‹ Musée Pie-ClémentinChapitre 38 sur 49 · PLANCHE XL · texte numérisé non relu

PLANCHE XL

Candélabres places jadis dans la basilique DE SAINTE Agnès hobs les murs *.

Les autels triangulaires sur lesquels s'élèvent ceSr deux candélabres, ne sont pas différens de celui qui est gravé dans la planche précédente. I^a tige cependant n'est pas de même; eHea^ comme daps^ le candélabre de la planche XXXV • une idée d'un amas de paniers ou de calattu placés les uns sur les autres : mais le plus bas de ces pa^ BÎers est renversé , comme si on l'avait retourné

bres) aereis hahentibus effigiem Cupidinis , ienentis calathos. Tels sont précisément les Génies^ les Cupidons seul* fiés sor les bases de nos candélabres.

* Il y a trois candélabres pareils ', en marbre appelé grechetto , conmie ceux de la planche précédente. Deux furent transportés de la basilique de sainte Agnès , sur la ^oie Nomeniana.f an Musée du Vatican ^ par ordre de Clément XIY. Le troisième se voit encore dans cette basilique. Ub sont tris-bien conservés et n'ont d'autre par* tie resunrée que l'extrémité des feuilles. Nous as donnons le dessin que d'un seol, parce que les autres sont absolu*^ ment pareils.

après que les offirandes qu'il contenût avaient été

brûlées sur l'autel.

Les quau*e calaihi dont la lige de ee candélabre est composée, ressemblent plus parleur contour à la 6gure d'un balustre , qu'à celle d'un chapiteau corinthien, et cette forme donne beaucoup plus de grâce au dessin général de ce monument, qui est un des plus beaux de ceUe espèce que nous connaissions , et elle donne plus de facilité à le transporter, parce que les diverses parties qui le composent sont engagées l'une dans l'autre, y étant assujetties et par la cavité qui les reçoit , et par les pitons qui les traversent , et enfin par leur propre poids.

Les feuilles d'acanthe dont il est couvert, les enfans qui ornent sa base , lés têtes de bélier , les ' arabesques et les demi sphynx qui en font l'ornement, sont de la plus belle exécution (i).

(i) Ciampîni qui a parle ^ dans le chap. 20 de son ouvrage, dejii cité par nous , sur les édifices élevés par Constantin le Grand y de ces candélabres ainsi que de deux, autres places à sainte Constance ^ a donné les deux dessins gravés «i la pi. '29 du même livre , mais dans le texte , p. i54 il a décrit les demi sphynx ailés ; qui sont sculptés aux angles inférieurs des autels ^ comme s'ils représentaient des oiseaux à face humaine.

PLANCHE %hl.

Trépied d'Apollon *•

Parmi les ouvrages de Tant du sculpteur qui appardeuneot particulièrement an genre d'ornement, le monument que nous examinons tient une place distinguée par sa belle exécution, gracieusement travaillée , et bien plus par Télégance de llnVention.

Les trois pieds qui supportent la coupe ou cra^ ière , et qui ont donné ce nom aux trépieds , présentent une forme de pilastres, et sont un peu rétrécis par en bas , comme le sont assez souvent les pilastres des Hermès, fls ont pour chapiteau un crâne ou tête de bœuf qu'on a immolé , et il est placé vers la sommité de ce support , ce qui indique que la destination du trépied devait être de servir aux sacrifices. Ces trois supports s'appuient SMr des pattes de lion ou de griffon , ornement ordinaire de l'extrémité inférieure des meubles. La plinthe, sur laquelle ils posent, a la forme d'un exagône dans son plan, 'quoiqu*au premier coupd'œil on peut la croire triangulaire : les trois cô-

* Ce trëpied , haai d'environ quatre palmes H f ^^t «colptë en marbre pente Hque. Il fut trouvé en 1776 dans les fouilles entreprises près d'Ostie , au lieu qu'occupait Fancienne colonie Ositensis. Il est présentement plocë k Paris dans la salle d'Apollon du Musée, ayant fait partie des monumens cédés par le traité de Tolentino*

té» rFrriKgari qn uM fow h» pink «ie

cfaaeao de* ni* pàedi , et friniK ■ tant Uta pis» granit C«ae facne dan» le pbB»1 eo jy yr e nce l»m, • àé ■— ■grir* pour b ooainutSié et poor l'usage. L» i^Dc coorbe des tnàa côce» TtndaU plu* lâc3e ans tacnficatean le tDOien de »' jp |ir oeh cr do trrpied , uos craïadre de s'anhannrr dans m boM.

