‹ Musiciens anglais contemporainsChapitre 19 sur 22 · Steggall (Reginald). Né à Londres, 17 avril · texte numérisé non relu

Steggall (Reginald). Né à Londres, 17 avril

U. Wallace (William). Né à Greenock, Écosse, le 3 juillet 1860.

5 . Allon (Erskine). Né à Londres en i 8 G 4 : mort à Londres en 1897.

gramme de ce concert avait suffi pour révéler en lui non seulement un compositeur plein de sérieuses promesses, mais aussi un chef d’orchestre d’une expérience déjà éprouvée. Il convient de noter que 1 impression favorable due à son talent lui fit obtenir, plusieurs années après, la direction musicale de The Tower , la Tour, genre de Casino ou de Kursaal à New-Brighton, près de Liverpool, plage très fréquentée (1897). Profitant de cette situation nouvelle, Bantock s’empressa de faire une large part à la musique anglaise, et c’est à son heureuse initiative qu’est due la première audition d’un grand nombre d’œuvres de musiciens contemporains. Plusieurs de ses compositions se rattachent à cette période : les ouvertures de Saiil et de Caïn , les Scènes Anglaises et les Scènes Russes , suites d’orchestre ; Helena , variations pour orchestre, et le poème symphonique Thalaba \ qui toutes dénotent une abondance de ressources musicales à défaut d’une individualité puissante du style. En 1900, Bantock fut nommé directeur de l’École de Musique de Birmingham, l’une des plus importantes institutions d’enseignement musical du Royaume- Uni et il a succédé en 1908 à Edward Elgar comme professeur de musique à l’Université de Birmingham.

La carrière musicale de Granville Bantock doit être nécessairement divisée en deux périodes distinctes à partir de la mise en musique des Rubâiyâl ou quatrains

1. Thalaba the Destroyer , Thalaba le Destructeur , poème de Robert Southey. 1801.

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GRANVILLE BANTOCK

d 'Omar Kheyyarn 4 . Avant d’écrire cette œuvre capitale Bantock était déjà, sans conteste, réputé un compositeur d’un brillant avenir. Sa maîtrise de la couleur orchestrale était généralement admirée et son habileté à transporter le charme étrange et exotique de l’Orient dans les formules musicales de l’Occident était particulièrement appréciée. Toutefois, comme œuvre intellectuelle et modèle de l’art vrai sa musique était, suivant l’expression du poète Rosseiti 1 2 3 , singulièrement décevante. Son abondance mélodique portait en elle-même un danger et le jaillissement de son inspiration, trop impétueuse pour ne pas manquer de profondeur, l’exposait à se briser sur le roc. Bref, ses premières compositions, malgré leur indéniable correction de facture, ne possédaient pas l’individualité caractéristique qui seule retient l’attention des vrais connaisseurs de la musique.

Omar Kheyyarn , qui est le titre succinct de la partition des Rubàiyât, ouvrait une ère nouvelle dans la carrière de Bantock. La première partie de l’ouvrage fut exécutée au Festival de Birmingham, en 1906 : la deuxième à Cardiff, en 1907, et la troisième à Birmingham, en 1909. Si Bantock avait entrepris la composition d 'Omar Kheyyarn avec l’inspiration du début pleine d’incertitude, du moins il l’acheva avec la virtuosité d’un maître. Les Rubdiyàt du poète astrologue

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