Kehama. Nom hindou imaginaire
3 . Edwardes (Georges). Directeur du Gaiety Theatre de Londres. Né en i 85 a.
4 . A Gaiety Girl , opérette. Paroles d’Owen Ilall, musique de Sidney Jones.
GRANVILLE BANTOCK
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rettc à grand succès de ce temps. L’aventure était curieuse, en vérité, pour un jeune musicien destiné à parvenir au plus haut grade de son art ; mais, l’on peut expliquer la cause qui décida Bantock à accepter une besogne musicale en opposition si évidente avec son goût personnel et la qualité de sa science. En véritable enfant de l’art, il ne vit que la circonstance favorable pour visiter l’Orient lointain et contempler les scènes colorées d’or qui, depuis l’enfance, tenaient son jeune esprit éveillé. L’occasion était trop tentante pour ne pas la saisir a l’instant, et, faisant appel à tout son courage, il lut d’un trait la partition d’Une Demoiselle du Gaiety, s’engageant résigné à conduire durant une année entière valses et galops en échange de la réalisation de son rêve. J’imagine, toutefois, qu’à certains moments le musicien dut regretter sa décision rapide, lors même que les témoins colossaux de la fabuleuse splendeur de l’Inde, l’exotique et lumineuse beauté de la Chine et du Japon rachetaient dans son esprit les flonflons de l’orchestre d’opéra-bouffe et le bavardage railleur de divettes querelleuses. Mais, une juste récompense devait lui faire souvent oublier sa peine. Enfin s’ouvrait devant lui l’Orient enchanteur et ses yeux éblouis pouvaient se rassasier d’un spectacle radieusement pittoresque entrevu seulement jusque-là dans son imagination enfiévrée. Il avait aussi l’avantage appréciable d’acquérir sur place un souvenir foncièrement poétique qui, par la suite, devait être une aide précieuse à sa pratique musicale.
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GRANVILLE BANTOCK
Bantock revint à Londres en 1895, plein de projets d’avenir, et le premier ellort qu’il tenta pour défier la fortune fut sa participation à un concert qui fit époque.
Cette solennité musicale, organisée en manière de protestation, voulait dénoncer la condition difficile à laquelle la profession de musicien était alors sujette à Londres. L’indifférence des directeurs de la musique dans la capitale rendait peu aisée la pratique de son art à un compositeur débutant ou encore presque inconnu, par suite de la difficulté d’obtenir une audition de ses œuvres. Pour réussir dans son entreprise hardie Bantock avait obtenu l’appui de cinq amis fraternels qui, depuis, ont fait leur chemin dans le monde de la musique : Stanley Hanley \ Arthur Ilinton 2 , Reginald Steggall 3 , William Wallace 4 et Erskine Âllon 5 , mort depuis. Le programme du concert était composé entièrement d’œuvres inédites de ces jeunes compositeurs et les six amis ne firent pas précisément fortune. Leur courageuse attitude fut très discutée à cette époque bien qu’elle eût pour résultat profitable d’attirer l’attention des organisateurs de concerts, et, en faisant découvrir parmi les jeunes compositeurs des talents ignorés, de préparer la voie aux conditions meilleures actuellement suivies.
La place réservée à Granville Bantock au pro-