‹ Musique et inconscienceChapitre 12 sur 146 · I. Wapnor, Inc. cil · texte numérisé non relu

I. Wapnor, Inc. cil

•i. Quatuor <Mi ut dirzo iniinuir.

.H. Doii\ii-in<' svinplionio (.ViulaiiU-).

f\. Syni[)hoiii(" pastorale.

T). Los ilcrnitrcs soiiatis.

i'i. Y)crnu-rr partir de la sviuplionii- pastorale.

ingénuité si pure, ce charme didéalité qu'elle avait perdus au contact du monde. En retrouvant cette harmonie profonde du sentiment, il a retrouvé la mélodie naturelle qui se mourait dans une rhétorique des sons, dans les agréments de société ou sous la rigidité des mots. Il Ta, à sa manière, libérée, en TaiTranchissant de la sensualité et de la mode, de tout formalisme, fùt-il religieux, de tout pharisaïsme, fùt-il moral, de toute la lettre en un mot. Il en a dégagé Tesprit fait de gravité et de recueillement. Il l'a détachée de la promiscuité du langage et des bassesses de Taclion. Il lui a permis de s'épanouir dans un monde de pensée et de rêve. Il Ta purifiée et enrichie au contact de Tàme.

Cette haute spiritualité expliquera maintenant tous ses caractères. Vous comprendrez notamment celte austérité d'inspiration, cet art dédaigneux de plaire, celte profondeur qui vient du mélange de la méditation et de la rêverie. La symphonie héroïque se termine par une phrase dont le thème extraordinairement naïf provoquait Fadmiralion de ^^ agner. La marche qui forme la conclusion triomphale de la symphonie en ut mineur, en utilisant dans un rythme lent les voix graves des cors et des trompettes, et en se maintenant, selon la gamme naturelle de ces instruments, « sur la tonique et la dominante, parle profondément à Tàme par sa grande naïveté' ». L'idylle, élégamment indiquée dans Vandante de la symphonie pastorale, n'est guère traitée par voie de développement musical. Un chant d'oiseau, voilé et discret, ne prend aucune valeur par lui-même : il devient le centre dune rêverie où notre imagination s'absorbe et où notre

i. Aoir \\ agncr, loc. cil., page 6i.

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