ALLOCUTION DE CONSTANTIN
Tabit;au d« Raphaël.
La salle de Constantin , au Vatican , précède les chambi*e8 du Conclave et touche à la galerie des Loges. Tous les sujets qui y sont repi^ésentés ont rapport à rhistoire de cet empereur , ce qui lui en a fait donner le nom. La peinture, à gauche en entrant , retrace un événement qui eut lieu en 3 12. Cet empereur approchait de Rome, où il venait attaquer Maxence, août les troupes avaient eu sur lui quelques avantages , lorsque , réfléchissant aux i^evers qui semblaient s'attacher aux armes des empereui*s idolâtres , et aux marques visibles de la protection du grand Dieu que la piété de son père avait méritées , il résolut d'embrasser cette foi , et se mit à prier avec ferveur. Aussitôt parut dans les airs une croix lumineuse avec cette inscription : Fous i^aincrezpar ce sime. Il l'aperçut , et toute l'armée avec lui. L'ordre lui fut ensuite donné, dans un songe, de faire une image semblable qu'il porterait dans les combats : ce fut le Idbàrum , étendard nouveau dont il répéta la figure sur son casque , sur ses armes et sur <%lles de ses soldats, avant même d'avoir embrassé la religion chrétienne , dont il devint plus tard la gloire et le soutien.
Cette fresque de Raphaël , composée dans le goût antique et imitant une tapisserie , dont les deux extrémités latérales se roulent sur elles-mêmes, a 20 pieds de largeur sur 1 5 de hauteur. Le dessin de Raphaël , qui passa successivement entre les mains de Lely et de FlincK , et vint depuis dans le cabinet du duc de Devonshire , n'offre l'exquisse ni du nain ridicule qui, sur la droite , cherche à s'affubler d'un casque , ni des deux jeunes gens foi*t déplacés sur le devant à gauche. Il est à présumer que Jules Romain, en achevant cet ouvrage, y aura ajouté ces pei'sonnageft pour plaire au cardinal Hypoli te deMédicis, dont ils étaient courtisans.