Chef-lieu du comté du même nom, sur la Severn
a. Ely t vieille cité dans le comté de Cambridge.
3 . Eton. Le Collège d’Eton est situé au milieu de prairies sur la rive gauche de la Tamise en face de Windsor, comté de Buckingham. Il fut fondé en par le roi d’Angleterre Henri VI.
!\. Bennett (William Sterndale). Compositeur de musique anglais. Né à Sheffleld, le i 3 avril 1816 ; mort à Londres, le i* r février 1875.
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ren 1 . Il va passer ensuite plusieurs mois à Stuttgard et continue d’apprendre chez le compositeur anglais Henry Hugo Pierson 2 . En quittant Oxford, en 1870, il renonce pour un temps à toute étude musicale et se rend à Londres où il entre comme associé à 1’ofïice d’Assurances Maritimes du Lloyd 3 . Mais, il se dégoûte bientôt de la vie du commerce, et, après trois années passées dans les affaires il prend la résolution de s'adonner entièrement à son art préféré. Parry se décide alors à suivre les leçons d’Edward Dannreuther 4 et le succès de l’élève est tel que plusieurs de ses compositions sont exécutées aux concerts privés offerts par le professeur à l’élite musicale de Londres. L’attention des amateurs de bonne musique se trouvait ainsi attirée sur le compositeur, et, en 1879, une audition privée sous le patronage de M. Arthur Balfour 5 , le célèbre homme d’état, vint justifier la haute estime en laquelle les amis de Hubert Parry tenaient son jeune talent.
Parry devait voir bientôt grandir et consacrer par le vrai public sa réputation naissante. Une suite de scènes d’après Prorhéthée délivré , de Shelley pour soli, chœur et orchestre, exécutée en 1880 au Festival de
1. Macfarren (Georges Alexandre). Compositeur de musique anglais. Né à Londres, le a mars 181 3 ; mort à Londres le a novembre 1887.
a. Pierson (Henry Hiujo). (Edyar Mannsfcld) Compositeur de musique anglais. Né à Oxford, le ia avril i 8 i 5 ; mort à Leipzig, le a8 janvier 1873.
3 . Lloyd. Nom du propriétaire d’un café qui existait au commencement du 18* siècle près de la Bourse de Londres et où se réunissaient les gens du commerce maritime.
h. Dannreuther (Edward). Écrivain musical et pianiste allemand. Né à Strasbourg le 4 novembre i84Y
5 . Balfour (Arthur). Député de la Cité de Londres et chef du parti conservateur anglais. Né en Ecosse, le a 5 juillet 1 848 .
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Gloucester, montre déjà le musicien en possession d’un style vigoureux et expressif. Depuis le temps de Haëndel 1 2 les compositeurs anglais n’avaient réellement réussi que dans la composition de la musique de chœurs. Parry, qui héritait de ses devanciers l’art de manier des masses chorales imposantes, y joignait le sens précieux de la juste déclamation lyrique. 11 avait acquis cette rare qualité par l'analyse attentive des œuvres de Wagner dont Dannreuther, qui professait pour le maître allemand un véritable culte, avait été l’un des premiers apôtres. La forte éducation musicale du jeune Parry donnait un intérêt particulier dans le monde de la musique à son Prométhée délivré qui, en cette circonstance, pouvait être considéré comme une leçon nécessaire et profitable aux compositeurs anglais.
Au temps où son œuvre apparut la musique anglaise ne montrait qu’une faible vitalité. Elle ressemblait, pour ainsi dire, au cours tranquille d’une étroite rivière que la hauteur de ses rives rend invisible au reste du monde. Les musiciens anglais, à cette époque, semblent n’avoir eu d’autre ambition que de produire des compositions imitées de Mendelssohn* et telles que les oratorios de Macfarren nous procurent un exemple choisi. Le trait du dessin musical, mais, hélas ! non l'inspiration à'Élie 3 , était reproduit
1. Haëndel ( Georges-Frédéric ). Compositeur de musique allemand (1 685 - * 7 5 9 )-
2. Mendelssolsn-Bartholdy (Félix). Compositeur de musique allemand (1809-18/17).
3 . Elle, oratorio de Mendelssolin, i 846 . — Elit , prophète hébreu (900
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avec une fidélité consciencieuse et le poème n avait pas une utilité plus grande que de servir de clou d’attache a la partition. La correction de l’accent tonique et l’observance de la cadence métrique étaient considérées comme de peu d’importance. La redondance affectée des mots et des périodes poétiques était pratiquée avec une fréquence qui, de nos jours, produit positivement un effet ridicule. Sous ce rapport Promélhée délivré vint jeter une note nouvelle. Parry, poète plein de charme autant que musicien, a toujours apporté un soin minutieux et raisonné à la mise en musique de ses propres inspirations ou de celles de ses confrères en poésie et son initiative a eu une influence salutaire sur la technique musicale anglaise. Avec lui les expressions ne sont jamais défigurées, comme il en était jusque-là, par une répétition exagérément vaine de mots et l’accentuation syllabique est rétablie avec une exacte mesure. Lorsque sa musique chante les poèmes célèbres de Milton 1 ou de Shelley, l’ingéniosité musicale avec laquelle est reproduite l’exquise subtilité de là cadence poétique fait souvent revêtir à ces vers si connus une beauté rayonnante nouvelle.
Promélhée délivré fut suivi de plusieurs œuvres chorales de moindres proportions parmi lesquelles l’ode
avant J.-C.), selon la Bible, fut enlevé vivant au ciel dans un char de feu et abandonna son manteau à son disciple Elisee qui hérita de son espiit prophétique.
1. Milton (John). Poète épique anglais (1608-167/ï). Milton, auteur du Paradis Perdu , fut secrétaire d'Olivier Cromwell et défendit avec talent la liberté religieuse. 11 devint aveugle dans sa vieillesse et mourut dans la misère.
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funèbre The Glories oj our Blood and State , la Gloire de notre Sang et de notre Pays , de James Shirley (1880) et Iode Blesl Pair of Sirens , Sirènes sacrées , Musique et Poésie , de Milton, (1887) qui est regardée généralement comme le chef-d’œuvre de Parry. Malgré son développement peu étendu cette composition lait admirer un style large et vigoureux. Ecrite en chœur à huit parties lélévation de la pensée musicale et la richesse de l’harmonie rappellent en maint endroit la grandeur imposante des chœurs de l’oratorio de Haëndel Israël en Égypte l . Le succès encourageait Parry a des efforts plus audacieux, et, en 1889, il écrit un grand oratorio Judith ou la Régénération de Manassès * suivi de deux autres d une inspiration aussi grandiose, Job (1892) et le Roi Saul (1894). Ces trois œuvres renferment d’admirable musique et ont permis au compositeur de dévoiler à la fois sa force et sa faiblesse. La fermeté de son style apparaît à sa plus haute qualité dans la partie chorale; mais, il réussit moins lorsqu’il écrit pour voix soli. Parry, il faut l’avouer, a peu de puissance dramatique; il ne possède pas à un degré suffisant le don de caractérisation des personnages et ses oratorios plutôt monotones manquent du contraste et de la variété nécessaires au chant et à la mélodie. Il convient toutefois de faire une juste exception en faveur de Job où, dans un monologue émouvant, le patriarche épanche sa dou-