‹ Musée religieux (volume 2)Chapitre 12 sur 78 · INVENTION DE LA SAINTE CROIX · texte numérisé non relu

INVENTION DE LA SAINTE CROIX

Tableau de Piielinck.

GoHSTAiiTiv le Grand, voulant mettre un terme à la profanation que les idolâtres avaient établie dans les lieux saints » résolut, en 826, de bâtir un temple à Jéinisalem y sainte Hélène , sa mère, fit abattre celui de Venus élevé sur le Calvaire, et fouiller profondément pour découvrir la croix du Sauveur. On trouva , en effet , trois croix de même grandeur, qu'on fît successivement toucber à une femme dangei*eusement malade : sa guérison subite et miraculeuse désigna , d'une manière certaine , celle de Jésus-Christ : samte Hélène s'empressa d'envoyer un& pai*tie de cette précieuse relique a Constantin , et une autre à Rome ou elle fonda une église connue sous le nom de la sainte croix de Jérusalem. Le 3 mai fut consacré dès le cinquième ou le sixième siècle , à la mémoire de cet événement.

Le peintre Joseph Paelinck a placé sainte Hélène un genou en terre, et rendant grâces au ciel du miracle qui Tient de s'opérer. A droite est saint Macaire , patriarcne de Jérusalem , qui lui avait suggéré le moyen de reconnaître la croix de Jésus-Christ , et au pied du lit le mari de la malade avec son enfant.

M. Paelinck fît ce tableau pendant les trois ans qu'il passa à Rome, vers 18 10. Il est maintenant placé dans un des bras de la croix de l'église Saint-Michel, à Gand.

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