‹ Musée religieux (volume 2)Chapitre 69 sur 78 · LES OEUVRES DE MISÉRICORDE · texte numérisé non relu

LES OEUVRES DE MISÉRICORDE

Tableau de Teniers.

La charité fut une vertu de tous les temps comme de tous les lieux : il était réservé à TEvangile d en purifier les motifs et d'en déterminer les œuvres principales ^ de be plus la laisser au nombre des vertus morales qui trop souvent n'ont aucun mérite pour la vie future y mais d'en sanctifier l'esprit et d'en régler

Tordre •

Rassasier ceux qui ont faim , vêtir ceux que la nii^ dite expose aux rigueurs des saisons ; désaltérer ceux qui ont soif donner aux voyageurs une généreuse hospitalité , des : ^ins aux malades , la liberté aux captifs et la sépulture aux morts , telles sont , d'après l'Evangile , les œuvres d'une véritable miséricorde.

Ce sont elles que Teniers a réunies dans ce charmant tableau de la manière la plus naturelle. Un père de famille rompt avec un mendiant le pain de la charité ; son fils auprès de lui se montre empressé d'apaiser la soif d'une mère et de ses jeunes enfans , tandis que l'épouse du vieillard distribue à d'autres malheureux les vétemens qu'ils reçoivent avec reconnaissance. Dans le fond du tableau, un prisonnier témoigne sa gratitude au généreux bienfaiteur qui le délivre de la tour où il était captif : deux fenêtres ouvertes permettent d'apercevoir un malade alité , que des soins obiigeans environnent; sur la droite un homme engage des voyageurs à venir prendre place à sa table , et dans le lointain les derniers devoirs sont rendus à un de leurs frères par plusieurs personnes rangées autour de la fosse qui vient de le recevoir.

Le Musée français possède ce précieux tableau, regardé comme un des chefs-d'œuvre de Teniers.

tgS.

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