‹ Musées de la HollandeChapitre 3 sur 72 · INTRODUCTION. VII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. VII

semble être éclairei dans ses origines, autant sans doute qu'il peut l'être.

Jusqu'au xvi° siècle, la Hollande, ainsi que les Flandres, se confond dans la famille du Nord; elle ne s’en distingue pas plus par son art que par l’ensemble de sa civilisation. Les artistes primitifs de la Hollande, comme les artistes primitifs des Flandres, appartiennent à ce groupe rhénan dont Wilhelm (4380) et Stephan (1410) furent les premiers maîtres à Cologne, dont les van Eyck, à Bruges, furent la plus haute expression, dont Lucas Jacobsz, à Leyde, Quentin Massys, à Anvers, furent les derniers représentants.

C'est la branche occidentale de la grande école germanique.

Aussi les auteurs qui ont refait l'histoire de l'ancien art allemand ont-ils compris dans le même cadre, avec les peintres du Rhin supérieur jusqu’à Bâle, les peintres du Rhin inférieur jusqu'à Leyde, ceux d'Utrecht et de Haarlem, ceux d'Anvers et de Bruges, — de tout le pays hollando-flamand (les anciens Pays-Bas) qui confine à la mer du Nord.

Si l’on est curieux de connaître cette période originelle de l’art hollandais, on peut feuilleter les savants écrits des Allemands, de plusieurs Belges, de

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