PLANCHE X L V I I
Pavé en mosaïque thoia-i!; a Tpscolum *.
Od a découvert dans le siècle passé beaucoup de pavés en mosaïque , parmi les ruines d'une
(t) Ce qui est aDlique dans ceUe mosaïque est coinpn't (lint le cari«' que l'oa voii circDD»crit k un cercle et iuscrit daus un autre. Le câtc de ce qaarré est un peu plus h>Dg que i5 palmes, maïs le diamètre du plus giaud cercle est à-peu-près de aS palinei. Les quatre scgmeus^ qui, îoiuls au quaiTC, foiTiieiit ce ccicte citcricar, v ont éla rapportés, pour rendre celte mosaïque mieux proportion ne'e k la salle en croix grecque ou elle e^t placée dans le milieu du pave' (voyei la Préface du I volume). La mosaïque antique fut découverte en i^4i s"'' '^ moui qui Conserve encore le nom de Tusculum , au-desius de la Ville de Sacfaetti , laqa«Ile appartînt après aux Jésuite* , et fut appalea la BuJJinelUt. Le P. Boseovicb, cdlèbra maih^ nuticien et plûloiopfae^ a pris trés-gtaod soin, de celte fouille ; il fit lever le plan de* superbes édifices dont il restait des vestiges. On peut voir l'histoire de cette d^ couverte dans le Giornah 4«' letterati, publié k fiome par Pagliarini, «0174^, p. iiSet iniv. Le nom à' Eçola de CicAfm, que la tradition vulgaire a donné i quelque* rnioes pea distantes du lieu de la découverte , et quelques autres indices légers, donnèrent occasion au P. Gion Lnca Zuueri de publier dans la même année à Tenise deux 4i«sçrt«tioiu, daiu l'aoe desquelles, rendant compta
qui occupent les vides des angles cpie forme le bouclier rond inscrit dans un quarré. Ces figures sont couronnées de feuilles, probablement d'olivier, et elles ont les mains élevées pour supporter ce grand bouclier. D'autres feuilles d'olivier , liées avec des rubans , remplissent le reste du fond qui est enfermé par un bâton et 4 par plusieurs lignes de différentes couleurs.
Yulcain avait représenté sur le bouclier d'Achille une image du ciel avec le soleil , la lune , et les signes célestes ( 1 ) : c'est peut-être à la même idée que s'est attaché le peintre ancien qui a fourni le carton de cette mosaïque; peut-être aussi a-t-il voulu par ces symboles faire allusion à Minerve elle-même , considérée dans les njiystères de la théologie payenne comme l'emblème de l'étherée et de la lune, et la divinité tutélaire du zodiaque (2).
(1) Homère^ Iliade, liv. XVKI^ v. 4^3 et suiv.
(a) On peut roir les autorités des anciens écriraîns sur ce sujet , qui ont été recueillies par Gérard Vossius y I. II, De orig, et progr. idoUurie , ch. 4^ ^ et répétées par le P. Zuzzeri dans sa dissertation. Le passage qui convient le plus à notre idée est celui d'Arnobe^ liv. III, dans le* quel il dit que Aristoules Minervam esse lunam probahilibus argumentis explicat , et litterata auctoritate de» monstrat. On peut encore ajouter à ceux-ci un autre pas*^ sage d'Eustaze dans ses Commentaires sur le I livre de riiiade ^ v. 4oo ( p. i43 de l'édition de Rome ) , oii ce savant interprète fait observer que Minerve est rembléme, du feu éthéré et de Tame du monde. « Plntarque lui- « même dans son Traité de facie in orbe Iwiae, att^su
sages pour orner l'inténeiir de leurs maisons. Oli en a retrouve plusieurs dans les peintures à TresquA d'ilci'ctilauuni et de Pompcja , et dans les ruinei des palais et des tombeaux de l'ancienoe Rome (i), ' Ou ne doit pas s'étonner r]ue la mosaïque ait ré- ' pêtc ce que la peinture avait coutume d'imiter. Le* deux moiiiiïques de la planche précédente s'appro* ' cliaicul déjii de ce genre par leurs fonds ornés d'ap- Lres .- le présent morceau oe représente pas autro çlidse qu'une campagne oii paissent des brebis et des chèvres, sur les bords d'un ruisseau couleur d'azur. Sur un plan plus éloigné s'élève une petite statue de terre cuite , <iuî est l'image d'uae
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~ fiiflr, m» c« pui d« printan Aût m'wag^ -dtM Im- GviiS? iU 1bé9«M^ rtUi^NJilnl^'d'UHxtidn.' IIMt 4 mine tu uHÊtàûX'ôê'jéjM^Ittxmt m sièDdeTOgne MOI AopuM'j'etXiidliikJ'^cMi'PnMé'ilir.XXXT, $$7, *e dUtingaa beaucoup dam ce genre. Parmi les morceaux qui nous s<mt réités, 00 idoit citer principalement h^ympkéeiaVLuaétBaTixnVf publié par Bellorî , etanpajMge tronW dans un faubourg de la vole Appia, qui fut publié par'Winckelmaan, Monum. ined. , n. 308. IToui voyons dans les Antiquités d'Htrculanum beaucoup d'ornement et de vignettes, qni enriehîsâent cf bel ourrage, nous repréKniant des péintniei antiques de paysages. Les grands mahrei dn XVI siiete, et surtout Raphaël , Jnles Romain et les Zuccbari , ont sonveni joint des tableaux de pi^sages à leurs riches compositions d' arabesques ^ on, comme nom disons volgâinment, de grotteschi, dont ils ornaient les »«Uei des ricbei palais.
