SAINTE CATHERINE
Tableau de Raphaël.
L'oPi5ioif la plus commune est que sainte Catherine ( appelée par les Grecs Aicatherina) vivait à Alexandrie sous Maximilien U , dans le quatrième siècle. Il parait qu'elle était d'une famille distinguée par sa noblesse et son opulence. Le Ménologe de l'empereur Basile lui attribue de nombreuses connaissances , et la conversion d'une assemblée de philosophes païens qu'elle confondit et affermit dans la toi , jusqu'à les porter à souffinr le martyre du feu. On croit qu'elle résista courageusement aux tentatives que multiplia , pour la séduire , le tyran César Maximin Daïa , et que ce mépris ne fut point étranger à la cause de son exil et même de sa mort. Ce ne fut que vers le huitième siècle que les chrétiens , subjugués en Egypte par les Sarrasins, découvrirent son corps et le transportèrent sur le m^ont Sinaï , dans le monastère bâti par saint Hélène. Dès lors son culte se propagea , les actes de sa vie furent recherchés ; mais il est permis de croire que plus d'une circonstance au moins incertaine fut mêlée à ce qu'on parvint à décou vrir. C'est ainsi que depuis lors on lui a donné comme signe caractéristique la roue du supplice , tandis qu'on ne sait pas même positivement si elle a souffert le martyre 9 encore moins quel a été son genre de mort , et si Dieu , pour faire éclater sa puissance , permit que les instrumens fussent brisés.
La dévotion particulièi*e des fidèles les portant à implorer souvent l'intercession de sainte Catherine , la fit a<lopter dès long-temps pour patronne des jeunes pcr* sonnes : et certes la science et la piété furent réunies en elle à un degré de perfection bien propre à servir de modèle soit à Tenfance , soit à l'âge mûr.