L« troi* pied» serraDt de wip ports sont rrasM Cnscinble par trois cercles L'un , fim petit , pbcé à peu de distance de la base, les lie ums iroî^; l'autre , plus large , en courouDe le «ommct , ci cmlfrasie la coupe. Ccliù-ci est onic de bas-rc- Kd» qui représentent quatre grifloBa et quatre daaphins. Au milieu de diaqoe eouple de grifToDa ot place uo pciii faver d'où s'élève nue flaimue, et au milieu de cbaque couple de dauphius est i une coquille. Pïous avons obserré ailleurs (jiic le griObo était consacré à Apollon , coumc 5}iiibole det p^ HjperboréeD* , d'où tirtteiit leur <»igiDe quelqae*-nof des plus ancieiu miiûitres de l'oracle de De][dies (i^ Les dauphins faisaient al-, liision k rfeplaoe le plus ancieD possesseur de cet oracle (3); ausû i réfnthète de Dauphin que ron donna Ii Apollon (3); enfin au prodige û ranlé

(i) Voyez ee^jne j'ai reauiqm^^ce «ajetdans Jet. IT ^. XfV, p. ii«, n. (3).

(3) Paniaiiiu, liv. X, ch. 5 et 14.

(5) Le (ck«lîait« de Licophraa rapporte plDHenn mgincf de celle ^tthite donn^ à Apollon , an t. 3o8> l'une (l'cllei eit {ailii]uvc dans la note suivante.

de la métamorphose de ce IKeu même en daopfaio , qui s'opéra précisément lors de la fonda-» don de l'oracle de Delphes (i).

Au dessus de ce cercle est placée une couronne de laurier consacré à Apollon, ornée de ses graines: elle forme le bord qui environne le bord supérieur de la coupe, dont la pause qui pandt entre les trois pieds est godronnée et ornée de trois tètes de Gorgones, peut-être pour exprimer la ter* reur que cet oracle devait inspirer aux proph»nés (3).

Quelques rameaux d'acanthe se détachent du cercle inférieur dont nous avons parlé , et en s'é* levant vers la coupe ils dessinent la forme de trois lyres. L'une , qui est sans corde , et vide au milieu , contient le carquois d' ApoDon fermé et suspendu à ces rameaux. Le serpent , reptile pro«

(1) L'hymne k Apollon de Delphes, qu'ohlitdanj les poésies d'Homère , et que par erreur les copistes ont jointe à celle en l'honneur d'Apollon de Délos^ nous rend compte de la fahle de cette meUmorphose> qui engagea qnelqnës navigateurs Cretois à devenir les ministres du temple de Delphes , et indique ce surnom de Delphinius donné par cetie raison à ce Dieu , v. 4oo ^t suiv. , et v. 494 ®t 495* Il parait que dans des temps très*recnlés on a introduit des images de Dauphins pour omemens dans le temple de Delphes, comme faisant aUnsion an nom du lieu.

(a) Le même ornement est sculpté sur la coupe de quelques autres anciens trépieds^ comme sur celle du trépied quiïïidecemviraUs y représenté en bas-relief sur un autel triangulaire^ qui était jadis dans la VMa Borghese ( salle III, n. 14 ), et ailleurs.

Musée Pie-Clém. Vol. VD. 14

■MF ÎTT— TT"îr- 1

ph^tiqiip , pmMAme Ae In divination ( r ) , ei fym* |)<i1p d'Apollon Pylb»Mi , s'cntorlille autour d'une pmito n>lonue,<|ui du centre de la pUnilie s'élève et >■« loHclier le fond du vase.

r^lte prtiti' colonne , qui a souvent la forme d\m ltAht<iirf , Cil raromcnl omise dans les trépieds . de marlirr. Dwu ccuï en métal , b place qu'elle OWïHjMt Ml , ci>inme nom l'avons Indiqué ailleurs (a), milj^ir 1«nl<Nt |Vii' le siiuulacr« de quelqtie divittilti t l*nt■^( y*r nn groupe , tantôt par des ûgu-

(0 EWn, Jr N>tt.«*ÙN. . liT.XI.cb.)6. Alan l« même «twtl hrW«a iMAkutt . («aune «««i, ûgoifie un »«[pent , tt <«tnmr wtbw , il ûicnific titrr le* aa*niM , devinFr. Sy>«viWm>«t « H W M i y i ,' ^«t Ir wtprM , wît (lonr Cure «U«»W« i U «KviMibwi» Mil wwt wA^Vcr le »erp«nl Pr- IWh tw» pM Ay«B«« Jan la rVM:ii* . ea entortilW an (t«yiiv4 4« r* IMc« tmt V u tmtmw f 4c ariaOk* ( dr L'. M

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re$ d'animaux symboficpes, on enfin par qpieL]a*an« . tre emblème.

PLANCHE XLIL

AUTEL TEIANGULAIRE FAIT EN FOBHE

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