‹ Musée Pie-ClémentinChapitre 44 sur 49 · PLANCHE XLIX · texte numérisé non relu

PLANCHE XLIX

Cabr£4Px de mosaïque avec des masques de Bàochus et d'Apollon *.

Les deux carreaux jgravés sur cette planche ornaient le centre de deux autres payés, dans le même édifice oit fut découverte la mosaïque de la planche précédente. Tous deux gracieux par Finvention , d'un coloris agréable , ils n'égalent pas cependant le mérite du premier décrit, ni pour la finesse de l'exécution , ni pour la correction du dessin. Bs n'étaient pas néanmoins l'un et l'autre indignes de former Fomement d'une maison de délices d'un empereur romain , amateur et connoisseur très- éclairé des beaux-arts.

* Ces deux mosaïques ont de dimension denz palmes et 5 onces ; aussi sont-elles égalés au carreau de la planche précédente. La raison de cette ressemblance est que les trois salles où elles furent découvertes étaient d'une égale dimension. Celle-ci , par une recherche de richesse peu louable , les trois tableaux , réunis au quatrième que nous verrons à la planche L^ ont été tout placés ensemble pour remplir le champ tout blanc d'un seul pavé^ qui était celui qu'on voyait entouré d'une frise de branches jde chêne ( pi. XLVIII ). Même le vide qui restait entre les quatre carreaux semblait encore trop nu , si on n' j eut pas remédié par des arabesques modernes faisant allusion aux armes de Pie Six. Ainsi ce qui avait été destiné à orner quatre chambres sert aujourd'hui de pavé a une seule ^ et comme il est devenu excessivement chargé de travail, il est moins élégant, que ne le furent autrefois chacun des quatre pavés qu'un seul de ces carreaux ornait dans son centre.

Oa Toil dans un des dcut tablcaax un loasquc * colossal de Bacchus , dont le froat est ceint dn ' bandeau ou diadème inventé par ce Dieu , et oroé de lierre. Ses cheveux sont d'un blond irès-prononcé qui tire sur le rouge (i). Il est place sur une roche vive à larjuelle est appuyé un thyrse , et groiippé avec une draperie. Un vase Cn bronze i ansCs, qui probablement servait aux libations sacrccs, est posé sur un Rutel qui est près ; et une panthère, animal avide du vin , accoulumée à suivre le Dieu qui a conquis les Indes, se joue, comme c'est l'usage de ces animaux , avec les grelots d'un tambourin qui est sur la terre. Nous avons eu dé}.'! occasion de remarquer cet iustru^ ment, qui était familier aux Mcnadcs, daos d'autres monumens de sujets Bacchiques (a). L'espace du fond resté vide est orné avec goût par deux arbrisseaux bien disposés , et qui achèvent ce labteau champêtre.

L'autre carreau qui est gravé dans la planche ^| suivante XLIX, a, ressemble au premier. Le grand masque qui a le caractère d'ApoHon et une couroQDe de laurier, pariicutièremeat donnée à ce Dieu y est placé sur un autel de marbre ; sur une de ses faces on voit ua trou auquel commuai' quait la cavité ïntériewe qui y était pratiquée pour recevoir les ceodres des sacrifices (5). Sur un

(i) Les cheveux du maïqae d'Apollon dans la mosaïqne roiv.'iont de la même conlear.

W Tome rV, pi. 5o et «illear*.

(3) V. le Qt i8i des Maman, ined. de Winckelmann-

«utel qui est auprès, rartiste â jeté la chlamide on le manteau de la divinité. Sa lyre, son arc, et son car<juois placés à terre, au bas de cet au* tel, sont gardés , par un griffon , animal febuleux consacré spécialement au Soleil (i). Deux arbustes , qui rempEssent le fond , forment l'entière correspondance de cette mosaïque avec la précédente (i).

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