‹ Musique et inconscienceChapitre 102 sur 146 · LA LOI DE UÉGHESSION · texte numérisé non relu

LA LOI DE UÉGHESSION

comparaison à ce qui nous en échappe et qui pourtant s'agite dans les profondeurs du sentiment, est insignifiant. Mais ne savons-nous pas, une fois pour toutes, que le signe conscient convient à une catégorie seulement de nos états, ceux qui se sont contractés dans une attitude pratique ou dans une formule intelligible!'

D'ailleurs, Texpérience psychologique en lait foi : elji.' montre le caractère précaire d'un équilibre aussi laborieusement obtenu. On Va ingénieusement remarqué : « Dans les périodes de fermentation et de transition, il se forme, même à Tétat normal, des oppositions et des changements soudains qui rendent l'individu étranger à lui-même et menacent de faire éclater .son unité. C'est ainsi qu'aux approches de la puberté surgissent un sentiment vital, des aspirations et des désirs tout nouveaux ; l'individu se sent emporté au delà de lui-même : il ne se comprend plus. Cette disposition inquiète et cet essor hardi de l'imagination le rendent étranger à lui-même. La maturité de l'es- [)rit, surtout dans les natures profondes, résulte d'une fermentation analogue ; diverses inspirations, idées, et ap petits s'agitent en une sorte de chaos : le développement de l'esprit commence souvent en des points épars çà el là, tout comme la lormalion des os'. » Hien de plus vrai. L'unité du moi est trop vite donnée comme la condition psychologique de la vie consciente. L'unité formelle de la réflexion n'a pourtant de contenu que si elle s'applique à une unité naturelle qui l'enrichit, pour ainsi dire, et la justifie. Lesmonomanes connaissent parfaitement cette syn ihèse fermée, vide de loule matière émotionnelle. Le moi de l'égoisme revêl la forme d'une unité impénétrable que la grâce

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