‹ Musée royal de NaplesChapitre 45 sur 49 · PL. LUT · texte numérisé non relu

PL. LUT

SPINTHRIA.

FRESQUE DE ^OMpél.

Le sujet de cette fresque est aussi ridicule que le dessin en est ineorrect. Comment un homme qu'il n'est pas possible de confondre avec une divinité champêtre pouvait-il se trouver ainsi au milieu des champs ^ dans un état complet de nudité ? comment aurait-il songé , en un pareil lieu , à mettre sa maîtresse dans le même état, en lui arrachant son unique vêlement? La vraisemblance est par trop choquée dans cette peinture où l'on voit d'ailleurs la femme se tordre le cou d'une horrible façon pour recevoir les baisers de son amant.

(]es sortes de peintures obscènes, spinihriœ, sont fréquemment citées dans les auteurs latins. £n voici deux exemples pris au hasard :

« Qus mauus obsccnas depinxit prima tabeilas,

» £t posuit castâ turpio visa domo , » Illa pueilarum ingenoos conupit ocellos ,

Kequitiaeque svlx noluit esse rudes. »

( Pbopekcb, Élégie, t. VI, liv. ii. )

« Suspectans tabulam quamdam pictam , ubi inerat » pictura haec , Jovem quo pacto Danaac misisse aiunt » quondam in gremium imbrem auream. » ( Térenoc,

VEunitqne. )

ptAMcar. Li!i.

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