LA CENE PAR SAINT GREGOIRE
Tableau de Vasari.
Tasari peignit ce tableau sur bois pour le réfectoire du monastère de Saint-Michel in Bosco, doù il a été transporté au musée de Bologne. L'idée première lui fut suggérée par l'usage de célébrer la commémoration de la dernière cène de Jésus-Christ , dans des repas où douze pauvres sont présidés ou servis , au Vatican par le saint -père , dans les cathédrales par les évéques, dans les paroisses par le curé , dans chaque couvent par le prieur, quelquefois par le prince dans les palais des rois. L'auteur ayant aonné lui-même une notice sur son tableau^ nous le laisserons en expliquer le sujet :
« J'ai peint, dit- il , saint Grégoire à table avec douze » pauvres, parmi lesquels ce saint pontife représente » Jésus-Christ. La cène a lieu dans le couvent d'Olive- » tains ; je Tai fait desservir par les moines de cet ordre , » afin de les rassembler autour de la table,' selon là » place qu'ils voulaient y occuper. Le pape est repré- » sente sous les traits de Clément YIL Plusieui*s grands V personnages sont près de lui : de ce nombre est le duc 9 Alexandre de Méaicis, à qui j'ai voulu témoigner ma » reconnaissance et mon admiration. J'ai représenté » aussi plusieurs de mes amis. Parmi les domestiques , » on retrouve quelques frères lais qui me servaient, » puis d'autres personnes attachées au couvent, tels w que le dépensier et le sommelier. Enfin , on y distingue » 1 abbé Seraglio , le général don Cyprien de Vérone , et- » le cardinal Bentivogiio. »
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RÉCEPTIOjy DE SAINT BAVON.
Tableau de Rubeos.
La jeunesse de saint Bavon , comte de Hasbain , avait été consacrée tout entière aux plaisirs des sens et à cette dissipation trop ordinaire à ceux qui trouvent dans les douceurs de la fortune un moyen de satisfaire à toutes les exigences des désirs les plus immodérés, Yers l'an 643, la mort ayant enlevé celle que Dieu lui avait donnée pour compagne , les vanités du monde se dévoilèrent à ses yeux sous leur véritable aspect ; et, Tesprit occupé de réflexions sinon pieuses du moins plus sensées, il se rendit à un sermon que prêchait saint Amand, évéque de Maestricht. Touché de la grâce autant que frappé des vérités sublimes dévelop* |)ées avec une sainte onction , il se jeta , tout baigné de larmes , aux pieds du saint évéque dès qu'il eut achevé son discours , et se soumit à la pénitence sévère qui lui fut imposée. Il distribua aussitôt ses biens aux pauvres , se rendit à Gand^ dans un monastère , y reçut la tonsui^, et consacra aux austérités et à la mortification cette nouvelle vie , qu'il termina dans sa cellule vers le milieu du 7*. siècle.
Rubens nous a retracé le moment où Bavon vient se jeter aux pieds de saint Amand. Un de ses serviteurs distribue des aumônes, et sa fille, qui plus tard renonça également au monde , est, avec deux de ses compagnes , témoin de l'heureux retour de son père.
SAINTE PETRONILLE.
Tableau de Fr. lUrbieri , dit le Gaerehin.
Une tradition appuyée sur quelques écrits cités par les Manichéens , et fortifiée de iopinion de saint Augustin , assure que sainte PétroniUe , dont le nom n'est 3u'un diminutif de celui de Pierre , était fille du prince es apôtres, marié avant sa vocation à l'apostolat.
Sainte PétroDÎUe ( honorée aussi sous les noms de Perrine» Perronnelle ou Pernelle), mourut dans Fezercice des plus éminentes vertus ; son corps fut inhumé sur le chemin d'Ardée. Les ordres du pape Paul le firent retirer dans le VUI*. siècle, pour le placer dans Téfflise Saint-Pierre; où sa fête est célébrée chaque année le 3i mai.
« Les premiers chrétiens qui savaient mourii* pour la foi s'occujpâient peu, dit s^mt Gyprien, de transmettre à la postérité les actes de leurs martyrs. » Rien donc ne doit étonner dans le silence gardé sur la vie de cette sainte : son culte s'est répandu dans l'univers catholique avec la tradition qui en est le fondement.
Barbieri ( le Guerchin ) a représenté le moment de la translation du corps. Un caveau a été préparé dans l'église ; plusieurs hommes y placent avec précaution la dépouille mortelle, tandis que les fidèles témoignent leur etonnement et leur admiration à la vue de la conservation parfaite de ces précieuses reliques. Dans le haut du tableau , le corps céleste de sainte PétroniUe est reçu et introduit par Jésus-Christ dans le séjour des élus.
Barbieri peignit ce sujet en 1623, pour l'église Saint- Pierre à Rome. Il est remplacé par une copie en mo* saïque, depuis que l'œuvre admirable du (!yuei*chin a été transportée au palais de Monte^avallo.
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