‹ Musiciens contemporainsChapitre 2 sur 32 · INTRODUCTION. III · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. III

qu'il y avait à faire ne nous trompait pas, et la meilleure preuve, c'est que bien d'autres^ mieux inspirés et mieux doués, l'ont fait, grâce à l'esprit du temps, et grâce surtout aux leçons d'un maîlre auquel revient le mérite d'avoir avant tous prêché d'exemple et donné en ce point la juste mesure; j'ai nommé M. Vilet.

Au Glohe, M. Yitet , jeune et plus que personne épris de ce dilettantisme universel qui, vers les derniers jours de la Restauration, possédait toutes les têtes, rédigeait la partie des beaux-arts. Il semble qu'il y eût pour les lettres, à cette époque et dans une certaine partie de la jeunesse, un peu de cet entraînement chevaleresque, de cet enivrement qui, cinquante ans plus tôt, aux beaux jours du marquis de Lafayettc, poussait vers les idées philanthropiques le meilleur de notre noblesse. C'est même, si je ne me trompe, et soit dit en passant, un des côtés distinctifs de notre caractère que cet éidii volcanique persistant. 11 faut toujours, n'importe à quel sujet, que notre sang bouillonne et s\^nflamme. L'éruption chez nous ne discontinue pas, rélincelle seule varie : tantôt c'est la titlérature ou la philosophie , tantôt la politique, aujourd'hui l'industrie , demain , la guerre ; et nous préservent les dieux protecteurs de la France que cet état fé-

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