*ra r«m» <■ uagc le balttMie â*iu l'ardiitectaFe , de lacte qa*aB ne penl douter de l'ori^ne de ce dqbi.
(ï; Le» d«<i> bai-relief» de* ciDdéTabrei <joe nom eumr- ■M* 4ffés<sl, trois mr«s d« 4cax cnABsbrcs, dcat ■oos vciTOM* le deann d»« U plaackc «vante, et d'>a troUième qaiest reMé l.MÎate Agaèahsnie* var^ £■fin à^MX. aatres bas-rcHefs Àta deax caadâabrcs 4aa> la pdab fc TiUa Pnciasa ^ae Tan peat Tac^ décrits paiMl les sealptares de ceue TiUa, salis IV, a. 14, pag i3, More IL
(3) Dans aaa îaaeripDOB iéjk «xawaée V ce saïel par Hoosefg. GaeUaa Muiaî daas U lettre cîiée ^ et fai sa iroBve dan» Gratcr, pa^ CLXXV, a. 4, oa bitHcatioa d'ana base donaéa aa callège de* Cauaiuirjf aam ceriolaribus (oa sppclail ainsi qael^efoti le* caadâa?
D'antres arabesques, tous da meilletir goùt , som sculptés sur le corps du balustre qui forme la ûge du candélabre, lequel est temmië au sommet par un chapiteau en forme de patère , sur laquelle est posée la coupe ou le cratère qui devait recevoir la lampe.