de Campagne. C'est un des plo» ëlégans pour la âmplicité de sa composition ; et le travail en a été conduit avec une délicatesse et une grâce infinie.
Une large bande, couleur de laque foncée, y forme un carré qui devait rester à quelque distance des murs de la salle , elle Se détache sur un fond blanc tirant légèrement sur le palombino. Ce champ est formé par des petits carrés im peu plu» grands que les autres , mais parfaitement égaux , réguliers et bien joints. Huit branches de chêne, qui semblent avoir été coupées durant l'automne , une partie étant verte , l'autre prête k jaunir , remplissent cette bande; elles sont Kées par de larges rubans blancs , des bleus et des jaunes, chacun desquels est bordé d'une couleur difïS^ente. La distribution et le groupement des feuilles , des bran* ehes et des rubans , ainsi que le brillant des couleurs, annoncent l'état le plus florissant des arts du desnn. C'est ainsi qu'ils brillaient du temps d'Adrien , k qui appartenait la Pailla Tiburtine oh était placée la mosaïque dont nous nous occupons ; et les artistes qui ont su l'exécuter n'ont pas fait preuve d'un talent inférieur à ceux qui dans un autre pavé de la même F'illa avaient copé en mosaïque les ocJombes de Sosos. Une preuve ultérieure de leur talent se trouve dans le fini et dans l'eiécution excellente du carreau du milieu. Les qutftre nouisques comiques (i), placés sur des
(i) Je juge qae ces masques appartenaient (ilutêt à la •caïaëdie qu'à latraftfdie par dîffiéreiites particolarkés .qui
degrés de pierre y avec quelqaes draperies et d^au* très accessoires , en font tout le sujet ,' et donnent une juste idée de Thabileté de Fartiste k repré*» senter la figure humaine.
Parmi ces quatre masqnes l'un représente une jeune fille pâle et écbeyelée ; deux sont des vi-* sages d'homme jeunes , Fun desquels , soit soldat , soit agriculteur, a une carnadon si bronzée par l'ardeur du soleil , qu'il ressemble presque k un Af^ fricain. Un autre masque est celui d'un vieillard, avec une barbe crépue et blanchâtre ; les sourcils exagérés ressemblent à ceux que nous dépeint PoUux pour quelques vieillards de la comédie. Ce grammairien dans la description des masques co* miqucs n'a pas manqué de nous parier de la couleur brune de quelques personnages , et de la pâleur des visages de quelques femmes (t). Une petite lyre (a), et les fragmens de deux vases, dont l'un semble être de terre cuite , et l'autre de verre coloré , complettent cette charmante composiûon , dont le carton avait certaincmeut été fait par un artiste de quelque mérite.
les distinguent^ et principalement par ce qu'ils n'ont pas ce toupet en forme de frontispice , ou ressemblant ;à la lettre grecque A (lambda) , appelé' par cette raison par Pollux oyxoç ^fjL^oefdiiÇ , lequel , selon ce grammairien f était ordinairement élevé sur le front des masques tragiques ( liv. IV, ch, 19, n. i55).
(i) Liv. IV, n. 143, i46, 147 c '^2.
(2) Cet instrument est de couleur rougeâtre, comme s'il était fait de quelque bois précieux; quelques traits de couleur jaune indiquent des ornemens de bironzc doré»