‹ Musée royal de NaplesChapitre 20 sur 49 · DEUX HERMÈS EN BROINZE · texte numérisé non relu

DEUX HERMÈS EN BROINZE

CR&SDi COMME LES URICIKAUX.

La figure n* i représente le bastc d'un Pan barbu , posé sur un hernies en marbre , au milieu duquel se trouve le signe priapique. La tête et ie phallus sont eu bronze.

Le n" 2 est une figure grotesque représentant la même divinité.

Nul doute que ces petits bronzes ne fussent les dieux lares d'une maison romaine. On en a trouvé une grande quantité offrant peu de diversité, et par conséquent inutiles à reproduire.

Il est à remarquer que l'usage d* adorer de sales divinités n'était pas seulement répandu dans l'ancien monde, mais même dans le nouveau. Au Mexique, par exemple ,s'il faut en croire Garcilasso de tù. Vega, des temples étaient consacrés au dieu de l'ivrognerie, à cpIuî de la luxure, à celui du vol, etc. , ou en d'autres termes les Mexicains avaient leur Bacchus, leur Priape et leur Mercure. Ce fait ten<J à confirmer ce que nous avons dit déjà dans l'introduclion de ce livre, que le premier sentiment religieux des hommes nu sortir de l'état sauvage fut l'adoration des forces mystérieuses qui tendent à la propagation de l'espèce humaine. Les Mexicains adoraient encore le soleil , et chez tous

PUiRCHC XVII.

les peuples de l'antiquité le soleil fut considéré comme le principe du feu, le feu comme le principe de la génération, et les organes sexuels comme les attributs de la divinité qui féconde la nature. Toutes ces idées se confondaient les unes dans les autres , et donnaient naissance aux mêmes cultes.

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